La tentation de Severus- Partie 8 -suite & fin

J'ai mis suite et fin, mais cela ne signifie pas que l'histoire s'arrête là. Il y a encore une partie à venir (allez, peut-être 2 si je mets tout!) et un épilogue. Cette huitième partie m'a encore cassé la tête(ce serait plutôt l'épaule, physiquement - ne pas se demander pourquoi Melinda avait mal à son épaule droite!- ) parce que c'est une chose d'écrire et une autre de tout relire et de vouloir rendre un texte un peu clair. Et encore....je ne suis pas vraiment satisfaite même s'il y a des passages qui ont été faits et refaits depuis des mois.Ils traînaient dans les marges de mes cahiers, comme certaines personnes qui écrivent dans les marges de leurs livres de Potions, d'une écriture illisible; hum..."Le Prince de Sang-Mêlé" n'avait rien inventé au sujet des gribouillis; je n'ai jamais fait de potions, mais je suis aussi gribouilleuse que lui, n'est-ce pas, Severus? ;-)

LEYA

*********

Quand Melinda rouvrit les yeux, elle hoquetait au dessus d'un large lavabo.

Elle avait dû être prise de nausées. Elle ouvrit le robinet en grand et en profita pour s'asperger le visage, éclaboussant ses vêtements.

Sa tête lui faisait un peu mal mais, en touchant son crâne, elle se rendit compte que son cuir chevelu ne comportait qu'une simple estafilade – cicatrisée.

Déjà ?

Elle ne reconnaissait pas la salle de bains.

Et fut saisie de peur.

Combien de temps ?

Où était-elle ?

 

L'eau fraîche l'avait apaisée. Elle n'avait pas perdu la mémoire. Les récents événements revenaient en fragments.

Elle se retourna juste au moment où…

Quelqu'un frappait doucement à la porte.

 

Melinda ouvrit de quelques centimètres, gênée d'avoir une tenue aussi répugnante.

Et se trouva quasiment face au grand nez de Rogue.

Elle lui fit un petit sourire.

 

Les traits tirés, il posa un regard interrogateur sur elle :

-         Je n'ai pas osé vous déranger. Et les nausées, ont-elles cessé ?

-         Oui. Mais…ça a duré combien de temps ?

Il réfléchit et dit :

-         Pas très longtemps. Je pense que c'est votre façon de réagir à la suite de ce choc. Sans parler de la fatigue. Aurais-je tort de penser que vous n'avez pas pour habitude de vous évanouir ?

Melinda chercha dans sa tête  :

-         Vous avez raison. Cela a dû m'arriver une fois, je crois. Et je me souviens d'avoir été malade en me réveillant….Elle coupa court et fit, en montrant la pièce : Et je suis où, là ?

Imperturbable, il déclara :

-         Ma salle de bains. J'ai pris la liberté de vous transporter dans mes appartements. Désolé, mais j'étais un peu fatigué pour vous amener jusqu'à l'infirmerie. Je suis allé au plus près.

Plissant le front, Melinda se demanda un instant ce qui l'avait fatigué ainsi et si les cachots de Serpentard étaient réellement si proches. Mais elle demanda seulement :

-         C'est vous qui m'avez ramenée ?

Rogue eut une sorte de rictus.

-         Et qui d'autre ? De plus, je voulais vous surveiller. Vous savez parfaitement que vous avez fait un peu trop usage de vos …capacités ce soir.

-         Legilimancie ?

Il haussa un sourcil :

-         Parfois, je me demande si le terme convient dans votre cas. Apparemment, c'est une forme relativement peu commune…De plus, j'ai remarqué que vous ne preniez pas garde aux conséquences mais je pense que c'est un tort. La preuve… Enfin, vous apprendrez certainement à mieux maîtriser ceci dans les années à venir.

Son air était légèrement pensif. Il se retourna et lui tendit une pile de serviettes de bain :

-         Ah. J'oubliais. Prenez ceci. Servez-vous de la baignoire, prenez une douche, bref, faites au mieux. Vous n'y voyez pas d'inconvénients ?

Melinda se sentait tellement dégoûtante qu'elle réagit avec spontanéité :

-         Merci. Je suis dans un état pitoyable.

 Elle désigna ses vêtements tachés et salis.

Impassible, il lui montra une robe de sorcier pliée sur le dessus du tas.

 

 

 Melinda fit couler l'eau à la bonne température. La baignoire était grande, pas aussi fastueuse que celle des Préfets car, d'après ce qu'on disait, ceux-ci disposaient de vraies piscines !

