L'ombre du passé - Chap.29- L'évasion de Sirius
"la peur noie la magie"
Silvana de Mari - Le Dernier elfe
Eté 1993
En lisant la lettre de Remus, Abby crut que sa mâchoire allait se décrocher. De stupéfaction. Elle correspondait avec son ami depuis des années, ayant mis un terme à leur différend, renouant entre eux d'une autre façon, mais sans jamais plus mentionner le nom de Sirius. Elle s'était désolée d'apprendre que Remus ne trouvait presque jamais de travail à cause de sa condition de loup-garou. Grâce à Nemesia, il survivait car la tante d'Abby lui dénichait des petits boulots qui ne correspondaient pas à ses capacités. « Mais c'était toujours ça », écrivait souvent Remus sans se plaindre, un brin fataliste. Ou résigné. Abby trouvait que c'était profondément injuste.
Pour la première fois, Remus lui apprenait qu'il allait avoir un emploi passionnant: professeur à Poudlard ! Dumbledore avait fait appel à lui pour enseigner les Défenses contre les Forces du Mal.
Mais la nouvelle qui bouleversait Abby consistait en quelques lignes : Sirius s'était évadé de la prison d'Azkaban !
Remus avait dû prendre sur lui-même pour écrire ces mots, mais il l'avait fait.
Agrippant le rebord de la table, cherchant un point d'appui, Abby croyait voir trouble. L'espace autour d'elle semblait se liquéfier. Elle ne savait pas si elle avait blêmi ou verdi mais elle sentait son cœur taper et heurter à contretemps.
En voyant l'air effrayé de Melinda qui entrait dans la cuisine, sa fille sur ses talons, elle comprit qu'elle devait arborer une mine plus qu'étrange.
- Abby ? interrogea la jeune femme brune, l'inquiétude dans sa voix légèrement basse. Que se passe-t'il ? Tu es affreusement pâle.
Repoussant la lettre pliée en quatre, Abby se tourna vers Melinda :
- Des nouvelles…
Melinda fronça les sourcils :
- Des mauvaises nouvelles de chez nous ? Ta tante, ou… ?
- Non. C'est…Sirius, acheva Abby dans un souffle. Il s'est échappé d'Azkaban.
Les larmes menacèrent de lui monter aux yeux. De soulagement ou de peur.
- Oh, par Merlin ! Melinda comprit immédiatement. Abby lui avait tout expliqué, y compris le fait qu'elle croyait Sirius innocent. D'Azkaban ?
Abby se leva, fit quelques pas, les bras serrés contre elle. Mille questions tournoyaient dans sa tête : comment avait-il fait pour s'y prendre ? Comment n'avait-il pas sombré dans la folie, entouré par les Détraqueurs ? Lui restait-il donc sa Magie intacte ? Comment avait-il survécu durant douze années ?
En écho à ses propres pensées, Melinda ne put s'empêcher de s'exclamer :
- Personne n'est jamais resté si longtemps dans cet endroit ! Alors, s'évader…Abby, quelqu'un a-t'il pu l'aider ?
- Oh, non. Il est devenu le sorcier le plus recherché d'Angleterre à l'heure actuelle. Rappelle-toi, Mel, tout le monde reste persuadé qu'il est le bras droit de Voldemort.
La fille de Melinda braquait des yeux étrangement perspicaces pour une enfant si jeune sur les deux femmes, essayant de suivre la conversation comme une petite personne sérieuse, son jouet favori entre ses doigts.
Abby fit un signe à Melinda :
- Eileen…On ne devrait pas parler de tout ça devant elle. C'est effrayant.
- Tu as raison, admit Melinda. Et je devrais déjà être à la jardinerie. Rufus va me faire un scandale…..
- Il comprendra quand tu lui auras expliqué. Vous vous chamaillez tout le temps, vous deux.
Les lèvres de Melinda se pincèrent légèrement. Vexée. Puis elle se pencha vers Abby :
- Tu es sûre que ça va aller ?
- Je n'en sais rien. Mais je pense que je vais faire un tour au grenier. C'est bien là que tu as ….empilé les numéros récents de la Gazette du Sorcier que Nemesia nous a fait parvenir ?
