L'ombre du passé - Chap.19 - Comme le phénix 2/2

Lorsque Nemesia entra dans la chambre d'Abby, les bras encombrés de vêtements de rechange et un léger sourire flottant sur son visage austère, Abby se redressa dans son lit, se sentant atrocement engluée.

-          Mais, ça veut dire….Non ? Tu as vraiment donné la permission ? Ils vont venir ? Mais je ne vais pas rester comme ça !

Et elle faillit dégringoler sur le sol en emportant avec elle la moitié de la literie. Nemesia se porta à ses côtés, ses deux bandeaux argent et noir se défaisant de sa coiffure déjà sévèrement amochée par les derniers événements.

-          Voyons, Abigail, cesse de t'affoler. Oui, tes deux amis vont venir. Et oui, tout va bien se passer. Mais, non, ils ne vont pas débarquer d'une minute à l'autre, tu as le temps de prendre un bon bain,  la baignoire se remplit déjà, tu n'entends pas ?

Abby tendit l'oreille. En effet, l'eau coulait dans la salle de bains. Un petit sort de Remplissage au passage, et sa tante était venue jusqu'ici. Sous ses cheveux emmêlés, Abby examina celle-ci : sa tante semblait tellement plus…naturelle. Elle avait du mal à s'y faire, à s'habituer à ce changement.  Elle la vit sourire.

-           Tu me trouves étrange, n'est-ce pas ? Nous allons devoir apprendre à réellement nous connaître, je suis désolée, Abigail.

-          Tu pourrais commencer par faire comme tous ceux qui sont proches de moi. M'appeler Abby, non ?

Nemesia esquissa un sourire de ses lèvres minces.

-          Oui, évidemment. Et que dirais –tu de ce bain, à présent, jeune fille ? Attends ne sois pas si pressée ! Tes amis ne seront pas là avant cet après-midi au plus tôt, ou aurais-tu peur qu'ils te surprennent en vêtements de nuit ? Vraiment, je me demande encore à quelle époque nous vivons, soupira-t'elle.

 Une fois installée dans le grand fauteuil recouvert de lourds tissus anciens, Abby, les cheveux encore légèrement humides, se détendit quelque peu. Nemesia lui tendit un immense châle, souple et doux à la fois. Elles se regardèrent sans mots dire. Puis Abby se drapa dans le tissu soyeux. Une senteur ancienne mêlée d'encens l'enveloppa.

Un bruit retentit au rez-de-chaussée. Abby sentit ses nerfs se tordre. A sa mine tendue, Nemesia faillit laisser échapper un vrai rire.
                -   Je vais aller ouvrir. Ce sont tes amis. Calme-toi.

Les minutes passèrent longues comme des salamandres sinueuses.
Enfin, la porte de la chambre s'ouvrit et Nemesia fit entrer deux jeunes hommes : un grand brun à la chevelure désordonnée, les habits de travers, une moue à peine esquissée sur ses lèvres pleines et l'autre plus petit de taille, moins imposant, les traits fins, et deux yeux d'ambre inoubliables. Tous les deux avaient un air inquiet sur le visage et après avoir remercié Nemesia, se plantèrent face à Abby, stupéfaits.

-           Vous…vous êtes venus, balbutia Abby qui se leva à demi en leur tendant les mains. Je n'y croyais pas.

-          Forcément, fit Sirius dans une tentative d'ironie. Sinon Dumbledore nous aurait fait avaler une potion de Ratatinage. Il fronça le nez puis ajouta : Mauvaise idée, et mauvaise plaisanterie. Il baissa la tête. Ses mèches brunes dégringolèrent sur son front.

-          Abby, dans quel  état…et Remus arrêta sa phrase, trop bouleversé pour continuer, les yeux  brusquement tournés vers Sirius. Celui-ci prit la main d'Abby entre les siennes, l'enveloppa et la garda un instant.

-          Nous avons su, pour l'essentiel…Dumbledore, nous l'avons vu...

