La tentation de Severus - Partie 8 - Albédo

A certaines questions posées ici et là, je dirais:
* Quelle est cette histoire d'anneau? C'est "Le Seigneur des anneaux" qui recommence"?
 - Ah! Je n'y avais même pas pensé, ça doit être inconscient, vu le nombre de fois où j'ai lu le livre (en plus je l'ai dit). En fait, dans la 1ère version, Severus devait donner sa chaîne et Melinda, son pendentif en forme de...chauve-souris..
Et tout ça me paraissait très....banal à écrire. Et puis, Severus et les chauves-souris, ça commence à bien faire. On va finir chez "Batman"! Donc j'ai changé une fois, ça ne tenait pas debout. Et j'ai fini avec l'anneau, parce que justement, c'est quelque chose qu'on se s'attend pas de la part de Severus. Et puis, elle peut le retirer, Melinda, cet anneau.

*Est -ce qu'ils vont enfin se faire un bisou?
 - Si c'est une tentation, l'intérêt est de savoir si oui ou non, on cède à cette tentation. En fait, j'avais écrit une seule partie à cette histoire, il lui demandait de l'appeler "Severus" et ils s'embrassaient. Point final. Il n'y avait pas de suite. Mais ça aurait été moins drôle. Donc, je sais ce qui va se passer....J'ai même écrit le mot "fin" au brouillon. Et je ne dirais rien parce que ça m'a fait presque fait pleurer. Faut être stupide! ...Mais j'ai aussi une histoire dans l'histoire....A savoir si je la mettrais un jour en ligne....

*Comment j'imagine Severus?
- Ni exactement comme JK Rowling même si j'ai gardé toute sa chronologie, le physique, sauf les cheveux gras (je peux pas!!!!), ni comme dans le film (même si j'adore l'interprétation d'Alan Rickman, merci à lui), je l'imagine....à ma manière. J'ai vu certaines illustrations sur le web et il y en avait qui étaient assez proches de mon imaginaire. Mais je le dessine aussi à ma manière (quelques problèmes avec son nez!). Ah, l'imagination....;-)

LEYA

******************************************************************************************

 

 Les examens de fin d'année avaient commencé. Pour les élèves de cinquième année, les BUSE enflammaient les cervelles. Quant aux étudiants de septième et dernière année, les ASPIC amenaient un lot de frénésie : la dernière chance de faire leurs preuves avant de se lancer dans une carrière.

Alvin, Julia et Melinda avaient déjà passé plusieurs épreuves. Celle que redoutaient le plus Julia et Alvin, c'est-à-dire celle des Potions où ils n'avaient guère excellé ces dernières années sous l'œil sans pitié de leur professeur, s'était incroyablement déroulée sans histoire. Le professeur Tofty, un tout petit sorcier chauve au moins âgé d'une centaine d'années, assurait Julia, avait approuvé leurs résultats sans rien dire mais sans non plus les regarder de travers. Melinda savait qu'elle avait réussi, rien qu'au regard de l'examinateur, ahuri par la fluidité de sa décoction.

Les épreuves d'Herbologie avaient été un peu plus chaotiques. Un élève ayant réussi à  confondre une plante d'intérieur moldu avec un redoutable Filet-du-diable, l'épreuve pratique avait dû être interrompue quelques instants, augmentant l'énervement de tout le monde.

Pendant que Julia et Melinda s'escrimait sur les dates de l'Histoire de la Magie, Alvin allait, les mains dans les poches, presque sifflotant vers son examen de Soins aux Créatures Magiques. Il avait toujours été très à l'aise dans cette matière et le professeur Brûle-pot était ravi de ses résultats même si, en réalité, il avait tout appris auprès d'Hagrid.

 

En fin d'après-midi, ils se retrouvèrent dans la salle commune de Serdaigle.

 -         Alors, tes bestioles, ça s'est passé comment ? s'enquit Melinda.

-         Nickel, ma vieille. Je suis allé voir Hagrid pour lui raconter ça, tout de suite après. Quelle rigolade !

-         Ah, c'est là que tu étais passé ! Tu n'as pas vu Julia, par hasard ? Elle va être en retard pour le repas et je croyais qu'elle voulait que je lui fasse réviser un truc pour les Défenses contre Les Forces du Mal, pour demain….

-         Ouhla, je ne vous envie pas, les filles, ce n'est pas pour moi, ça….Jamais été fichu de faire quelque chose de correct….Non, moi, je veux m'occuper des créatures magiques, c'est clair….

Melinda sourit :

-         Je sais bien, t'y arriveras, tu verras ! Et si jamais ils ne te prennent pas au Ministère, ben, Hagrid aura ptêt besoin d'un aide garde-chasse, asteure, fit-elle, en imitant l'accent du semi-géant.

