Clotilde
Clotilde est assise en face de son miroirElle démêle ses cheveux sans se voir
Caresse au passage doucement sa joue
Ecartant les pans de son peignoir
Dans sa chambre sombre des ombres s'agitent
La flamme de la bougie se balance
Faisant danse sur le mur la silhouette
De
La nuit se rassure en émettant des bruits
Où vit le chant du grillon joli
La lune sommeille au ciel empenaillé
De nuages où une étoile luit
Clotilde vient de terminer sa toilette
Elle achève d'écrire une lettre
Eteint la bougie qu'elle souffle doucement
Puis se glisse entre les draps, douillette
Elle trouve une place où son corps de délasse
Abaisse à présent ses paupières lasses
Le sommeil, canaille, bientôt la saisit
Constellations d'images éparses
La nuit rassurée remonte ses couvertures
Ensevelissant plein de toitures
Clotilde immobile rit à la poésie
De l'étoile qui toujours autant luit
NAPAL@

Commentaires
Francil le 09/12/2006 à 14:13:53La douceur, des mots simples, une image tendre... tout appelle au rêve.
Tendre baiser.