L'ombre du passé - Chap.21 - Adieux à Poudlard 3/3
Dernier épisode à Poudlard, j'y arrive!
Je corrigeais cette partie et j'étais assez troublée de voir à quel point
j'avais été aussi inspirée par d'autres auteurs que Rowling. Ceci mérite une explication: les épisodes que je mets en ligne en ce moment ont été écrits déjà depuis quelques mois mais attendaient leur heure. ;-)
Or, je lisais en même temps que d'écrire autre chose que du Harry Potter; pour cette partie, je me souviens que j'étais plongée dans les sagas de Pierre Bottero.
(Ewilan; le début du Pacte des Marchombres; L'Autre).
Remerciements à ce splendide auteur d'imaginaire, donc!
LEYA
PS:et si un jour vous trouvez un vampire qui se promène dans ma fan-fiction, c'est qu'il y aura eu trop de contamination littéraire du côté de Meyer ou de Rice! ;-))
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Les jours ordinaires se succédèrent, trop vite, emplis de révisions, de livres, de parchemins et encore de parchemins à écrire; d’examens, les derniers examens : la ligne à franchir, l’ultime pont avant le départ.
Pour Sirius, la lumière de l’été débutant contenait une atmosphère qui s’inscrivait dans sa chair et dans son âme.
Dorée. Sirius ferma les yeux.
Un éclat doré et elle avait glissé dans l’eau. Il avait cru rêver. Cette même onde chaleureuse qu’il avait ressenti un jour de vacances enfermé dans sa chambre ; c’était elle. Dorée dans sa mémoire. Dorée, elle semblait l’attirer naturellement. Il s’était accoudé sur le rebord de marbre de la longue baignoire.
Seuls. Elle et lui. Elle si proche.
Et lui, son cœur qui s’emballait malgré ses efforts pour le réfréner.
Ils s’étaient retrouvés les yeux dans les yeux, peau contre peau, enfin ensemble. Et s’étaient perdus l’un dans l’autre en se murmurant les mots qu’ils avaient tant besoin de se dire.
Ce soir-là, ils s’étaient appris l’un l’autre.
Sirius grogna en refermant son livre trop brusquement. Il ne voulait pas se l’avouer mais Abby lui manquait. Il faisait une chaleur pesante dans la salle commune. Il parcourut les lieux des yeux, vite, trop vite. Les autres révisaient. Elle n’était pas là. Il soupira et s’enfonça dans le fauteuil, ennuyé.
Le cerveau en alerte, les sens à fleur de peau, Abby s’appliquait sur un sortilège qu’elle n’avait jamais bien maîtrisé. Son Patronus avait toujours ressemblé à un vermisseau argenté, si peu puissant qu’il ne lui servirait à rien, le jour où elle devrait s’en servir. Le long de sa peau, des picotements couraient en un réseau que les Moldus auraient qualifié d’électrique. Le flux magique l’imprégnait toute entière. Jamais elle ne s’était sentie aussi en adéquation avec cette énergie : lancer enchantements et sorts devenait un geste fluide, comme un prolongement d’elle-même. Aussi aisé et évident que de respirer, manger, ou …aimer.
L’épanouissement physique accomplissait son cycle : cette fusion entre les bras de Sirius avait-elle brisé les restrictions que son mental imposait au contrôle de sa magie ? Abby n’en savait rien. Elle se sentait bien. En harmonie. Elle resplendissait sans s’en apercevoir comme une petite flamme d’âme, sorcière née à elle-même.
Abby passa son A.S.P.I.C avec une aisance qui la déconcerta un peu. Le professeur Mc Gonagall qui l’observait de loin lors d’une épreuve orale approuva en silence. Elle avait toujours eu confiance en cette petite élève discrète. Nemesia serait fière de sa nièce.
- Très beau Patronus, Miss Dittany ! Voyons, est-ce…un loup, ou un chien ?
- Un chien-loup, j’imagine, répondit-elle embarrassée.
Tandis que les élèves fêtaient joyeusement la fin de leurs examens, Minerva Mc Gonagall et Albus Dumbledore se concertaient dans le bureau du directeur. Le portrait de Phineas Nigellus Black retourné contre le mur malgré de longues plaintes. Sans ménagements. Aucun risque ne devait être pris.
