Pour faire comme

Sous les feutrés silences
les lourds ressentiments
commentent sans bruit
les restes épars d’une conspiration avortée.

Vaine. Inutile. Crétine.
Les fatigues se délitent.
Les grincements de dents se sont tus.
Les secrets affligés battent la coulpe
des uns et autres ; les épaules lourdes,
 les cernes en virgule, le dos
déchiré.


Pour un « à quoi bon »  de plus.
Une demi-vie, une mi-temps cellophanée,
usurpée, très suivie, déjà vécue
En groupe, en troupe.
Pour faire comme.
Pour faire avec.
La même. Quelle musique.

Sous le  ciel maladif,
 un hématome boursouflé
 menace de s’écrouler.
Miroir d’un conflit larvé,
les paroles tues, les mots ravalés
la scène répétée et jamais déployée.
En attente d’un nuage crevé,
de lassitude ourdie.

 

Leya_mars09

Photo:Wolff - merci



Article ajouté le 2009-03-19 , consulté 97 fois

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