NapalysaleyaLa tentation de Severus -Entrelacs - Partie 7Exactement ce que je ne voulais pas: dépasser la 7ème partie.... Dernière chose: pourquoi je parle du prochain retour de Voldemort? parce que l'action se situe en 1989. Et que d'après la chronologie de J.K Rowling (si les dates sont fausses, ce ne sera pas de ma faute ;-), Harry rentrera à Poudlard en septembre 1991....On n'est pas loin........ Allez, c'est parti ! *********************************************************************** Les cours avaient repris. Et le rythme s'intensifiait. - Dernière ligne droite avant les A.S.P.I.C et ceux-ci me piquent déjà un endroit que je ne nommerais pas devant vous, gentes demoiselles ! lança Alvin, toujours en verve. Mais son front plissé sous ses boucles blondes détonnait. Même lui s'inquiétait face au dernier effort à fournir. Il ne passait plus de temps à rigoler avec les joueurs de Quidditch et, incroyable, il allait de moins en moins souvent traîner en compagnie d'Hagrid , comme s'il avait perdu toute attirance pour les Strangulots ou pour les Botrucs. - C'est un truc de malade, Mel, je crois qu'Al est….. - Dingue de toi, oui, ça, je sais ! enchaîna Melinda. L'effet fut immédiat : Julia s'empourpra aussi vite qu'un coucher de soleil. Elle reprit : - Je voulais dire : il étudie. Alvin ETUDIE…..Tu crois ça, toi ? Encore toute rose aux pommettes, elle lançait des appels incompréhensifs de ses yeux noisette en direction de son amie. Elles s'étaient installées à la longue table de Serdaigle pour le petit-déjeuner. Tous les étudiants de dernière année revenus de congé depuis peu avaient l'air hagard, presque fantomatique. Les élèves de cinquième année qui allaient passer leurs B.U.S.E n'avaient guère meilleure mine. - Le syndrome des exams…..Rappelle-toi tout cirque quand nous avons passé nos B.U.S.E…Ellinore Shell tombait dans les pommes chaque fois qu'on prononçait le mot :" examens "ou "programme"….. - Oui, ce qui revenait assez souvent dans les conversations, elle a dû passer son temps à l'infirmerie, je pense…. sourit Melinda. - Et, oh, souviens-toi, Lawrence Rivendell vendait des trucs pour porter chance. Tu parles, il les fabriquait avec des cafards crevés….piqués chez Rogue. Il a eu au moins un mois de retenue ! Julia et Melinda pouffèrent de rire. - Tu te rappelles de ce pauvre Christopher Dizzy? Il ne pouvait plus supporter la vue du petit-déjeuner et il se précipitait verdâtre aux toilettes. Melinda fit la grimace en évoquant ce souvenir. - Tu m'étonnes. Il y a un peu d'abus dans tout ça. Tu crois qu'ils vont nous la rejouer pareil cette année ? - Oh, Lawrence s'est trop planté à ses B.U.S.E, il a arrêté les études. - Tu ne m'apprends rien, Mel, sa famille est blindée de Gallions…. - Et Chris ? Julia désigna un beau jeune homme métis assis à la table de Gryffondor. - Pas très à l'aise mais il paraît qu'il se soigne. Ses parents sont de purs Moldus et ils l'ont emmené voir un…..SPIKAT…. Melinda plongea presque entièrement la tête dans son bol de céréales : - Un psy-chi-atre, Julia. C'est un guérisseur ….pour les problèmes de la tête, enfin, du cerveau quand quelque chose va de travers ou que quelqu'un a un comportement vraiment … - Y en faudrait un pour Rogue, alors ! trancha Julia. Elle se tartina un toast. Puis soupira : - Par le piercing du nombril de Merlin ! Je veux me spécialiser dans les études des Moldus et je suis si nulle……Elle ronchonna. - Evite alors de leur dire que Merlin portait des piercings et des tatouages ou je ne sais quoi encore…..dit Melinda secouée de rire. - Oh, pour toi et Al, c'est facile, tout ça, vous êtes