Au terme d’une longue réflexion, le directeur de Poudlard croisa ses mains et déclara :
- Il serait finalement judicieux de lui proposer….
Levant un sourcil, McGonagall s’enquit plus sèchement qu’elle ne l’aurait voulu :
- Vous ne voulez pas parler de l’Ordre, j’espère ?
- Pourquoi non ? L’Ordre aura besoin d’un guérisseur, vous le savez comme moi. Et nous avons la personne idoine. Abigail est une guérisseuse douée, et une sorcière talentueuse, que j’avais mésestimée. Elle est nécessaire.
Minerva se leva à demi de son siège :
- Non, Albus ! Nous étions d’accord à son sujet. L’Ordre est constitué de combattants et Abigail n’est pas une …guerrière. La voyez-vous côtoyer des Aurors ? Enfin, vous savez très bien quelle menace pèse sur elle. Vous l’avez constaté ! Nous avons suffisamment de jeunes impliqués dans l’Ordre. Ce serait de l’irresponsabilité, de l’égoïsme, de notre part, nous, les ainés. Je ne veux pas de cette folie, Albus !
Fumseck émit une plainte couinante depuis son perchoir.
Dumbledore la regarda longuement, ses yeux bleus filtrant chaque parcelle de ses mots et de son être. McGonagall resta droite, ses lèvres fines en une mince ligne, le chapeau de travers sur son chignon impeccable. Inflexible. Déterminée. Tenace.
Le directeur hocha la tête :
- Sans doute avez-vous raison, Minerva, admit-il. Il semble que la présence d’une guérisseuse serait plus efficace et plus judicieuse si celle-ci n’est pas connue de tous. L’anonymat la préservera de l’action de nos ennemis. Mon plan est donc plus astucieux ainsi.
Une ride subite se creusa entre les sourcils de McGonagall. Elle avait bien entendu : Dumbledore s’octroyait le mérite de cette idée. Elle ne gaspilla pas d’énergie à argumenter. Elle avait désiré la protection de son élève ; de sa future compagne de lutte. Il n’était pas temps de se perdre en de vaines considérations orgueilleuses qui mèneraient à des dissensions au sein d’un Ordre qui n’existait qu’à peine. Aussi adopta-t’elle un ton neutre pour demander :
- Notre guérisseuse ne fera donc pas partie de l’Ordre du Phénix, si je vous entends bien, Albus ?
- Et vous m’avez fort bien compris, répondit Dumbledore, le sourire revenu sur ses lèvres.
- Il reste un point important à régler : où logera Miss Dittany ? reprit Mc Gonagall très formellement. C’est une information vitale pour tous les membres de l’Ordre, Albus.
- Je suppose raisonnablement qu’Abigail habitera chez Nemesia, sa tante. Elles ont appris à s’apprécier. Et je fais confiance à Nemesia pour la protection de sa nièce. Evidemment, si quelque changement venait à se produire…Dumbledore fit une pause. J’avertirai Abigail de la procédure la plus adéquate pour nous signaler ses éventuels déplacements.
Minerva Mc Gonagall se racla la gorge très discrètement. Elle ne parvenait pas bien à saisir les sous-entendus du Directeur. Il semblait connaître des secrets qu’elle ignorait. Cet homme pouvait parfois être réellement être exaspérant avec sa manie des mystères malgré toute l’admiration que Minerva lui portait. Elle ne se laissa pas démonter :
- Puisque nous parlons de guérisseuses, pensez-vous confier la formation d’Abigail à sa tante ? Je sais qu’elle est capable de lui enseigner les bases, mais, elle n’a jamais été entraînée convenablement. Par ces temps troublés, est-il envisageable d’envoyer Abigail à Ste. Mangouste ?
Dumbledore approuva :
- Vous me devancez, ma chère Minerva. J’ai fait en sorte qu’Abigail puisse recevoir une formation de base, là-bas, avec l’un des meilleurs guérisseurs. Je ne peux anticiper les événements qui attendent, bien sûr. Si la guerre contre Voldemort et ses partisans prend trop d’ampleur, allez savoir combien de temps Abigail disposera de temps pour apprendre avant d’être appelée auprès de cas ….bien réels! Ce sera éprouvant pour nous tous.
De nouveau, Fumseck émit une plainte qui plana un long moment comme une lamentation quasi funèbre. Le directeur et son adjointe demeurèrent en silence.