-          Oui, renchérit Remus, et ta tante nous a dit aussi de ne pas te fatiguer…

-          Ne pas te raconter trop d'âneries, quoi, conclut Sirius, mal à l'aise, mais il contenait un autre sentiment. Finalement, il explosa : Des Mange-Morts, Abby ! Ce sont eux, ils deviennent immondes ! Si jamais, et il s'apprêta à se lancer dans un chapelet d'obscénités. Remus l'arrêta d'une pression sur l'épaule.

-          Tu n'es pas obligée de nous raconter, Abby. D'après Dumbledore, c'est la confrontation avec  la Magie Noire de…
Il ne sut comment expliquer.

Abby prit la parole :
-           La Magie Noire des Mange-Morts réunis ce soir-là et de Voldemort qui a causé le plus de dégâts en moi, oui.
Elle leva la tête et les vit : ils la fixaient, ahuris, un peu effrayés peut-être.
Alors, pour la première fois depuis de longs jours, Abby sentit en elle la fierté et la dignité couler en elle comme un feu apaisant. Une assurance nouvelle.
-           Et bien quoi ? Vous aussi, vous allez trembler devant un simple nom ? Faire comme tous les autres ? Ramper ? Je croyais qu'il représentait pour vous toutes les valeurs qui vous répugnaient ? Que vous vouliez combattre tout ça ? Et vous croyez qu'il sort d'où ? D'un conte pour sorciers ? Non, c'était un élève, comme vous et moi, c'est évident. Sûrement quelqu'un de doué. Il a exploré les recoins de la Magie dont on ne se sert pas, les méthodes les plus abjectes, tout ça pour le pouvoir, et il s'est donné un nom pour se faire respecter. Vous savez comment ses partisans l'appellent ? Le Seigneur des Ténèbres ?
-          Ouais. On a su ça, murmura Sirius.
-          Et alors ? Vous croyez qu'il est invincible ? Qu'il faut craindre jusqu'à  son nom ?

Sirius se força. A aller contre sa fierté innée. Et à dire sans chercher à entrer dans la discussion, à énoncer simplement sa pensée sans la déguiser sous un faux-semblant ou une sorte de plaisanterie, comme un genre d'aveu à demi-honnête dont il était coutumier : « oui, tu n'as pas tort », non, aller droit à l'essentiel et directement prononcer :
-           Oui, Abby, tu as raison.

Il lui en coûta un peu. Mais il le fit.
Remus, quant à lui, n'avait pas ce genre de réticence. Ni cet égoïsme forcené en lui. Ce qu'il vivait chaque mois depuis si longtemps lui avait appris l'humilité. Et il n'avait pas coutume de se mettre en avant.
-           Bien sûr que tu as raison. Je ne vais pas trembler devant un nom. Et je ne le ferais pas quand je devrais défendre ce qui me tient à cœur. Ou alors autant aller me planquer dans la Cabane Hurlante tout de suite !

Abby se tourna vers Remus et lui effleura doucement l'intérieur du poignet.
-           Tu as toujours été courageux, Remus. Bien plus que tu ne le crois.
Les yeux d'ambre doré vibrèrent de chaleur sous les cils recourbés. De fierté contenue et de gêne aussi. Les paroles d'Abby avaient toujours compté pour Remus. Autant que celles de Sirius. Même s'il ne l'avouait pas. Sirius eut un sourire en coin :
-          Bien sûr que c'est un mec brave, qui dit le contraire ? Parce que, qui aurait pu supporter des transformations aussi douloureuses depuis l'enfance sans perdre la boule ou sans attaquer quelqu'un, hein ? Qui ? Et réussir à survivre à tout ça ? et...et...
Malaxant le tapis épais du bout de sa chaussure, brusquement à court de mots, Sirius baissa le ton :
-           Survivre et devenir….Remus.

L'air sembla flotter comme une onde irisée. Le souffle des nuages aurait pu s'arrêter là.

