NapalysaleyaVous m'ennuyezVous m’ennuyez, Monsieur Dès l’aurore citadine Au petit matin tiède Dénué de rosée . Au point d’ancrage de vos ridules de vie Lorsque vous éructez vos temps veules Une fois n’est pas coutume Vous m’ennuyez, Monsieur. Vos arpèges nécrosés Simulent la vindicte Vos solitudes de jadis Et les désertions du jour. Vos absences de chamades Un profil d’attentiste Hier et aujourd’hui Sous un ciel délabré. Au fin fond souverain de vos cacophonies De vos absences, de vos silences épais Ne fuyez pas la lame oblique Monsieur ,vous m’ennuyez. Vos guerres blanches Absorbent ce qui se dit Vos catalepsies narcissiques Et les mille quolibets du mâle. Vos ellipses enfantines Un sarcophage de muette violence Sous le sable de sang Et les choix obligés. Au détour du frisson des pâles lunaisons Lorsque vous attendez les caresses froissées Sous vos doigts d’arpenteur ,fieffé menteur Monsieur, vous m’ennuyez. Vous me savez, Monsieur Dès le soir effacé Au couperet de la nuit large Comme une peau taciturne. Au mitant du silence né de l’éveil Comme une erreur chevillée Note biseautée d’amertume Monsieur, vous aurais-je ennuyé ?
NAPALJARI
![]() Article ajouté le 2008-06-12 , consulté 36 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " NAPALJARI "Retour aux articles |