« Maintenant, c’est maintenant ou alors…! » Sirius dévalait le grand escalier de marbre à toute vitesse, avalant marche après marche.
Le dernier jour.
Il accéléra.
Négligea les dernières marches et atterrit en dérapant bruyamment dans le Hall. Plusieurs élèves se retournèrent, un air mi-perplexe, mi-admiratif, parfois amusés de voir ce grand jeune homme effectuer une cabriole aussi enfantine. Sirius retourna une grimace aux plus jeunes puis s’empressa vers la porte, une moue de dédain soigneusement plaquée sur le visage.
«Maintenant, vite, c’est maintenant »
Il aurait voulu transplaner à l’instant s’il avait pu. Il repartit en courant et s’arrêta aux abords du lac Noir. Chercha du regard. En vain. Des groupes d’élèves tous massés d’un côté. A la limite de sa vision périphérique, il l’aperçut enfin. Petite silhouette à moitié cachée sur l’autre rive. Il sourit et avança en silence.
Abby perçut sa présence avant de l’entendre. Ses pas étaient amortis par l’herbe douce et la terre amollie. Elle regardait la surface frissonnante du lac : un miroir irisé sans cesse agité par des soubresauts intérieurs. Elle se souvint des allusions au Calmar Géant chatouilleur qui n’avait pas plu à Remus et l’avait fait fuir, vexé, de la salle de bains des préfets. Une blague hasardeuse, certes, mais qui contenait un fond de vérité : James, Sirius et Remus étaient bien allés se baigner dans le Lac Noir une nuit de juin en toute infraction au règlement. Comme souvent. Abby sourit à cette idée.
Une voix chaude souffla derrière sa nuque :
- Tu cherches encore le Calmar Géant ou je me trompe ?
- Tu ne me feras pas croire que tu es devenu un legilimens, Sirius !
Les lèvres de Sirius effleurèrent son cou. Instinctivement, elle se laissa aller contre lui. Elle sentit ses bras l’entourer. Lentement, ils s’assirent l’un contre l’autre, dissimulés par les buissons, secrètement enlacés un instant.
Puis, Sirius repoussa les cheveux d’Abby qui le picotaient et impatient, finit par lui demander :
- C’est notre dernier jour ici, mais tu sais que mon offre tient toujours.
L’espoir était intense dans sa voix un peu inquiète. Abby toujours appuyée contre lui, se dégagea peu à peu de ses bras et se retourna pour essayer de comprendre ce qu’il essayait de lui dire.
- Ton offre ? Je ne vois pas clairement de quoi tu parles….
Elle le vit hésiter quelques secondes puis le sourire revint sur ses lèvres pleines.
- Tu sais ce qui va se passer, ma douce. Tu connais nos engagements, à tous. Tout ça ne va pas être facile mais je suis prêt. Souviens-toi, je te l’ai déjà dit : j’ai un endroit à moi, un logement, et…tu y as ta place.
Et il baissa la tête, très vite. Ses mèches brunes devenaient de plus en plus longues sur son front. Abby les écarta délicatement.
- Bien sûr, je me souviens. C’est très généreux de ta part, mais, à présent, tu sais que je peux habiter chez Nemesia. Rien ne nous empêchera de …nous voir, Siri.
- Avec une guerre ? Tu veux rire ? On va se donner des rendez-vous, aussi ? coupa-t’il abruptement.
- Ce n’est pas ce que je voulais dire ! Mais tu sais où habite Nemesia. Tu sais où je serais…
Mais Abby s’interrompit. Sirius ne la regardait plus. Il restait silencieux. Buté. Elle soupira :
- Sirius, que veux-tu que je fasse ? Ce que tu me proposes, c’est… : vivre avec toi. Et dans l’anonymat. La petite amie qui n’existe pas. Je ne veux ni de l’un ni de l’autre. Non, je ne veux pas vivre avec toi. Qu’est-ce que tu crois ? Sirius et Abby, le gentil petit couple ? Crois-tu que nous sommes faits pour ça ? Et puis, et puis, ajouta-t’elle perdue, je suis, je suis trop jeune !
Elle secoua la tête comme pour repousser la pensée, sachant qu’elle commençait à raconter n’importe quoi. Qu’elle ne voulait pas voir l’évidence.