-           Ouais, dit Remus, les yeux au loin, tout ça avec un peu d'aide ces dernières années, faut avouer.

-          Mais nous sommes là, tous les trois, conclut Abby, en tortillant ses longs cheveux frisés sur l'un des côtés de sa nuque.

Remus et Sirius s'entreregardèrent.
-           Mais tu ne sais pas …ce qui aurait pu se passer, Abby ?
-          Il faudrait demander à ma tante. Elle est plus calée dans les théories de la Magie que moi.  Comme je l'ai dit, il n'y a rien de très grave. C'est un excès de Magie Noire qui m'a affaiblie, je ne sais pas mieux expliquer. Et elle eut un geste d'impuissance.
-          Hum, objecta Sirius d'un air soupçonneux. Ta tante et toi, vous vous êtes…réconciliées en quelque sorte, alors ?
-          Sirius, il y a des trucs dans ma famille qui ne sont pas comme je le pensais.

A sa mine butée, Abby aurait pu exprimer à voix haute les pensées du jeune homme :
«  Pourquoi ? Tu es bien sûre de ce que tu dis ? Tu as vu la mienne, de famille ? ».
-           Heu, Abby ? Tu nous excuses quelques minutes ? Je voudrais dire un mot à Patmol. Et si ça ne te dérange pas, ta tante voulait me parler un peu…Repose-toi.

Et Remus  remorqua presque Sirius par le coude jusqu'à la porte de la chambre.  Abby les vit s'éclipser, Maraudeurs soudain conspirateurs. Elle soupira en s'enfonçant profondément dans le large fauteuil. Ses amis avaient-ils des secrets pour elle ? Ou était-ce juste un truc de mecs, encore ?
L'âme dérivante, la tête un peu lourde, elle ferma les yeux un instant. Elle ne prêta pas attention aux bruits extérieurs.
Et tressaillit lorsqu'elle vit Sirius  dans la pièce. Face à elle.
Elle capta très vite son regard de nuages sous ses mèches brunes désordonnées. Fugitif sourire. Son air suffisant semblait l'avoir quitté. Il la considérait avec une attention emplie de quelque chose qu'elle ne connaissait pas mais qui l'enveloppait d'une sorte de chaleur.

-           Siri... ? Elle s'interrompit tandis qu'elle s'asseyait tout au bord du fauteuil.

-          Attends. Et sans façons, il se laissa tomber en souplesse sur le sol, ses grandes jambes croisés devant lui. Inhabituellement habillé en Moldu, il arborait un air plus rebelle que jamais.

-          Remus est allé bavarder avec ta tante. Elle lui offre le thé. Il réprima un rire. Tu sais, il y a beaucoup de trucs que nous ne savons pas, au sujet des Mange-Morts et tout ça. C'est important, tu sais, Abby.  Et moi, je voudrais…j'ai….Il s'arrêta et lui tendit la main. Spontanément, elle la prit. Le contact de leurs deux chaleurs mêlées se fondit en une douce pulsion. Abby fut étonnée. Sirius avait tant de mal à juste toucher le bout de ses doigts la dernière fois. Quelque chose avait donc changé. Elle se demanda s'il avait su apprivoiser ses deux natures : animales et humaines.
Un ton plus bas, Sirius reprit :

-          Quelqu'un a essayé de te faire du mal, c'est ça, Abby ? Quand tu étais ….à cette soirée chez les Mange-Morts…

-          Je ne suis pas allée à une soirée AVEC des Mange-Morts. Je me suis retrouvée…coincée.

Les yeux d'un brun si clair qu'ils en paraissaient dorés paraissaient ondoyer devant Sirius. Il fixa son regard sur le poignet d'Abby.

-           Tu as la peau trop pâle pour que de telles marques passent inaperçues. Ne me mens pas ! Qui t'a fait ça ? Tu t'es battue ? On t'a frappée ? Dis-moi, s'il te plaît !