moitié-moitié. Julia était née dans une famille de sorciers. Elle ne revendiquait jamais ce qu'elle appelait « les âneries de sang-pur ». En fait, elle avait beau faire semblant d'être très au fait du monde non-magique, elle ne pouvait masquer ses lacunes : « Toi, t'as encore de grosses lagunes, ma vieille » lui répétait Alvin avec son humour épouvantable. Mais elle avait relevé le défi et se destinait à une carrière où elle serait en relation avec les Moldus. - Dis-moi, Julia, toi, tu paniques pas trop…. - Je n'ai pas tes capacités, Melly, mais je pense pouvoir m'en tirer. A présent, ça ne sert à rien de s'écrouler. Surtout juste avant les épreuves. Comment dit-on, tu sais, ce dicton moldu : « La peur n'évite pas le danger », j'ai tout bon ? Melinda approuva. Julia lui rendit son sourire. Un grand sourire de triomphe: - J'ai une chance en Etudes des Moldus, alors ! Elle reprit un ton plus bas : -Toi, tu as une occasion grave en Potions…. - Dans tes rêves, marmonna Melinda en croquant dans son toast. Julia la contempla de son regard vif d'écureuil. - Avec TOUS les cours que t'as pris avec Capitaine Chauve-souris… - T'oublies que j'aime aussi ces animaux-là, moi, trancha Melinda. Un sourire malin se dessina lentement en même temps que deux fossettes se formaient sur les joues de Julia : - Hum, hum, tu viens de me donner un autre indice….Miss Détective de Poudlard est sur la bonne voie ! Melinda la foudroya du regard. - Explique-toi…. - Disons que je comprends mieux certaines choses, sussurra-t'elle, mettons une certaine attirance pour notre cher professeur de Potions. Levant les yeux au ciel, Melinda sentit comme un Vif d'or lui remonter dans la gorge. Julia se glissa tout près d'elle et lui dit à l'oreille : - Entre nous, ma belle, à qui est-elle, cette longue et magnifique cape noire que tu gardes sous ton oreiller, mmmh ? A ta grand-mère ? Melinda réprima difficilement une bouffée de rage, d'impuissance, de colère et un sentiment de….De quoi ? Elle s'avança tout près de Julia et se retrouva à cinq centimètres du visage de celle-ci, les yeux plantés durement dans les siens. « Mel, tu me caches quelque chose. C'était bien un bout de cape qui dépassait de ton oreiller. Purée de dragon, je n'aime pas fouiller dans les affaires des autres et certainement pas dans les tiennes. Mais j'ai voulu arranger ton bazar habituel, c'était plus fort que moi. Merlin de Merlin, Mel, tu fais trop mal ton lit. Mais quand j'ai tiré dessus, tout est tombé. Dégringolé. J'ai pu ramasser un objet argenté qui avait glissé sous ton lit. Tes affaires, Melly!…..Enfin, c'est une sacrée grande cape. Ta grand-mère a dû se planter sérieux pour t'en faire faire une comme ça ou t'en coudre une aussi grande. J'ai tout remis en place. Soigneusement. Le bijou aussi. J'avais honte, Melly. Je m'en veux. Mais tu peux pas savoir. Hélas. Je dirais jamais rien. Rien qui puisse te gêner. Je ne sais pas ce qui se passe. Mais je n'irais jamais raconter des sottises. On dit que je parle à tort et à travers, que je ne fais pas attention. Ce n'est pas vrai. C'est ta vie, Mel. Même si tu as un secret, garde-le. Mais si tu as un problème, je serais là. Toujours . Tu ne peux pas savoir à quel point. Ne te fâche pas. » Melinda cligna des yeux, recula. Le flash mental avait duré à peine quelques secondes. Elle savait qu'elle avait usé de Legilimancie. A l'insu de sa meilleure amie. Et elle n'en était pas fière du tout. Est-ce cela que faisait Rogue? Chassant cette pensée, Melinda sourit ouvertement à son amie. Elle posa sa main sur la petite épaule de Julia. - Désolée, j'ai failli m'emporter ! Peut-être