Elle se relaxa sous l'eau tiède. La douche la débarrassait de ses tensions. Elle évita de tremper toute sa chevelure. L'un des sorts qu'elle ignorait était bien celui qui lui aurait permis de sécher ses longs cheveux ! Elle ne traîna pas, ne voulant pas exagérer.

Elle s'enveloppa dans une serviette moelleuse. Où le professeur de potions se procurait-il de telles serviettes ? Peut-être était-ce un des privilèges des enseignants de l'école…

Elle remit ses sous-vêtements et avisa la longue robe. C'était une robe de sorcier taillée dans un tissu qu'elle n'avait jamais vu et qu'elle n'aurait su nommer. Doux, souple et quand elle la mit sur elle, presque chaud. Elle ressentait un bien-être indescriptible. En bougeant, l'étoffe noire chatoyait d'une étrange façon, prenant des reflets insoupçonnés. La robe n'était pas de coupe féminine ; elle était très large, trop pour elle, et très longue. Elle roula en boule ses affaires avec son désordre coutumier et sortit de la salle de bain, les cheveux défaits.

 

 

 

Severus Rogue était assis près de la table basse, le visage appuyé dans une main, une jambe repliée sous lui. Décontracté.

Plus tôt, Melinda n'avait pas remarqué qu'il s'était changé. « Après un bain dans le lac noir, ça valait mieux, » pensa-t'elle.

Il portait une longue tunique sur un pantalon large, du même tissu noir que la robe de sorcier. Son apparence était radicalement différente.

-         Posez vos vêtements sales dans ce coin, dit –il en faisant un geste. Vous les donnerez à la lingerie.

-         Heu, je vous remercie pour ceci, Melinda désigna la robe. C'est superbe mais je n'ai jamais vu ce genre de choses jusqu'à présent…

Il la regarda sur le côté. Melinda vit qu'il grignotait des gâteaux salés dans une assiette.

-         Sans doute parce ces vêtements viennent de très loin. Un cadeau entre sorciers. Il y a quelques années, le Directeur  avait convié les professeurs d'une école de magie située en Orient. Ils n'ont pas voulu préciser la provenance de leur tissu. Mais leur présent était précieux, je pense. Connaissant mon inclination pour les vêtements sombres, le Directeur m'a fait cadeau de ces deux habits. Probablement une façon de me dire que je devrais me vêtir de manière plus colorée ! nota-t'il avec sarcasme. Peu importe, je les ai gardés, comme vous voyez. J'imagine que vous ne désirez rien  manger ?

Melinda eut comme le cœur soulevé à cette pensée ou plutôt était-ce son estomac qui faisait un bond.

-         Non, je vous remercie. Excusez-moi mais qu'entendiez-vous tout à l'heure par « me surveiller » ?

Rogue porta la main à son visage puis bailla :

-         Excusez-moi, vous et moi sommes fatigués, je le crains. Oui, je voulais vérifier que votre esprit ne dérive pas de manière... intempestive. Mais, à présent, je crois que je ferais mieux d'aller me coucher, si cela ne vous ennuie pas.

Bouche bée, Melinda vit qu'il se levait tranquillement.

-         Oui, mais, et moi ?

Il esquissa un sourire ironique :

-         Il conviendrait que je vous accompagne jusqu'à votre dortoir, en effet. Mais, voyez-vous, je vous ai soignée, amenée jusqu'ici…il se fait tard.

-         Donc ? fit Melinda médusée.

-         La galanterie voudrait que je vous offre mon lit…

Melinda poussa un cri.

Pour la première fois, elle crut l'entendre rire :

-         Rassurez-vous, sans moi ! Pensez-vous que mon sofa sera assez confortable pour vous ?  Bien sûr, les convenances ne sont guère respectées mais vous n'aurez pas de problèmes.

-         Vous croyez ?

-         Pour tous vos camarades, vous êtes à l'infirmerie et pour Mme. Pomfresh et ceux qui vous ont vu quitter l'infirmerie, vous êtes dans votre dortoir. Vous serez réveillée à temps demain matin, j'y veillerai. Vous avez un examen.

Rogue avait un air malin tout en énonçant les faits de façon très calme.

Melinda regarda le canapé rouge et s'imagina déjà se blottir pour enfin dormir. Elle haussa les épaules :

-         Je ne tiens pas à avoir d'ennuis…..

-         Vous inventerez bien quelque chose demain matin. Soyez sûre que vous serez réveillée suffisamment tôt ! Ou alors, avez-vous des problèmes de conscience ? Autre chose ?

-         Quoi, dormir sur votre canapé ? J'espère que vous ne ronflez pas !

 

Elle vit son visage s'assombrir. Il marmonna des paroles qu'elle ne comprit pas.