-          Un …Mange-Mort. Un homme, oui.

-          Il voulait ….Sirius reprit son souffle. Il t'a agressée ? Il a …
Gênée, Abby agita frénétiquement la tête :
-           Non, il n'a pas abusé de moi, si c'est ça que tu veux savoir ? Mais, il voulait…Il aurait aimé, oui. Je ne lui ai rien donné.  Voilà pourquoi je me suis battue ….
-          Et ta baguette, elle était où ? demanda-t'il, un brin agressif.
-          Mais, il me l'avait prise ! Oh, Sirius, il était beaucoup trop fort en magie pour moi. Et je ne m'y attendais pas, à cet endroit, un Mange-Mort, qui me lance un sort informulé….

Abby commençait à perdre ses repères. Elle sentit une légère pression sur ses doigts.
-          Mais je ne suis pas en colère contre toi, Abby. Je n'ai jamais pensé ça, voyons. Je suis en rage contre ce…Qui est-ce ?
-          Non. Tu voudrais te venger.
-          De toute façon, je suis en lutte et je ne suis pas le seul, contre les partisans de…Voldemort.

Il lui lança un clin d'œil.
-           Nous sommes …en guerre, c'est ça ?
-          Dumbledore te l'a dit aussi, Abby ?
-          Oui.  Alors, ça veut dire que lorsque nous aurons terminé l'école….

Tous deux se comprirent implicitement. Une partie de leur insouciance s'envolait. Ils savaient qu'ils n'auraient pas le temps de se lancer dans des études où leur intelligence pourrait briller et où leur Magie s'exercer à bon escient, ni le temps de s'apprendre eux-mêmes. Tout allait se précipiter.

-          Alors, Abby, c'était ?

En prononçant finalement le nom, Abby sut qu'elle se soulageait d'un poids et d'un secret qu'elle en avait assez de cacher. Une part de sa peur s'écoula de même :

-          Rabastan Lestrange.

-          Lestrange. Encore. Le jour où je serais face à lui, je…

-          Assez, Sirius ! N'entre pas dans la vengeance.

Il leva les yeux vers elle, clairs, gris, intenses. La colère remontait encore comme un poison le long de ses veines. Pourtant, il savait qu'il devait dire autre chose, mais les mots lui échappaient.
-          Tu ne comprends pas ? Abby, je t…iens à toi, laissa-t'il échapper.
-          Je sais, répondit doucement Abby. Elle voyait sa chevelure brune recouvrir une partie de son front baissé, son malaise évident. Elle aurait voulu essayer de l'aider mais elle ignorait comment franchir la barrière. Alors, elle glissa lentement de son fauteuil et s'agenouilla près de lui. Jusqu'à le frôler. Elle pouvait percevoir sa chaleur et presque les battements désordonnés de son cœur à cette faible distance. Oui, Sirius était troublé. Mais il la surprit lorsqu'il lui effleura doucement la nuque.
-          Comment arrives-tu… ? je croyais que tu avais ce problème, que tu étais perturbé par tes changements en Animagus ?
-          Ah, c'est un peu compliqué. Ces derniers temps, j'ai beaucoup parlé. Avec Remus.

Abby eut une lueur de compréhension.
-          Evidemment. Si quelqu'un pouvait t'aider, c'est bien lui. Il a appris à canaliser cette part d'animalité depuis longtemps, même s'il la craint encore.
-          Oui. Remus m'a…appris. Un peu. Et puis, nous étions aussi tous les deux très inquiets pour toi, tu sais.
-          Vous êtes sûrement les deux personnes les plus proches de moi.
-          Même moi ? s'enquit Sirius avec un reste de malice.
-          Tu dois encore être plus nigaud qu'un blaireau enrhumé pour me poser ce genre de question, Sirius Black !

