Paroles à vivre

Parler fort ou à mi-voix des petits matins chiffonnés
De ces tristesses à double tiroir
Se remémorant les stances d’un soir public
Où les galéjades de l’aurore poudroient encore.

La caresse infinie du geste figé sur une inquiétude d’amour
La paupérisation du cœur lorsqu’il se sent trop sec
Et qu’il blanchit en lousdé, en discrétion simple
Un appel qui s’étiole à la coulée du temps.

Dire cette foule entre nous, ces perceptions, ces haltes
L’inutilité des convictions figées
S’amourachant de connivences pré digérées
Où s’avachissent les spontanéismes à naître.

La pâleur de ces infimes recommandations
Au froid mordant d’une journée à lire
Le souvenir étiré de l’image d’un hier à gommer
L’ardence mouvante des vérités désentravées.

Lécher la potentielle naissance d’un autre soi
D’un autre modeste, désaturé d’exigences
Celui qui t’accorde le droit de déni, de refus de la stance
De tous les classicismes d’un monde grimé.

Parler de la chanson ouatée issue du fond de gorge
Libérée des exhalaisons meurtrières des aveux reconduits
Union de la pierre et de la laine
Cri d’un satin puissant lézardant le silence.

NAPAL@

Article ajouté le 2008-01-05 , consulté 59 fois

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