Sans prêter attention à lui, elle s'allongea tranquillement et se lova dans le sofa si doux.

Passant près d'elle, Rogue déposa sur elle un grand plaid avant de gagner l'alcôve dissimulée par le paravent.

Melinda ne mit que quelques instants avant de sombrer dans une torpeur accueillante.

 

 

Les cris autour d'elle.

Le feu.

L'incendie.

Rouge. Flammes. Noires et glaciales au plus profond de son âme.

Des lueurs dansantes reflétées à l'infini comme des miroirs immenses.

Une douleur transperce sa chair.

Brûlante et brûlante. Sans s'arrêter.

Un hurlement comme un sanglot.

 

Melinda sentit son cœur cogner si fort qu'elle s'assit net dans le noir et tomba sur les genoux. Son sang résonnait dans sa tête sous le souffle du cauchemar.

Elle avait du mal à se détacher des visions d'horreur, des sensations. Elle aurait voulu éteindre ce feu atroce, ce cri dans sa tête.

Sauf…

Sauf qu'il n'était pas à l'intérieur d'elle-même.

 

 

Quelqu'un criait.

 

Elle chercha à tâtons l'endroit où elle avait posé sa baguette, dit « Lumos ! »à voix haute  pour se rassurer et reconnut la disposition des lieux.

Le logement.

Le cri provenait de…

Melinda bondit, faillit se prendre les pieds dans sa robe et renverser le paravent  pour finalement atterrir à côté de la table de chevet de Rogue.

 

 

Il criait dans son sommeil, les traits convulsés, tournant et  se retournant en tous sens dans ses draps.

« Purée de dragon, je fais quoi, là ? » Son cerveau se mit à fonctionner à toute vitesse. Elle savait qu'on ne devait pas réveiller brutalement quelqu'un  en proie à un cauchemar ou au somnambulisme. Son grand-père lui avait raconté des histoires véridiques de personnes ,et même d'enfants ,dotés d'une force incroyable lorsqu'ils étaient plongés dans un tel état.

Melinda posa sa baguette. Elle hésita à jeter un sort ;

    «  Non, ce n'est pas la solution. En dernier recours », se dit-elle.

 La lumière formait un cercle qui éclairait suffisamment pour qu'elle puisse constater combien il semblait souffrir.

Elle s'assit à peine sur le bord du lit, craignant qu'il ne la fasse tomber dans un geste désordonné.

Melinda appela doucement :

-         Severus... 

Il ne l'entendait pas. Ses yeux bougeaient derrière ses paupières closes. Il articulait des phrases en silence. Il se retourna une fois de plus, violemment, agrippant son poignet gauche, en gémissant.

 

Melinda hésita et leva la main, tout en douceur. Elle écarta légèrement ses cheveux noirs en désordre, effleura son front perlé de sueur.

 

Brusquement, il s'assit dans son lit

 

Elle sursauta.

 

Replié sur lui-même, il enfouit son visage entre ses mains, secoué de sanglots.

 

La gorge serrée, Melinda osa se rapprocher :

-         Severus ?

Elle posa juste sa main sur son épaule agitée.

 

D'un seul coup, il ouvrit ses bras et la serra contre lui, son visage en larmes dans son cou, sans un mot, accroché à elle comme à l'ultime amarre.

 

Elle l'entoura de ses bras. Ils semblaient dériver ainsi tous les deux, agrippés l'un à l'autre, au milieu d'une tempête.

 

Peu à peu, elle sentit qu'il regagnait son calme. Il dit à son oreille d'une voix rauque :

-         Je n'ai plus de potion…

-         La potion ?

-         La potion calmante. Celle que vous aviez préparée en cours. J'en avais…sur cette table…mais je crois que le flacon est vide….

Melinda se détacha de lui, sachant qu'il n'aurait pas voulu qu'elle s'attarde à le détailler. En effet, sur la table de chevet, la fiole reposait, débouchée. Plus aucune goutte ne subsistait.  A présent, elle comprenait le sens de ses paroles, l'autre jour : « Idéale contre les cauchemars. Est-ce qu'il en avait besoin souvent ? Lui qui lui avait enseignée la façon de mettre son esprit au calme avant le coucher lors des leçons d'Occlumancie ? Oui, mais, certains détails sont peut-être trop forts. » pensa-t'elle. Pourtant, elle persistait à douter.

-         Severus, il n'y en a plus, dit-elle d'un ton neutre.

Pendant ce temps, il avait tenté de reprendre son visage habituel mais les traces étaient encore visibles. Il respira profondément mais ne pouvait s'empêcher de frotter machinalement son bras gauche, comme si celui-ci le faisait souffrir.