Melinda eut un air embarrassé. Son système de rangement ne s'était pas amélioré depuis sa scolarité.
- Tu en cherches un en particulier ?
- Oui. Parmi les derniers. Ceux de ce mois-ci. Il y avait une photo avec une famille de sorciers en pleine page.
- Tu trouveras ça sur le haut de la dernière pile. Le dernier tas, quoi. Tu te doutes de quelque chose ?
- Hmmm. Disons que mon intuition me souffle d'aller revoir cette photo.
- Un lien avec Sirius ?
- Va savoir.
- Si quelqu'un peut le retrouver, je crois que c'est bien toi, Abby !
Abby eut envie de rire, soudain :
- Moi ? Sur les traces de Patmol ?
Le déclic se fit soudain dans sa tête. Animagus. Personne n'était au courant de cette information. Hormis Remus, elle, et….Un tiraillement se répercuta au fond de sa mémoire. Tout semblait s'imbriquer peu à peu. Melinda n'avait peut-être pas tort. Mais il lui manquait encore quelques éléments.
Bientôt. Très bientôt elle mettrait ses pas dans les empreintes de Patmol.
Mais si elle comprenait bien, elle ignorait la destination de celui-ci.A quoi ou à qui s'était raccroché Sirius ?
Rufus lui fournit la réponse spontanément le soir même :
- Il fera la même chose que toi, voyons, Abby !
- Pardon, tu peux t'expliquer ?
- Il cherchera le dernier membre de sa famille en vie. Pour se rassurer.
Melinda et Abby s'entreregardèrent, interloquées.
- Tu es venue me trouver ici.
- J'avais déjà Nemesia…
- Oui, mais tu ne pouvais pas rester en Angleterre. Tu as cherché l'autre personne proche de toi. Ton cousin donc. Sirius va faire de même.
- Il n'a pas de cousin et son frère est décédé, lui lança Melinda. Sa cousine, on sait où elle est !
- Par Mélusine ! C'est évident, pourtant ! Une personne chère à son cœur : son filleul !
- Harry Potter, s'écrièrent Abby et Melinda en même temps.
Rufus leva les yeux au ciel.
- Pourtant c'est un nom suffisamment célèbre, non ?
- Bien sûr et puisque tu es si malin, dis-nous donc comment il va savoir où aller le chercher, hum ? fit Melinda, en pointant le menton, les yeux plus brillants que jamais.
- Tout le monde sait que le petit Harry Potter ne vit pas chez des sorciers célèbres.
- Intelligent, marmonna Melinda. Ce type a un grand esprit.
Abby se retint de rire. Elle se félicita de ne pas avoir son cousin et son amie Melinda sous le même toit car elle aurait été obligée d'utiliser la magie pour les faire taire.
- Harry ne vit pas chez des parents de James, Ruf'.
- Non. Donc, il vit chez des Moldus. La famille de Lily était moldue, si j'ai bien écouté tout ce que tu as dit ?
Cette fois, il n'y eut pas de raillerie. Une fois de plus, l'histoire se tenait.
« Oui, pensa Abby. Sirius aimerait voir le fils de James. Même recherché, il voudra l'apercevoir. Et personne ne sait qu'il est un Animagus, surtout pas le Ministère de la Magie. Je peux trouver Sirius….Je peux l'aider...Mais le voudra-t'il ? »
Finalement, elle les contempla, Rufus, Melinda, puis déclara, comme poussée par une force intérieure.
- Je vais y aller.
Ce serait la première fois depuis douze ans. Abby savait qu'elle n'avait pas le choix.
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Little Whinging- Surrey
Le chien recula dans la petite allée, entre le muret et le garage ; puis se fondit dans la nuit. Mince et noir, il se glissa entre les buissons. Boitillant d'une patte, il se retourna soudain. En alerte, les oreilles pointées.
Une silhouette agenouillée enveloppée d'une cape légère se tenait immobile. Elle lui tendait une main ouverte.
Il gronda, découvrit ses crocs un instant.
Abby s'exhorta au calme, malgré l'émotion qui l'étreignait de plus en plus fortement. Elle chuchota de manière à peine audible :
- Approche. J'ai à manger. C'est juste…moi.