que j'ai le stress des examens, moi aussi ! Heu…Julia…je voulais…excuse-moi. Je n'ai pas toujours été très cool comme amie, cette année, je sais. Merci. Merci à toi d'être là. Et sache que je suis là aussi. Julia repoussa ses mèches châtains, légèrement étonnée devant le ton solennel et soudain émue : - Ne dis pas des choses comme ça, grande idiote. Tu sais comme j'ai facilement la larme facile. Tu n'as jamais été horrible, juste perturbée, et ça peut arriver à tout le monde, non ? C'est à moi de m'excuser puisque j'ai par hasard fouillé dans tes affaires parce que… Melinda embraya : - Je fais très mal mon lit et que je suis horriblement désordonnée, j'avoue. Non, je sais que tu n'as pas fouillé, tu….tu es tombée dessus. C'est ça toute la différence. - Tu m'en veux pas, alors ? demanda piteusement Julia en s'essuyant la bouche, pour se redonner une contenance. - Non. Mais dis-moi, as-tu retrouvé le drôle de bijou ? Julia fit une grimace de surprise. Mais elle continua sur le même ton bas : - Oui, il était tombé sous ton lit. - Alors, tu as une idée de ce que ça peut être ? Repoussant sa tasse, Julia réfléchit puis dit : - Pour moi, ce genre d'ornement, on en trouvait fréquemment dans les familles de sorciers…enfin…pure souche, tu vois. - Tu veux dire que ça se passait de parents à enfants ou quelque chose de ce genre ? - Non, non, démentit Julia. En fait, je dirais que c'était plutôt une sorte d'ancienne tradition. Tu as vu que les sorciers portent peu de bijoux. Et dans les temps anciens, presque jamais en argent….ça doit remonter à Merlin, cette idée-là, soupira-t'elle. Melinda faillit se moquer d'elle : - Allez, arrête de tout ramener à Merlin mais il est connu que l'argent a des propriétés magiques que l'or n'a pas. Je ne vais pas te faire un cours là-dessus : Merlin, Morgane Lefay…C'est vrai que les illustrations montrent des bijoux d'argent, on peut en revenir à mon bidule ? - Ton bidule, comme tu dis, n'est pas si vieux que ça. Les familles les plus riches faisaient fabriquer leurs plus beaux bijoux, comme des tiares de mariage, par les Gobelins pendant un temps. Mais ils ont cessé de travailler pour les sorciers. Les broches, les anneaux, les attaches de capes étaient plus courants. Les jeunes sorcières en raffolaient. Ma tante m'en a montré une collection impressionnante. Il y avait également des barrettes et tout un tas de choses pour fixer les chignons, je suis sûre que Mac Gonagall doit en avoir dans ses tiroirs pour serrer ses cheveux comme ça !!! Melinda l'arrêta d'un geste : - Tu es une véritable encyclopédie ! Mais si je comprends bien, c'est une broche de femme et ça n'a pas pu appartenir à une jeune femme ou jeune fille née de parents Moldus ? - Mais si, ça se peut ! Comme Melinda se perdait un peu dans toutes ses histoires, Julia lui cita un exemple : - Une amie de ma mère possède le même genre de « bidule » comme tu l'appelles. C'était son fiancé, oh, elle dit ça, je dirais son petit ami, un sorcier ….né sorcier qui lui avait offert, avec des initiales gravées. Un cadeau, un truc d'amoureux, tu vois. - Et les sorcières se faisaient offrir ce genre de bijoux par qui ? - Par leur famille, le plus souvent, ou alors elles en demandaient à leur anniversaire. C'était toujours des trucs aux motifs entrelacés avec le plus souvent leurs initiales dans un coin. On ne voit rien sur la broche que j'ai ramassé parce qu'elle n'a pas été correctement nettoyée ; on ne voit que des sortes de papillons…. Melinda éclata de rire : - Et tu me dis que tu l'as à peine regardée ? - Je l'ai tenue dans ma main, je me suis dit que ça pouvait être