-         Moque-toi, vilaine ! Il ajouta plus bas : On voit bien que tu n'as pas besoin de te taper la honte en produisant un Patronus tel que le mien…..

Melinda fit une grimace d'incompréhension. Elle n'avait jamais su quel était le Patronus d'Alvin. Elle savait que celui de Julia était un écureuil ; c'était si évident pour elle. Julia avait les yeux noisettes, les cheveux châtains et évoquait incroyablement la petite bête rousse à tel point que lorsqu'elle était plus jeune on l'appelait parfois Julia Squirrel (écureuil) au lieu de son nom de famille, Shire.

-         Oui, reprit Alvin embarrassé, tu voudrais, toi, quand t'es un grand gaillard comme moi, avoir….un….mouton….Il rougit.

Le regardant dans les yeux, Melinda n'éclata pas de rire :

-         Mais, Al, on ne t'a jamais dit que tu pouvais changer de Patronus si tu le voulais ?

-         Hein ? Non, tu es la première ! Ah, par le…..

-         Oh non, par le Rien du tout de Merlin, un peu de respect pour une fois ! Il faut avouer que nous n'avons eu que de pitoyables profs en Défenses contre les Forces du Mal…mais tu connais l'histoire….

-         Oui, le poste serait ensorcelé. En fait, à propose de Julia, elle m'a accompagné à la cabane d'Hagrid…

-         Hum...hum, fit Melinda faussement sévère.

-         Oui, mais je pensais qu'elle était déjà là, avec toi.

-         Elle est certainement à table à nous attendre. Allons-y.

 

Les quatre longues tables avaient été réinstallées pour le repas du soir dans la Grande Salle. Les élèves s'étaient déjà rués sur le dîner.

Melinda et Alvin rejoignirent leurs amis de Serdaigle. En effet, Julia ne les avait pas attendus. Elle était assise, les yeux un peu vagues, chipotant dans son assiette. Quand elle les vit, elle leur fit de la place auprès d'elle mais ne dit pas un mot.

-         Et ben, t'avais une grosse faim ? demanda gentiment Alvin. Les émotions, ça creuse, sussura-t'il à son oreille. Mais Melinda avait entendu. Trop polie pour dire quelque chose, elle se servit dans le plat et entama son repas. Elle-même avait de l'appétit ce soir. Tous ces examens sollicitaient de l'énergie.

La Salle paraissait singulièrement calme, seulement troublée par le bruit des couverts qui s'agitaient et de quelques faibles conversations.

A la table des professeurs, les examinateurs conversaient avec plus d'entrain. La petite sorcière fripée que tout le monde redoutait, le professeur Marchbanks, prenait du plaisir à parler avec Dumbledore. C'était elle qui lui avait fait passer ses épreuves d'ASPIC alors qu'il était lui-même à Poudlard. Etant un peu dure d'oreille, elle se faisait tout répéter plusieurs fois ce qui semblait agacer McGonagall et Rogue, sans qu'ils osent parler.

 

Tout d'un coup, Alvin poussa Melinda du coude :

-         Mel, toi qui es une fille…

-         Merci de me le dire, ironisa-t'elle.

-         C'est pas ça…Dis-moi, c'est normal, la tête qu'elle a, Julia ? Il avait pris une mine embarrassée comme s'il abordait un sujet féminin extrêmement délicat.

-         Ne sois pas idiot, tu as une sœur, Al…ricana Melinda mais elle se pencha vers Julia, inquiète malgré elle.

La jeune fille avait les yeux légèrement vitreux et ne touchait plus à son assiette. Ses mains ne cessaient de serrer compulsivement ses vêtements. Son teint avait pris une couleur grisâtre.

-         Ah, non, ça, ça n'est pas normal du tout…murmura Melinda.

Au même instant, avec un faible cri, Julia faillit tomber du banc, comme tétanisée. Alvin la rattrapa rapidement. Mais le mouvement avait créé un bruit qui n'était pas passé inaperçu. Des élèves se mirent à crier et à appeler les professeurs.

 

Alerté, Dumbledore se leva aussitôt et, rejoint par le directeur de Serdaigle, questionna les jeunes gens. Ses yeux perçants repérèrent la présence de Melinda qu'il connaissait plus particulièrement. Il se fia à son récit concis.

-         Filius, dit-il au directeur de Serdaigle, il faut un brancard pour Miss Shire.

Le petit professeur Flitwick en fit apparaitre un d'un mouvement de sa baguette.

-         Pompom, précédez-nous à l'infirmerie avec Severus, s'il s'agit d'un empoisonnement, nous aurons besoin de ses services. Dumbledore marqua un temps d'arrêt. Melinda, accompagnez votre amie, une présence féminine ne sera pas de trop.