Elle sut que le grand chien sombre l'avait entendue. Il s'apprêtait à prendre la fuite. Pourtant, il hésita. Flaira les alentours. Il restait en alerte, prêt à déguerpir. Elle lança son dernier atout :
- Patmol, c'est moi, Abby.
Elle devina un éclair dans les yeux du chien efflanqué. Il baissa la tête. Puis, pas à pas, boitant un peu plus bas, il marcha jusqu'à elle, pour finalement placer sa truffe à quelques centimètres de sa main. Abby perçut son souffle chaud sur ses doigts.
Il happa le morceau de poulet froid sans la toucher ni la mordre, mais avec avidité. Abby lui en redonna un autre. Elle le vit s'asseoir pour se nourrir. Abby eut un instant de malaise. Il crevait de faim. Et elle était là, presque impuissante, dans cette nuit débutante, à la lisière des larmes et du doute.
Quant il eût fini, il se lécha les babines, pencha la tête de côté, le regard soudain planté dans le sien. Abby ne put se retenir et glissa ses deux mains dans le pelage hirsute et négligé, parfois plaqué en boule de poils rêches, qu'elle avait connu si doux. Elle sentit la truffe fraîche se nicher dans son cou. Avec un sanglot réprimé, elle l'entoura de ses bras et répéta comme une litanie assez bas pour que personne ne l'entende :
- Sirius, Sirius, je suis là…
Une sorte de soupir lui parvint du grand chien. Abby se releva.
- On ne peut pas rester ici. Tu as presque failli attirer l'attention de trop de gens. Et je vois que tu es blessé. Viens.
Dans la banlieue tranquille, le chien noir qui avait effrayé Harry Potter quelques instants auparavant, marchait dans le sillage de la jeune femme, sans bruit. Elle se dirigeait avec détermination vers un véhicule garé le long d'un trottoir. L'animal fit une halte, une patte en l'air, les yeux interrogateurs. Abby se retourna et expliqua à mi-voix :
- Ce serait une très mauvaise idée de transplaner tous les deux. Utiliser les moyens magiques te ferait repérer aussitôt, tu t'en doutes. Mais le système moldu, lui, est plus anodin. Donc, monte, je sais conduire. On a besoin d'un endroit calme. Dépêche-toi, c'est inutile de rester ici ce soir.
Elle déverrouilla la porte arrière. Le chien sauta en gémissant sourdement. Abby fit le tour et s'installa à la place du conducteur.
Elle prit instinctivement la direction du nord. Abby remercia en silence une fois encore son cousin Rufus qui l'avait poussée à passer son permis de conduire en France plusieurs années auparavant. Même si elle trouvait plus délicat le fait de circuler à gauche, elle s'y habituait et se disait qu'elle savait se débrouiller dans le monde moldu. Elle avait une destination en tête ; le plan étalé sur le siège du passager. Les miles s'enchaînaient. Abby ne flancherait pas.
Sous sa forme de chien, Sirius ne pouvait pas communiquer avec elle. Mais il était là, couché sous le plaid, à l'arrière.
Abby avait besoin d'un endroit reculé. Pas d'une chambre d'hôtel qui aurait été trop repérable. Elle conduisit le plus loin possible. Dépassa Liverpool. Ne s'arrêtant que pour chasser la fatigue. Le temps passait. La région qui environnait Carlisle était entourée de lacs et d'étangs mais bordée d'une forêt. Abby fixa encore son esprit pour ne pas se laisser aller à cette torpeur qui la menaçait. Elle avait mémorisé l'itinéraire : Armathwaite, puis la route de Cotehill. Elle finit par trouver le parking. Il serait simple de charger le sac à dos ensorcelé.
Ils s'enfoncèrent dans les bois, encore humides. En quelques minutes, Abby avait suivi les instructions de Rufus pour dresser un abri rudimentaire qui se confondait avec les troncs des arbres et les souches. « Tu verras, si tu respectes bien ce que je te dis, tu auras une cabane, protégée magiquement. Très utile, cousine, lui avais promis Rufus. Et pour faire du feu, ne produis que des flammes bleues. C'est un moyen magique, soit, mais ça vous réchauffera tout aussi bien sans provoquer de dégâts. »
Son cousin avait eu raison. Ils étaient à l'abri. Protégés. Un étang était à proximité.