à toi, se défendit-elle, un rien boudeuse. - Peu importe. Ce n'est pas une broche d'homme ? - Mais non. Ce serait plus simple. Ce bijou appartenait à une fille, je te dis…qui n'en a pas pris soin. Ce n'est pas à quelqu'un de ta famille, alors ? Secouant la tête, Melinda leva les yeux au ciel. - Dernière question, Miss Détective en chef : à ton avis, ça date de quand ? - Aucune idée. Désolée de ne pas pouvoir dater les objets… Melinda eut un geste instinctif : elle plaqua un gros bisou sur la joue de Julia. - T'es la meilleure, quand même ! Avoir une sorcière au sang-pur parmi ses meilleurs amis, ça sert ! Tiens, en parlant d'amis, voilà notre cher Alvin. Plus de bisous, il pourrait être jaloux, cet idiot. Le grand jeune homme blond les salua nonchalamment puis s'adressa directement à Melinda : - Avant que j'oublie, on m'a chargé de te donner ça de la part de Dumbledore. Tous les trois intrigués, ils se lancèrent des regards vaguement inquiets. Que se passait-il ? Melinda déplia la missive : Melinda, Veuillez passer à mon bureau pour un entretien A 18h00 ce soir. Bien à vous. Albus Dumbledore N'oubliez pas, En sortant du bureau du Directeur, Melinda sentait une multitude de sentiments contradictoires heurter sa poitrine et rebondir sans fin. Son âme avait envie d'exploser et de se ruer jusqu'à la lune et au-delà. Dumbledore, de ses yeux perçants, l'avait longuement questionnée sur ses projets. Puis après avoir marqué une courte pause, il lui avait fait comprendre qu'il savait quelle puissante Legilimens elle était. Et qu'elle maîtrisait à présent l'Occlumancie. Assise droite comme un piquet sur sa chaise, Melinda avait écouté tout son discours. Apparemment, Rogue lui avait fait un rapport circonstancié de ses progrès. Puis était venue la proposition finale : Que ferait-elle de ce talent si Voldemort – il avait prononcé le nom ! – revenait bientôt ? Melinda aurait préféré se boucher les oreilles et les yeux plutôt que de se retrouver là. Le Directeur paraissait si calme en lui exposant sa théorie : le mage noir n'avait pas disparu, il reviendrait, peut-être plus tôt que prévu, et la mobilisation de tous les sorciers et sorcières de talent serait nécessaire. Que comptait-elle faire ? Continuer sur sa petite voie bien tracée et se lancer dans son commerce de Potions ? Ou lutter avec les autres en mettant à profit son don assez rare ? Sa famille n'était-elle pas un exemple pour elle de lutte et de résistance lors de la première guerre contre les forces obscures ? Toutes les paroles de Dumbledore se déroulaient en écho dans la tête de Melinda des heures et des heures plus tard, pendant presque toute la nuit. Elle aurait voulu avoir une réponse nette en lettres de feu dans sa tête pour lui répondre. Mais elle se savait dépassée. Jamais elle n'aurait pensé à cela. Jamais… Elle se retourna encore une fois dans son lit. Hantée. La tiédeur de l'après-midi imprégnait sourdement les murs du cachot qui servait de salle de cours pour la leçon de Potions. Des effluves douceâtres voire écœurantes parfois s'élevaient çà et là des chaudrons des élèves. Julia maugréait des jurons variés entre ses lèvres en essayant de touiller dans le bon sens sa préparation. De plus en plus rouge, elle jetait un regard apeuré en direction de Rogue qui déambulait entre les allées. Alvin, plus crispé qu'à l'ordinaire, envoyait ses ingrédients en vrac. Melinda eut pitié de lui quand elle vit la fumée d'un vert qu'elle aurait qualifié de « caca d'oie » se dégager de son chaudron. - Mr. Card, quelle horreur nous avez-vous concocté là ? Rogue se rapprocha et d'un air suspicieux, il