SENS
Les vallons se meuvent en ellipses suaves
Et nos pas guident nos délits.
Là où la pieuvre du désir enlace
Les haleines fébriles de nos silences navrés.
Nos histoires à rebours se prosternent
Se croisent et se désobligent.
Une rage d'hérésie nous surprend
Au détour du labeur dénoncé.
Blottie contre ta peau soupir dévorant
J'attends le clair instant du privilège.
Toi, le mélomane des sens affamés
Tu patientes et piétines les cendres mauves.
Tu es annonciateur et le ciel te fustige
Au-delà de la petite mort qui vaque.
L'illusion du toujours se noie
Au creux de la bouée lestée.
NAPAL@

Commentaires
Francil le 03/11/2006 à 23:11:32Toujours Napal nous fait rêver...
Bises, Francil.
fabytessblues le 22/05/2007 à 10:14:48
tu uses et abuses des mots avec une facilité qui m'interpelle, c'est superbe.