Abby avait presque dû traîner l'Animagus sur les derniers mètres. Sa patte avait souffert.
Lorsqu'elle fit courir la paume de sa main le long de ses flancs, palpant avec un brin de frayeur ses côtes saillantes, elle s'aperçut qu'il avait de longues estafilades. Les yeux bruns du chien se fermèrent à demi.
- Tu devras reprendre ta route lorsque tu seras guéri, Patmol. Pas avant.
Il grogna. Abby caressa le haut de sa tête. La tendresse la submergea. Elle comprenait qu'il ne pouvait pas prendre le risque de se transformer. Les flammes les illuminaient en douceur, diffusant une agréable tiédeur. La chaleur apaisait Abby. Elle espérait qu'il en allait de même pour Sirius, prisonnier de sa forme animale.
Elle s'étira. Les courbatures des dernières heures la faisaient souffrir. Elle aspirait au repos. Elle attira à elle le plaid et la couverture, puis s'en recouvrit ainsi que le grand chien.
Elle était à ses côtés.
Fixant une fois encore les flammes dansantes jusqu'à l'hallucination, elle bascula dans le sommeil comme dans une bulle hors du temps.
Des images de mer grise et de vagues déferlant sur elle s'imposèrent en même temps que les mots repris sans cesse : « ils ne prendront pas mon âme ». Le visage de Sirius tel qu'elle l'avait connu douze ans auparavant s'imprima dans sa tête : les yeux rivés aux siens, mais presque translucides sous une luminosité de fin de jour, il la regardait, comme statufié. Les traits durcis, il n'était plus seulement charmant mais atrocement beau; non pas détenteur de cette joliesse qui captait la lumière, mais d'une frappante et magnétique splendeur. Il lui semblait si lointain et à la fois frappé d'un choc qui ravageait l'âme d'Abby. Comme si elle ne pouvait plus jamais l'atteindre. De tout son être, elle l'appelait, mais le roulis l'emmenait. Il se détournait et se changeait en chien. Dans la fulgurance de sa détresse, Abby sentit les larmes l'étouffer dans son rêve. Les échos d'une voix rauque tintèrent à ses oreilles. Elle s'aperçut qu'elle était à moitié éveillée et qu'elle ne pleurait pas.
Elle voulut se relever mais un bras se rabattit sur elle. Et sa propre main se referma sur le torse maigre de Sirius. Abby ouvrit les yeux. Le visage mangé par la barbe, les cheveux emmêlés, il était là. Il avait dû se transformer malgré lui. Elle effleura son front. Il était brûlant de fièvre. Elle écarta les longues mèches qui lui masquaient le visage.
- Sirius, ça va aller. Tu as juste de la fièvre.
Mais soudain, il s'assit, les yeux fixes, le regard hanté, les mots s'entrechoquant, rouillés dans sa gorge :
- Les Détraqueurs.
Il ne regardait que le vide. Abby ferma les yeux. Son ancien cauchemar d'adolescente avait pris forme. Elle posa une main sur son épaule.
- Rallonge-toi. Bois ce que je vais te donner. Tu es à l'abri ici. Protégé. Je vais examiner tes blessures, ça va aller.
Machinalement, il lui obéit, marmonnant :
- Guérisseuse…
Abby aida à lui ôter ses vêtements de prisonnier. « Azkaban, pensa-t'elle avec une répulsion si forte qu'elle eut l'illusion que Sirius l'avait entendue ».
- Tes blessures sont superficielles, fit-elle dans un souffle. Mais elle se força à le palper pour détecter une fracture qu'elle n'aurait pas remarqué.
« Si maigre » et elle bannit une fois de plus cette pensée ; les côtes saillantes, la peau plaquée sur les os, sans presque une once de chair. Elle sut se maîtriser pour ne pas montrer sa peine et effectuer les gestes en douceur. Elle appliqua du dictame sur les estafilades les plus flagrantes. Le visage émacié de Sirius se crispa.