examina en haussant un sourcil le contenu du chaudron d'Alvin. Voyons, est-ce de la vomissure de crapaud centenaire mélangé à de l'œuf pourri ? Il se pencha mais en inspirant, il recula, comme s'il allait se sentir mal, la main sur le visage. - C'est ça, souffla Julia, cache ton vilain nez crochu, il est déjà trop grand….. Rogue ne l'entendit pas. Il prit son ton le plus dédaigneux : - Ré-pu-gnant, dégoûtant….Cela me fait vomir. Même les Veracrasses d'Hagrid n'en voudraient pas pour leur déjeuner ! Les élèves furent secoués d'un fou-rire nerveux. - Pardon ? Ai-je manqué quelque chose ? Aurais-je inexplicablement proféré un terme qui prêterait à rire ? Oh, amusez-vous donc ! Face aux examinateurs, le jour de vos A.S.P.I.C, certains d'entre vous auront l'impression d'avoir avalé leurs baguettes de travers… - …En attendant, je sais qui a mangé sa baguette magique, ce midi, et elle lui est restée coincée dans le gosier, à moins qu'il ne se soit assis dessus, ce qui expliquerait ….grommela Julia à l'oreille de Melinda qui lui intima le silence devant ce qui allait devenir un flot d'obscénités. Rogue continuait son laïus : - A moins que certains ici ne s'empoisonnent avec leurs propres décoctions avant les examens, ce qui arrangerait le problème, bien entendu. Melinda fit la sourde oreille et mit la touche finale à sa potion Relaxante de Fine Humeur et de Tempérance : les volutes qui s'en échappaient n'étaient pas exactement du beau bleu perle décrit dans le manuel et n'exhalait pas « la subtile brise venue du large ». Mais ce n'était ni vert, ni rouge, ni violet, l'apparence était celle d'un liquide turquoise pâle, presque transparent ; l'odeur était quelque peu iodée, saline. En tous cas, elle pensa avec soulagement que sa potion ne sentait pas la crevette restée trop longtemps à l'étal comme celle de la pauvre Julia. Rogue continua de vérifier un à un les travaux de ses étudiants, marquant d'une remarque acerbe son mécontentement ou approuvant d'un bref hochement de tête. Il haussa les yeux au ciel, visiblement atterré devant la réalisation de Julia : - Avez-vous confondu ma classe avec la poissonnerie, Miss Shire ? Dans ce cas, votre future carrière est toute tracée….Par Merlin, veuillez vider cette infamie, cela empeste. Julia rougit d'un bel écarlate. Elle tapota le chaudron de sa baguette et le contenu disparut, au grand soulagement de tout le monde. Rogue arriva au niveau de Melinda, en dernier. « Comme par hasard », pensa-t'elle. Il resta devant le chaudron. Huma longuement la potion. Sans la regarder, il déclara : - Vous m'en remplirez une fiole que vous m'apporterez à la fin du cours, Miss Lake. La sonnerie retentit bientôt. Les étudiants échevelés et échauffés vidèrent leurs chaudrons, ramassèrent leurs sacs et se hâtèrent vers la sortie. Melinda glissa à Julia : - Un avenir dans la poissonnerie, pourquoi pas ? Allez, souris ! Tu en as entendu pire de sa part. Ceci, c'était presque de l'humour ! - Tu parles. J'espère qu'il va avaler tout le contenu de ta fiole pour se calmer une bonne fois !!! - Ah oui, c'est vrai. Allez, va devant avec Al, c'était notre dernier cours de la journée, je vous rejoins dans Melinda rangea ses affaires et, prenant soin de bien reboucher le délicat flacon de verre, alla jusqu'au bureau de la salle de cours. Rogue était assis. Il attendait. Elle lui tendit la petite bouteille puis inspirant un grand coup, demanda de sa voix la plus calme : - Excusez-moi… Rogue la regarda de ses yeux sombres : - Oui ? - Pourriez-vous m'accorder un entretien s'il vous plaît ? Il la dévisagea. Fine, élancée, la peau presque dorée, les