La répartie le fit sourire. Les doigts de Sirius glissèrent sous la chaîne suspendue au cou d'Abby. Il la soupesa.
-           Tu le portes toujours, ce bijou ?
-          Je l'aime bien. Même si je ne sais pas vraiment d'où elle vient, ma pierre de lune.
-          Tu l'appelles comme ça ? Il sourit encore plus largement.
-          C'est aux reflets de la lune que ça me fait penser.
-          Et c'est son nom, tu devrais le savoir.

Abby le considéra d'un air suspicieux.
-           D'accord, j'ai dû louper un cours.  Mais c'est bizarre, c'est comme si elle m'avait protégée. Quand Rabastan m'a…heu…embrassée de force, il l'a vue et il m'a lâchée.

Elle vit Sirius se rembrunir puis se rapprocher d'elle :
-          C'est normal, elle est chargée de protections contre des agressions envers …toi.

Abby eut un sursaut.
-          Comment tu le sais ? Sirius, explique-toi un peu !
-          C'est moi qui t'ai fait ce cadeau. Je ne te l'avais pas dit parce qu'à l'époque…tu auras refusé. N'est-ce pas ?

Surprise, Abby caressa la pierre puis fixa Sirius :
-           Tu as raison. Je n'aurais pas accepté. Mais…pourquoi…à moi ?
-          C'est toi qui ne veux pas comprendre, là.  J'ai longtemps hésité. Je me suis  amusé. Et puis…je doute toujours. Mais il y a quelque chose dont je suis sûr…C'est une évidence.
-          Siri…

Il ne se souvenait plus de l'inflexion qu'elle avait quand elle l'appelait ainsi. C'était chaud et intime à ses oreilles. Rien ne pourrait l'empêcher de dire ce qu'il avait à dire. Sirius avait toujours été un être libre.

-          Abby, je t'aime.

Et soudain, en prononçant ces mots, il sentit en lui un charme opérer en lui ; la dernière barrière se brisait. Le cercle qui semblait le retenir prisonnier était à présent totalement évanoui. L'ultime limite vola en éclats. Sirius eut l'impression que son âme se fondait dans une sorte de magie dorée qui l'enveloppait. La Magie suprême.
Il  répéta lentement les mots qu'il savait à peine dire :

-          Abigail, je t'aime.

Dans l'instant qui suivit, il fut submergé par une tendresse si intense qu'il se crut victime d'un autre enchantement. Poignardé de douceur.
Devant la jeune fille qui frissonnait, les yeux encore cernés, il comprit que quelque chose se scellait entre eux.

Abby n'éprouva plus de peur. Elle se lova dans les bras  ouverts de Sirius, contre lui, dans sa tiédeur.
Ils restèrent un moment incalculable enlacés. C'était l'instant de suspension dans la fureur qui galopait autour d'eux.

-          Ma douce, murmura Sirius. Tu veux bien ?

-          « Ma douce » ? Tu as déjà dit ça il y a plusieurs années….Je croyais que c'était pour m'énerver.

-          Non.  S'il te plaît, laisse-moi effacer le poison qu'il a mis sur tes lèvres.

Les doux coussins de chair trouvèrent aisément la bouche d'Abby et leur baiser se prolongea naturellement en un long et profond échange. Ils s'apprenaient peu à peu. Car c'était ainsi que cette Magie-là devait opérer.



Article ajouté le 2008-11-21 , consulté 157 fois

Commentaires


fërikat le 22/11/2008 à 08:55:23
Très beau chapitre :)
elvi44 le 22/11/2008 à 11:31:14
Beaucoup de choses dans cet épisode : un tournant pour tout : la guerre va se déclarer contre les mange-morts et puis, cette découverte entre Sirius et Abby (alors qu'on pensait plutôt Abby et Remus) ... découverte d'un sentiment très fort ... cela promet de belles pages en perspective, nous laissant captiver par la "magie" de notre écrivain(e) ..
Leya le 22/11/2008 à 12:04:39
Je tisse, je tisse depuis si longtemps cette histoire....

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