- Trop jeune, gronda Sirius. Tu vas me dire aussi que tu as tout le temps devant toi, et même que nous avons le temps d’y penser, aussi ! Tu rêves, Abigail Dittany. Nous n’avons pas le temps de faire de projets. Nous avons juste le temps de vivre. C’est pas dur à comprendre, non ?
Sirius n’avait pas haussé le ton mais il vibrait de tout son être. Abby continua à le fixer, hypnotisée.
Jamais elle ne l’avait vu aussi emporté par une telle fougue.
- Je m’en fiche à vrai dire de ce pourraient penser les autres ou je ne sais quoi. Ce que je veux, c’est être avec toi tant que c’est possible, Abby. Je ne suis pas James. Je le considère comme mon frère, mais je ne me vois pas marié, et tout ça. Non, je ne te propose pas de telles choses ! Mais je ne suis pas idiot. On va traverser un sale moment. Alors, je veux vivre ce que j’ai à vivre maintenant. Et être avec toi, ça en fait partie. Parce que ça me fait un mal de chien de savoir que tu peux être ailleurs. Il rit sans joie. Ouaip, un mal de chien, c’est le mot, tiens !
Abby sursauta. Elle vit de la peine, une lueur de détresse éperdue au fond des iris gris de Sirius.
Elle savait ce que c’était. Et elle était assez bête pour lui faire croire le contraire. Elle tenta de balbutier deux ou trois mots mais se sentit impuissante. Stupidement muette. Et elle s’en voulut à en pleurer de rage.
Sirius crispa les mâchoires. Ce n’était pas ce qu’il avait espéré. Et ça lui faisait mal, à l’intérieur comme jamais il ne s’en serait douté. Pourquoi avait-il croisé la route de ce petit bout de femme, pourquoi lui vrillait-elle le cœur à ce point ?
Il sentit ses poings se serrer aussi durement que son cœur au fond de lui-même. La voix d’Abby lui parvint comme en rêve. Il se força à l’écouter.
- Sirius, je te promets que si quelque chose va mal…Abby sentit une pierre lourde au fond de son ventre. Elle ne voulait pas se laisser envahir par des pensées intrusives, des illusions prémonitoires qui n’étaient peut-être que des inventions de sa part.
Le soleil était tiède contre ses joues. Malgré tout, elle aspirait à respirer. Plus avidement.
- Tu veux dire que si tu changes d’avis, ou si pour une raison ou une autre, tu n’es pas bien chez ta tante, tu viendras chez moi, Abby ? Que tu arrêteras de tergiverser ? Même si tu dois vivre dans le secret…
La voix de Sirius traîna sur les derniers mots.
Abby se rapprocha de lui :
- Ma vie promet de se passer dans l’ombre, Siri. Ce n’est pas ça qui me dérange. Si jamais je suis en danger...
- Tu viens immédiatement ! s’écria-t’il.
Réprimant un sourire, Abby tendit la main vers sa joue.
- Je tiendrai cette promesse.
Il la percevait tout contre lui, sa tiédeur, la délicatesse de sa peau, sa féminité émouvante. Il ne put que répondre dans un souffle : « Je compte sur toi » avant d’unir ses lèvres aux siennes.
Plus tard sous le soleil qui déclinait, leurs chevelures mélangées, ils reposaient sous les frondaisons ; le châtain doré entremêlé au brun foncé. La tête d’Abby était à peine appuyée contre l’épaule de Sirius. Une veine bleutée pulsait lentement sous sa tempe. Elle avait posé sa main sur son torse ; sans même sans s’apercevoir ; pas trop près de son cœur afin de ne pas ressentir les sourdes vibrations durant son sommeil.
Les longs cils noirs faisaient comme une frange ombrée sur le visage de Sirius. Ses pommettes hautes dessinaient des contours d’ombre et de lumière. Ainsi endormi, il avait cet air vulnérable que tous les hommes retrouvaient durant le repos ; une grâce d’enfant qu’ils perdaient une fois éveillés.
Liés l’un à l’autre par le sommeil ou les songes, sans paraître enchaînés, Abby et Sirius goûtaient l’un de ces rares moments où le monde entier marquait une pause. Le soleil maintenait leurs deux corps à une douce température ; l’herbe haute leur avait fait un large lit odorant. Une légère brise s’éleva apportant une fragrance de buissons mouillés et de terre chaude.
