Mort alitée
Il y a l’art et la manière
Et la vie qui nous joue des tours.
Ils disent tous « pourrait mieux faire ! »
Mais quand survient le désamour
Les donneurs de leçons tertiaires
Se confinent au fond de leur cour.
Il y a le geste et le sommeil
Et les rigueurs de l’inaudible.
Ils disent tous « ouvre les oreilles ! »
Mais quand arrive le son futile
Les « avaliseurs » de morale
Se calfeutrent au fond du sérail.
Il y a l’arbre et puis l’écorce
Et la détresse en mimétisme.
Ils disent tous « en toi est la force ! »
Mais quand te parvient l’optimisme
Les blanchisseurs faits secouristes
Lavent leurs tentures en attentistes.
Il y a l’un et même l’autre
Et les déchirures du passé.
Ils crient tous « c’est bien de ta faute ! »
Mais quand tu attends le sensé
Les esprits libres se défaussent
Du venin gris de leur pensée.
Ubuesques fourberies et ubuesques volitives
Un jour, une plume enlevée
S’immisce avec congruité
Dans une âme un peu fracturée
Un esprit déjà molesté.
Cette plume duveteuse et douce
Possède l’altérité d’une gousse
Et sa « jouissivité » masquée
Se saisit de toutes tes frousses.
Elle se répand, s’évase et se propose
Comme une couche offerte et vraie.
NAPAL @

Commentaires
hyalline le 07/03/2007 à 21:51:20Je trouve ce texte très beau. Il ressemble à l'espoir, à la naissance d'un nouvel amour.
Francil le 09/03/2007 à 13:46:14
Dissertation originale sur le thème du "désamour" et des "avaliseurs" de morale...
fabytessblues le 22/05/2007 à 10:08:18
BRAVO voilà un texte superbe