cheveux nattés, les yeux émeraude. Comme s'il la regardait véritablement pour la première fois. Et pourtant, il connaissait la fluidité de ses mouvements. Il savait ce qui lui donnait un tel calme. Et il avait suffisamment parcouru son esprit pour savoir…..Justement…. Il la scrutait et même si elle maintenait son esprit totalement fermé, il devinait qu'elle lui cachait quelque chose. Elle avait un air…Ses yeux étaient cernés. Mais il ne pouvait pas en déduire quoique ce soit ; - Un entretien ? Maintenant, si vous le désirez ! - Heu…c'est-à-dire…Elle regarda la porte de la classe ouverte. Il fit un geste nonchalant de sa baguette et la porte claqua violemment. - Je vous écoute. Melinda ne s'attendait pas à cela. Elle essaya de se lancer. - Voilà. Le Directeur m'a convoquée il ya quelques jours. Et, heu, il m'a parlé. - Tout me semble normal jusqu'ici. En quoi cela me concerne-t'il ? Se sentant de plus en plus mal à l'aise, Melinda chercha les mots justes afin de résumer le discours et la proposition de Dumbledore, ainsi que sa propre peur et ses doutes. Mais, ici, devant ce bureau, même sa belle assurance fondait rapidement. Elle n'avait jamais été d'un naturel timide mais les mots tardaient à lui venir : - C'est que…vous lui avez parlé au sujet des leçons d'Occlumancie. Rogue la stoppa net : - C'est mon devoir. Le Directeur m'a sommé de faire un rapport complet sur vos progrès et vos…aptitudes. Ce que j'ai fait. Le ton était froid et sans appel. - Oui, bien sûr. Le Directeur a visiblement apprécié mes….aptitudes, comme vous dites. Il m'a proposé de devenir Auror…Car il pense que je pourrais être utile. Une fois de plus, Rogue lui coupa la parole : - Et c'est ce que vous voulez, devenir Auror ? Melinda fit un grand geste de dénégation : - Pas du tout. Le professeur Dumbledore a essayé de me persuader de choisir cette voie car il pense, il est persuadé que le retour de…de… Elle luttait avec le nom qui allait suivre et cherchait les yeux de Rogue avec détresse. Il se contentait de la fixer en fronçant les sourcils de plus en plus. Melinda baissa la tête et finit par dire : - ….Que le retour de Vous-Savez-Qui est imminent et que tous les sorciers et sorcières …enfin, que je pourrais être apparemment utile dans cette lutte quand elle se produira. - Il vous a dit cela ? Il vous a dévoilé que le Seigneur des Ténèbres allait revenir ? dit Rogue d'une voix basse. - Oui. Ses propos étaient très explicites. Il n'a pas disparu. Comme je le craignais, IL sera de retour, ajouta-t'elle d'une voix étouffée. Rogue se leva souplement de sa chaise, soulevant sa cape d'un ample mouvement. - Pourquoi vouliez-vous m'en parler ? - Parce que, parce que…je voulais votre avis ! Il eut un léger rictus : - Pensez-vous que j'en sais plus long que le Directeur lui-même ? Vous me surestimez, je le crains. - Mais il vous en a certainement parlé ! Et puis, je voulais juste savoir ce que vous en pensiez, vous. - Je ne sais rien de plus que ce que vous a dit le Directeur. Melinda se sentit trembler. - Donc, IL va revenir…. Rogue acquiesça d'un bref mouvement de tête. Affolée, Melinda ne put contrôler les mots qu'elle contenait en elle depuis des jours et des nuits : - Mais quand ? Quelqu'un sait ça ? S'il vous plaît, qu'est-ce que je dois faire ? Est-ce que je peux aider ? Ou ...? Rogue se dirigea vers la porte puis s'arrêta et lui fit face. Il prit un ton neutre : - Melinda, vos décisions vous appartiennent. Je ne peux en rien intervenir. Elle sentit un grand froid l'envahir, s'infiltrer jusqu'au bout de ses cils : - Même pas un conseil ? - Si je vous donnais un conseil et qu'il