Tromper d'ère
Me fourvoyer, me gourer d’air.
Pas des paroles en l’air, c’est clair
Je n’suis pas fière, je m’alitere.
Je dégonde ce soir, noir de noir
En louvoyances camusardes
En désolances hagardes
Sans permanences de sabres.
Je me suis planté de sphère
De décalage de planisphère.
J’arrache à ma tête une épine
Que j’enfonce à complet régime.
Suis-je la seule à déjanter ?
A part sans parts à pas rentrés
Dans le sens commun mitigé
Suis-je alitée en monde aîné ?
A mains borgnes, à doigts vrillés
Combien de sommes d’ânes bâtés ,
De groins de nonnes confinés
Pour une consonne à maquiller .
J’ai du louper un épisode,
Un élementiel du dialogue.
A chausses trappes éradiquées
Mes tristes agapes avalées.
Je vertigine sans unisson
Le soir est vide, sans percussions.
Nulle musique de rivière pourpre
Mais le silence à triple croûte.
Je hurle à vide avide à rire
En proférantes adrénalines.
En consommées raides endorphines
La curée aux lourdes babines.
Je suis lasse de moi, cette sans sève
Et de ces groggy marche ou crève.
J’ai du piétiner les rainures
Pour que ces damnations perdurent.
NAPAL @

Commentaires
Istina site : istina-svaboda.blog4ever.com/blog/index-150016.html | le 03/08/2008 à 02:40:34Bonjour,
Que j'aime quand les mots claquent, sonnent, un peu fous, un peu chaos (pas tiques), le rythme est soutenu à la lecture, le poème impose son train, et c'est heureux.
Istina
Leya le 03/08/2008 à 15:02:14
C'est le style de Napal, ça ;-)))