- Je t'ai fait mal ?
Sirius ne répondit rien sur le moment. L'éclat de ses iris autrefois d'un gris argenté, si changeant, était éteint. Comme un argent dépoli. Plus aucune brillance ne transparaissait. L'expression semblait avoir déserté son regard. Parler aussi lui était difficile. Sa voix était comme un instrument qui n'avait pas été touché depuis longtemps et qu'il ne savait pas accorder; il n'en avait pas la maîtrise. Une sorte de rictus ironique finit par se dessiner sur ses traits osseux. Il dit d'un ton qui sonnait comme de la rocaille :
- Tu n'es pas dégoûtée de toucher un type aussi sale…
Abby haussa les épaules, rejetant la remarque.
- Je vois surtout que tu as déjà pris un long bain de mer. Tu n'as ni poux, ni puces, juste la poussière du voyage.
Les sourcils de Sirius se contractèrent.
- Comment ?...
- Tu n'es pas venu jusqu'ici en volant.
Il se tut. Acquiesça. Il était évident qu'il ne détaillerait jamais vraiment son évasion. Il y avait tant de choses à taire. Tellement de silences entre eux. Et Abby ne savait pas les combler. Elle se demandait même si c'était utile d'essayer. Elle le guérirait. Il poursuivrait sa route. Il ne s'agissait pas de retrouvailles. Juste d'une entrevue.
Et elle avait un goût très amer. Un sentiment d'adieu et de non-retour.
Une autre journée passa.
Sirius n'avait plus de fièvre. Il se transformait le plus souvent possible en chien.
Abby savait que c'était pour sa sécurité. Pour leur sécurité. Mais elle se doutait qu'il avait intégré cette forme de vie seconde pendant des années pour survivre et qu'il devait se sentir plus à l'aise ainsi. Elle s'en doutait car, de nouveau, comme durant sonn adolescence, où il avait été piégé par sa métamorphose, il se comportait envers elle avec une certaine tendresse une fois changé en Animagus.
Cette attitude renvoyait Abby à des souvenirs plus anciens.
Malgré tout, une nuit vint où, endormie, elle sentit son compagnon se transformer et la serrer contre elle. Tout s'enchaîna si vite qu'Abby ne sut pas si elle rêvait. Leur étreinte fut rapide et sans réelle douceur.
Alors, Abby sut que le lendemain Sirius la quitterait pour continuer ce qu'il devait faire. Il n'en avait pas parlé. Mais il y avait une raison. Abby était suffisamment subtile pour comprendre ce qui le poussait à aller vers le nord. De la forêt de High Stand, la frontière avec l'Ecosse n'était qu'à une quinzaine de kilomètres. Et plus au nord, protégé, en territoire magique, se trouvait Poudlard….
Abby sut qu'il était temps pour elle de s'en retourner.

Commentaires
ferykat le 15/05/2009 à 23:14:26encore plein de lien entre les histoires!!!!
Abby va-t-elle revoir Sirius? Ça serait bien ;)
EmelPuck... le 17/05/2009 à 09:41:16
Ha tiens Mélusine !!
I like this name !!
Comme toujours tout s'imbrique bien avec l'univers de Rowling !!
Mais que va-t-il se passer ?
elvi44 le 28/05/2009 à 18:32:59
Très émouvant passage de Sirius qui essaie de survivre - la force d'Abby aussi -
Sirius m'évoque Jamie après la bataille de Culloden... blessé, marqué mais voulant survivre - bientôt l'Ecosse, bientôt Poudlard... et ? et ? pour Abby ?
Leya le 28/05/2009 à 19:39:18
Ah, Jamie Fraser.....je ne pensais pas à lui en écrivant ce passage, forcément.
Mais tu as raison, Elvi. Il y a des liens entre les 2 persos. J'avais repris les expressions de Jamie en gaélique pour les épisodes précédents.
Ah, et Abby?
- note: Jamie est l'un des personnages de la série de romans "Le chardon & le tartan". Très bien documenté. Et pour qui aime les histoires celtiques.
ferykat le 24/07/2009 à 01:16:49
Plus jamais de rencontre entre eux???