-         Monsieur le directeur, s'il vous plaît, commença Alvin.

Sans un regard pour lui, Dumbledore s'adressa à tous les élèves qui s'étaient arrêtés pour regarder l'incident :

- Et bien quoi ? Reprenez votre repas ! Ne restez pas l'estomac vide, cela n'aidera en rien votre camarade !

Melinda se leva et posa avec sympathie sa main sur l'épaule d'Alvin :

-         Je te tiendrais au courant. Tu n'as aucune idée de ce qui a pu se passer?, chuchota-t'elle.

-         Je te jure que non. Elle était en pleine forme. Juste fatiguée par les exams mais comme nous tous. Non, s'il y a avait quelque chose, je te le dirais, Mel, tu es mon amie. Tu crois que c'est grave ? s'inquiéta-t'il.

-         Aucune idée, abrégea-t'elle pour rejoindre le brancard qui emmenait Julia vers l'infirmerie.

Flottant par magie dans les airs, il filait devant les professeurs. Melinda courut pour

se maintenir à la hauteur de son amie.

 

-         C'est aberrant, Albus, aberrant ! Je vous le dis, elle ne veut rien dire ! Elle ne veut même pas que je l'approche, moi, l'infirmière !

 

-         Calmez-vous, Pompom, dit tranquillement Dumbledore. Et vous, Filius, cessez donc de tourner en rond ! Certes, c'est une élève de votre Maison mais vous n'y êtes pour rien !

 

L'infirmerie se trouvait en pleine effervescence. Depuis que Julia y avait été transportée, Mme.Pomfresh n'avait pu l'approcher. Julia n'avait fait que hurler des mots sans suite, refusant de s'expliquer.

-         Ce n'est pas difficile : soit c'est grave, soit c'est de la comédie, insistez, nous n'allons pas y passer la nuit. Du moins, je ne vais pas….annonça Rogue froidement, adossé au mur.

-         Vous passerez le temps que j'y souhaite, Severus ! Imaginez que nous ayons besoin d'un antidote, allons –nous vous faire quérir au milieu de la nuit ? Je ne pense pas que cela améliorera votre humeur ! Bien, que dit-elle ? fit Dumbledore en se tournant vers l'infirmière.

-         Rien, elle ne réclame qu'une seule personne : son amie Melinda.

Un éclair passa dans les yeux bleus de Dumbledore.

-         N'est-elle pas auprès d'elle ?

-         J'ai tiré les rideaux autour du lit. Elle attend juste à côté.

-         Mais qu'attendez-vous ? Dites-lui….J'y vais moi-même.

Dumbledore avança en grandes enjambées vers le lit aux rideaux clos. Melinda était assise sur un lit voisin. Elle se leva à son arrivée :

-         Monsieur ?

-         Votre amie a confiance en vous, n'est-ce pas ?

-         Je le pense.

-         Nous devons savoir ce qu'elle a. Si elle a ingéré un poison ou si c'est…Je pense qu'elle se confiera à vous. Et, Melinda, vous savez qu'il y a un moyen de savoir la vérité, vous avez ce Don.

Melinda le regarda avec stupeur :

-         Je préfèrerais ne pas en faire usage, si cela est possible. Et puis…elle hésita puis dit d'un trait : Je ne suis pas la plus qualifiée. Il y a quelqu'un d'autre ici qui est bien plus doué que moi en Legilimancie, puisque c'est de cela dont vous voulez parler !

Dumbledore eut un sourire :

-         Je sais. Mais il me semble que votre amie aura plus de réticences avec le professeur Rogue.

-         Il me semble aussi….J'aimerais éviter tout de même, conclut Melinda en écartant les rideaux.

 

Le spectacle qui s'offrait à ses yeux la prit à la gorge.

Julia était cramponnée à son lit, les yeux agrandis par la peur, le teint blême. Elle parut soulagée de voir Melinda apparaitre à ses côtés.

-         Melly ? Sa voix était tout fragile.

-         Oui, c'est moi, qu'est-ce qui se passe ? Elle s'assit sur le lit à côté de son amie et tenta de lui prendre la main.

Julia sursauta.

Melinda remarqua qu'elle serrait ses vêtements contre elle et qu'elle s'efforçait de contrôler ses gestes.

-         Tu peux tout me dire, tu sais. Tu as mal ? Quelqu'un t'a jeté un sort ?

Julia fit « non » de la tête de façon frénétique. Elle semblait hystérique. Ses mains allaient et venaient sur son ventre comme si elle ne les contrôlait plus.

-         Mais je ne comprends rien !