Melinda ne put s'empêcher de demander :

-         Vous avez mal ?

Sombrement, il gronda :

-         Heureusement, non. Vous savez ce que c'est.

-         Oui, mais pourquoi, expliquez- moi ?

Elle le fixa car il ne voulait pas lui répondre et insista :

-         Pourquoi fuyez-vous mon regard ? Expliquez-moi !

Les cheveux rabattus sur son front cachant presque ses yeux noirs, il dit d'une voix basse :

-         Non. Jamais ….Vous avez vu cette Marque ailleurs autrefois…

Elle savait de quoi il voulait parler. Le jour où ses parents étaient morts, la marque flottait au-dessus de la maison ; Melinda était partie chez des amis fêter son dixième anniversaire. Le même signe était apparu lorsque son oncle avait été tué. Cette fois, elle était cachée dans la grange. Sa tante avait survécu, blessant un Mangemort qui s'était enfui. Cet homme, Melinda s'en souvenait encore. Elle l'avait découvert et avait pris sa baguette magique. Elle avait été prise d'une telle colère qu'elle avait cru qu'elle, une enfant, pourrait prononcer un Sort Impardonnable. Elle s'était contentée de briser la baguette. L'homme s'était échappé. Mais cette vision revenait parfois, sans la hanter. Elle était gravée à tout jamais.

  -         Oui, je sais ce que j'ai vu. Et vous, qu'avez-vous peur d'affronter ?

En prononçant ces paroles, elle savait qu'elle allait lui faire mal. Tremblant, la rage et la honte mélangées, il la dévisagea. Une amertume non feinte sur le visage, il débita d'un trait :

-         Que puis-je faire contre ça, Melinda ? Dites-le moi ! C'est vous qui  allez arrêter ce qui me revient la nuit, peut-être ?  Le feu qui est venu se mêler à mon sang lors d'une nuit telle que vous ne pouvez l'imaginer? La puissance qui m'a envahi en même temps que la plus extrême des douleurs, la souffrance déchirant mon bras, et la flamme me pétrifiant le cœur. Comme une lame de glace. Cette marque, ce signe de ma soumission, je l'ai acceptée, certes. Mais j'avais compris trop tard.

Melinda blêmit :

-         C'est ça, que j'ai ressenti dans mon sommeil. Ce qui m'a réveillée…

Il finit par la regarder mais rageusement, continua sourdement :

-         Voilà. J'ai réagi trop tard. Des gens étaient morts. Celle que…Il s'arrêta et finit dans un souffle : Et aussi des gens comme vos parents.

Elle le corrigea :

-         Vous n'en êtes pas responsable. Vous ne saviez rien à leur sujet. Ce n'était pas vous, ce jour-là.

Il eut un sourire plus triste que les larmes :

-         Mais j'ai été de leur côté.

-         Vous n'y étiez pas. Et puis vous êtes revenu vers Dumbledore, à un moment ou à un autre, non ?

Ses yeux brillèrent d'un éclat étonné :

-         Qui vous a dit à quel moment ? C'est lui…. ?

Melinda l'apaisa aussitôt :

-         Je ne sais rien du tout. C'est juste une conclusion que j'ai faite. Je n'ai pas de précisions et je ne cherche pas à savoir si vous ne tenez pas à le dire. Ceci ne me regarde pas. Severus, à présent, arrêtez de vous traiter de meurtrier. Mettez un peu de paix en vous ! Votre âme n'est pas salie autant que vous le pensez. Seul le remords vous poursuit. Il est encore temps. Il y a autant de  clarté en vous qu'il y a de sombre en moi.  Enfin, je le sais pour vous comme pour moi.

Les mots le touchèrent au plus profond de lui-même, comme une vague immense. Mais il ne dit rien. Il ne se sentait plus l'envie de se quereller avec elle mais plutôt comme il l'avait déjà fait ces derniers mois, un désir de s'ouvrir à elle. Parfois, il aurait aimé se livrer totalement mais sa nature l'en empêchait. Et puis, il aurait fallu lui révéler trop de secrets qui auraient pu la mettre en danger un jour.

Lentement, de sa voix calme, il parla de cette nuit où il avait été marqué  comme un Mange-mort. Choisissant ses mots avec soin, il ne voulait pas détailler son récit car certains faits étaient presque inexplicables.

Melinda restait assise à ses côtés. Sans tressaillir, elle écouta jusqu'au bout.

Que pouvait-elle lui demander de plus ? Que peut-on exiger de la part de quelqu'un qui a tout perdu ?

-         J'ai une dernière question : cette potion, vous en prenez souvent ?