s'avérait mauvais pour vous par la suite, vous m'en blâmeriez. Je ne veux pas interférer. Vous êtes adulte à présent. Décidez en votre âme et conscience. Melinda ne put s'empêcher de soupirer et de fermer les paupières un instant. Oublier tout cet imbroglio. Elle aurait au moins aimé une piste, une indication. Mais rien. C'était désespérant. Elle ramassa son sac et le chargea sur son épaule gauche avant de prendre le chemin de la sortie. - Bonne soirée, Melinda. - Bonne soirée, répondit-elle machinalement. - Et…Melinda …. La voix veloutée la fit se retourner. Rogue tenait la fiole de potion à la main. - Merci beaucoup pour ceci. Je n'en avais plus moi-même. Intriguée, elle resta un peu ahurie mais ne posa pas de questions. - Très utile contre les cauchemars….marmonna-t'il. Puis à voix haute, il dit : Je suis …désolé. Pour le reste..... Elle se détourna car elle n'avait pas envie qu'il voie la peine qu'elle avait au fond des yeux. Et rejoignit
**************************************************************************
Article ajouté le 2008-02-11 , consulté 125 fois CommentairesElvina44 le 11/02/2008 à 17:47:49En effet ça se complique .... et voilà Celui-dont-il-ne-faut-pas-prononcer-le-nom qui va revenir ... brrrr - Severus arrête de venir me hanter, déjà qu'Alan est devant moi dès que j'ouvre mon ordi.... va me falloir plus d'un flacon de potion relaxante !!! super, on va en redemander encore et encore .... tu ne crois pas ??, bisoussss - Elvi leya le 11/02/2008 à 18:42:10 Oui, l'action se situe en 1989......donc.....qques années encore et TADAM!!!!! Dumbledore le savait de toute façon (il le dit dans "Les Reliques de la mort" à Severus juste après la chute de Voldemort)....J'invente pas, là!!!!;-) leya le 11/02/2008 à 18:43:55 Mon fond d'écran a longtemps été Sirius et est à présent Severus qui me tire la tronche à chaque fois...ça me déconcentre moins pour écrire, Elvi! FëryKat le 13/02/2008 à 00:36:00 Je m'étais fait la même réflexion quand j'avais lu tes chapitres. Il faut dire que j'ai écrit au-dessus de 60 chapitres pour cette histoire et c'est pas fini. Je trouve ça un peu plus laborieux de les mettre sur mon blog par contre, mais ça viendra en temps et lieu. Il se peut qu'il y est d'autre ressemblance entre nos textes (ou d'autres sources), mais je ne te copie pas. Mes chapitres sont écrits avant que je te lise... J'ai comme plus l'impression que c'est les sentiments qui se ressemblent... Si tu es comme moi, une sensible, c'est tout à fait naturelle. Disons que je m'étais fait la reflexion du genre: pourquoi j'aime les personnages tel que Severus. Dans mes histoires, ça revient sans cesse. Donc mon blog est un peu la réponse à cette question et puisque toi-même tu fais ton histoire à propos de Severus, j'imagine qu'il y aura des liens lol. En attendant, je suis toujours contente de te lire!!! L'imaginaire vient de la même source... une source magique ;) bisous xxxxxxxx Leya le 13/02/2008 à 18:30:48 C'est clair que personne ne copie sur personne et j'ai déjà rencontré d'autres ressemblances d'autres personnes qui écrivent, c'est toujours troublant ;-) Je ne sais même plus pourquoi j'avais commencé cette histoire sur Severus, un personnage que j'avais tellement de mal "à écrire" au début....et qui me vient avec une facilité incroybale à présent;-) Comme tu dis, l'imagianire prend sa source au même endroit...et les personnages de fiction, eux, ne meurent jamais.... Nous les faisons vivre qque part....dans l'Imaginaire... Bisou Leya LiensVoir les articles de la catégorie " Contes de Harry Potter - fan fiction (Leya) "Retour aux articles |