« La mer », murmura Abby dans son sommeil.
Derrière un arbre, Remus sourit. Le spectacle était terriblement beau.
Il regarda l’heure et avec un mouvement de regret, pensa qu’il était grand temps d’aller réveiller ses deux amis. L’heure du départ devenait imminente.
De la tour de Gryffondor, Remus Lupin contemplait les alentours de Poudlard. Un élément attirait son regard.
- Lunard, bouge-toi, c’est l’heure de partir ! le train nous attend !
D’un signe de tête, Remus fit comprendre à James et Sirius qu’il arrivait.
Mais ses pensées se tournaient encore vers cet arbre tordu.
- Remus ? Tu ne veux plus partir ?
Abby se plaça à côté de lui et regarda dans la même direction que Remus. Le Saule Cogneur.
Tant de souvenirs.
- Oh…C’est à lui que tu dis au revoir, chuchota-t’elle.
- D’une certaine façon, Abby.
Elle l’entoura de son bras : il était crispé comme sur le point de fondre en larmes.
- Rem…ça va aller. Il y aura toujours quelqu’un auprès de toi, lors de la pleine lune.
Il se reprit puis abruptement, lui glissa :
- J’ai peur, Abby. De ce qui va se passer...
- Tout le monde, Rem. C’est normal.
- Tu sais, cette nuit-là, dans la Cabane Hurlante, je t’ai vue, je t’ai reconnue, tu as dit quelque chose, un instant, je…jamais je ne t’aurais fait de mal, Abby.
Elle sut de quoi il voulait parler. La nuit où Sirius avait joué cette horrible farce à Severus, elle avait eu l’idée stupide de le suivre. Mais Remus déjà métamorphosé ne l’avait pas attaquée, elle. Machinalement, elle tapota le dos de Remus. Il se mit à sa hauteur et à peine distinctement laissa glisser ses mots :
- Serre-moi fort, Abby.
Elle l’enlaça et le serra contre elle.
- Petit loup-garou, chuchota-t’elle dans ses cheveux.
- Ne fais pas l’idiote, à présent. Je sais que tu ne veux pas venir habiter avec Sirius, il me l’a dit. Mais tu devrais considérer cela comme …un arrangement, un partage.
- Comment cela ?
- Sirius sera souvent parti. Et il se peut qu’il m’héberge aussi, tu sais. Il a de la place. Ne te dispute pas avec lui pour ça, Abby.
Elle fronça les sourcils. Mais Remus avait calmement remis de la paix dans son esprit.
- Je vais y penser de nouveau. C’est promis.
- Alors, il faut y aller, je suppose, dit-il avec un ton de regret dans la voix.
Et ce fut le départ, le vrai. Dans le compartiment, alors que la gare de Pré-au-Lard s’éloignait sous leurs yeux, tous restaient un peu songeurs. Comme si une part d’eux-mêmes restait derrière eux. Un peu de leur enfance. De leur adolescence.
- Tu crois qu’on y reviendra, je veux dire à Poudlard ?, s’enquit Remus, les yeux dans le vague appuyé contre la vitre.
- Je sais pas, marmonna Sirius, tête baissée.
- Vous reviendrez, vous deux, j’en ai le pressentiment, mais la voix d’Abby se perdit dans le bruit du train qui amorçait un virage en grinçant.
Personne ne l'entendit.

Commentaires
elvi44 le 22/01/2009 à 16:58:34Il y a bcp de choses que j'aime dans ce passage ... à lire entre les lignes !!
Un chien-loup c'est toujours un meilleur Patronus qu'un vermisseau argenté ;-)))
Très bel adieu à Poudlard - qui y reviendra ? là est la suite ...
Leya le 23/01/2009 à 09:48:26
Chacun y lit ce qu'il a envie d'y lire, je crois.
Quant au Patronus, si j'avais la possibilité d'en produire un en ce moment, il serait sûrement ....un vermisseau argenté...boafff
Bon, on sait un peu qui reviendra à Poudlard, ça, ce n'est pas un très grand secret!!!
fërikat le 24/01/2009 à 03:15:19
une belle douceur entre Abby et Sirius... si longtemps refoulée!!!!
Leya le 24/01/2009 à 17:16:09
Une douceur ...avant le pire...