-         Ah. Je m'attendais à cela. Disons que j'essaie d'en avoir en réserve. Il esquivait admirablement la réponse. Mais à ce sujet, j'ai remarqué que celle que je fabrique a un goût différent de celle que vous m'aviez laissée. Qu'aviez-vous rajouté ?

Melinda fit un effort mais elle n'avait aucune certitude. Elle éluda et préféra détendre l'atmosphère. Son esprit avait été trop préoccupé :

-         Rien de particulier. Il faisait chaud dans cette salle ce jour-là, peut-être un peu de sueur…

Il eut un air rêveur et baissa la voix :

-         C'est peut-être cela, un peu de toi.

Puis il plongea ses yeux dans le siens, infiniment, à ne plus vouloir lâcher prise :

-         Tu es ma potion, Melinda.

 

Ses lèvres fines s'approchèrent des siennes. Enfin, un peu maladroitement, il posa sa bouche sur la sienne et frissonnant, se laissa aller à la seule sensation. Melinda répondit à son baiser avec toute la tendresse qu'elle éprouvait, sentant chaque parcelle de son corps attirée par le sien.

Dans un froissement soyeux de leurs vêtements noirs, leurs souffles se mêlèrent sans que leurs yeux ne se quittent un instant.

Malgré la fatigue et les épreuves, ils avaient chacun trouvé refuge dans les caresses de l'autre.

 

 

 

Cette nuit-là, pendant les heures qui précédaient l'aube, ces heures où trop souvent l'angoisse envahit les esprits, Severus dormit enfin apaisé.

Mais il ne dormit pas seul.

 

FIN 8ème partie



Article ajouté le 2008-02-25 , consulté 292 fois

Commentaires


elvi44 le 25/02/2008 à 19:31:24
Superbe !!! et tu m'as devancée ... il a embrassé Melinda avant Lena - zut !! Non, c'est très beau, très bien ciselé - Un beau petit bijou... Elvi
Leya le 26/02/2008 à 18:42:03
Par la barbe de Merlin! je vois que mon aquarelle "bave" ; bon, c'est l'idée de l'aquarelle mais je croyais avoir résolu le souci avec toshop....Et quand je peins, je n'ECRIS pas...;-)
Leya/niéss
elvi44 le 26/02/2008 à 19:42:48
C'est normal qu'une aquarelle "bave" un peu... c'est beau ce mouvement, c'est tendre et fort à la fois... j'aimerais bien dessiner comme ça moi !! bizzz - je suis dans la dernière ligne droite avant la fin et j'en rajoute toujours .. peur de les abandonner - zut,on s'attache à ses personnages ??
Leya le 26/02/2008 à 20:01:36
Le contraire serait étonnant....On s'attache mais à la fois, on a hâte de finir l'histoire. Enfin, c'est mon cas...elle est finie et j'ai envie de tout taper pour la mettre en forme. Même si ça m'a fait "mal" d'écrire vraiment la fin. (et le mot FIN, alors? ). Et pourtant, je savais la fin dès le début, ou presque. Sinon, j'en serais restée à une partie.
Oui,je sais, elle bave cette aquarelle....et je n'ai pas fait de fond, quelle paresseuse.....
Vyzalie-FëryKat le 27/02/2008 à 07:55:31
J'ai eu mon baiser, Youpi!!!! Et j'Adore quand il dit: "Tu es ma potion, Melinda." Haaaaaa!

J'ai rajouté non pas 1 ni 2, mais bien 3 chapitres à te mettre sous la dent. Je sais, ça m'Arrive de mettre du suspence dans mes fin de chapitre... comme une certaine personne de ma connaissance... LOL

a+ (j'ai hâte et pas si hâte de lire la suite... ça veut dire que c'est bientôt la fin !bouh!)
Leya le 27/02/2008 à 11:10:04
Trop cool! tu en as rajouté! Tiens, toi aussi tu veux me faire languir....des "sadiques", toutes des Severus en puissance lol.......
Mais j'aime bien tes fins de chapitres, remarque, justement, on se dit:"et alors?"...mais ça énerve un peu....J'arrive pas à en mettre autant....Je préfère cloturer mon truc.
Mais tu as eu TON bisou; il a craqué, ouais!!!!!
J'ai fait une pause hier; j'étais crevée, je vais voir si j'arrive à avancer aujourd'hui...Bisous à +

Leya le 27/02/2008 à 11:11:36
ah oui, le "tu es ma potion" est arrivé comme ça....en fait, assez tard... j'avais déjà tout écrit...et HOP! une idée!
Je vois bien Severus dire ça, je sais pas pourquoi....

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