-         Je peux…je ne peux rien te dire…

Elle éclata en sanglots sans pouvoir s'arrêter. Melinda essaya de la calmer mais ne

put la toucher. A chaque fois, elle reculait plus loin dans le lit. Le temps passait.

Le rideau s'écarta légèrement et la silhouette sombre de Rogue se profila :

-         Melinda, nous perdons du temps ! Le directeur vous l'a dit. Soit elle se confie à vous, soit je vais connaître cette vérité. Tout le monde aimerait se coucher !

Julia bondit au son de sa voix.  Horrifiée, elle se rencogna dans le lit comme un animal blessé.

Melinda pivota et alla droit sur Rogue, l'attrapa par le bras, un geste qu'elle n'aurait jamais osé en d'autres circonstances. Elle l'entraîna à l'abri des regards et siffla entre ses dents :

-         Severus, ça suffit ! Vous voyez bien que vous lui faites peur !

Elle se dressait de toute sa hauteur et le regardait sans répit :

-         Je ne voulais pas mais si… Severus, laisse-moi faire, s'il te plaît.

Il en resta sans voix ; ulcéré par son audace, et inquiet par ce qu'elle sous-entendait. Mais cette dernière pensée, il ne voulait pas se l'avouer.

Le Directeur s'approcha, intrigué de les voir face à face, presque sur la défensive.

-         Monsieur le directeur, vous savez qu'il me serait facile, vous me l'avez dit mais…

Dumbledore comprit rapidement :

-         Je sais, Severus. Mais je crois comprendre que Julia est terrorisée et qu'elle se confiera plus facilement à une femme…

-         Nous avons une infirmière...

-         Là n'est pas la question, nous parlons de Legilimancie, Severus. Si Melinda accepte finalement…Il la regarda et celle-ci hocha la tête.

Rogue se rembrunit.

-         Je pourrais…

-         Melinda est son amie, reprit doucement Dumbledore. C'est une jeune fille de son âge. Cela rendra la tâche plus aisée, je le pense sincèrement. Laissons-la essayer. Je sais qu'elle est loyale.

-         Douteriez-vous de moi ?

-         Pas du tout. Vous m'avez parfaitement compris. Allez Melinda, nous vous attendons.

 

Avant qu'elle ne franchisse à nouveau les rideaux tirés, Rogue glissa à Melinda afin qu'elle seule entendît :

-         Ne vous avisez plus de me parler sur ce ton, est-ce bien compris ?

Elle brava ses yeux noirs et accentua chaque mot qu'elle prononça à dessein :

-         C'est entendu, professeur.

Rogue se détourna, faisant voler sa cape.

A SUIVRE.......



Article ajouté le 2008-02-24 , consulté 119 fois

Commentaires


FëryKat le 24/02/2008 à 18:48:49
Bon, tout d'Abord, pour l'anneau, moi je n'y avais pas fait référence. S'il fallait s'empêcher d'écrire sur certain sujet à cause que d'autre l'on déjà utilisé, on s'en sortirait pas. Ensuite, merci pour le paragraphe sur le "bisou", et bien heureuse que tu es fait une plus longue histoire (dois-je le rappeler lol). Pour l'image que tu te fais de Severus et bien moi aussi, je trouve qu'il y a de beaux dessins qui ont été fait de lui (tous très différents...).

Pour ton histoire, tu as l'art de nous faire patienter, ma chère. J'ai lu quelque part (lol) que tu t'amusais bien à nous faire languir... Ça, tu dois bien rire toute seule chez toi. Parce que là, c'est clair, je me demande vraiment ce qui se passe avec Julia!

Pour la "tentation", je me disais qu'il ne pouvait pas "tromper" Lily, il le dit à Dumblerdore dans le dernier tome. Pauvre Sevy, dire qu'on serait toute contente d'être dans ces bras. Allez, Severus, Lily est allée voir ailleur, t'a plus aucune chance, mon pauvre... (je crois qu'elle est morte aussi... mais pas dans ton coeur, n'est-ce pas?) Viens donc pleurer sur mon épaule... "Très peu pour moi, pleurer, c'est pour les bébés!" me regarde Rogue avec un air supérieur (tu veux une baffe!)
Leya le 24/02/2008 à 19:05:54
il pleure, il pleure, Sev, en lisant la vieille lettre de Lily....
Donc, sur ton épaule, pourquoi pas....
Mais oui, Lily est partie voir ailleurs et même elle est morte.....je crois....
Elle voulait pas de lui, Lily.
Allez, Sev, je suis sûre que tu manques quelque chose!
Non, non, je rigole pas en faisant languir...J'ai avancé, aujourd'hui, mais je suis comme Severus, j'aime bien torturer les gens de façon délicieuse...;-)

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