L'ombre du passé - Chap.3 - Remus

Comme un appel impérieux.

Une faim inexplicable envahissait son corps. L'attirait.

Ses bras et ses jambes s'allongeaient.

 Douloureusement.

Ses pupilles s'étiraient. Une nouvelle acuité. Ses oreilles entendaient des sons infinis.

Une sensation bestiale s'emparait de son cerveau, chassant toute trace d'humanité.

Restait un instinct tueur, implacable. Monstrueux.

 L'esprit torturé par le besoin de se trouver une proie chaude à portée, de déchirer, de planter ses crocs, de sentir jaillir le sang chaud enfin….

L'atroce tourment s'emparait de son corps transformé, le pelage gris argenté luisant sous le reflet de la lune pleine.

Un cri retentit

Comme une décharge électrique….

 

 

Abby bascula sur le côté, l'esprit en feu, la nausée dans la gorge.

Haletante, elle ouvrit les yeux.

Elle était réveillée.

« Un maudit rêve, souffla-t'elle en pensée, à moitié soulagée, cette saleté de pleine lune, une fois encore »

Les yeux brûlants, elle prit pleinement conscience qu'elle était dans son lit, dans son dortoir. Qu'elle avait un corps. Humain.

Les larmes lui montaient aux yeux tandis qu'elle jetait un coup d'œil par delà la fenêtre.

 

Un rêve, vraiment ?

Comment pouvait-elle ressentir aussi précisément les symptômes et les souffrances de la transformation de Remus ? Juste parce qu'il la lui avait décrite ?

Remus était resté son ami. Jamais il ne lui en avait voulu d'avoir parlé à Sirius, pour la simple raison que celui-ci avait prétendu avoir découvert ce secret par lui-même.

 Abby, par souci d'honnêteté, avait avoué sa petite « trahison ». Mais, déjà, Remus lui avait pardonné car avoir mis ses amis sur la piste de sa vraie nature les avait  rapprochés les uns des autres.

 

C'était la première fois qu'Abby partageait aussi intensément les perceptions d'autrui par le biais d'un rêve, et cela lui faisait peur. Elle croyait se souvenir que son père faisait d'étranges rêves du même genre, mais elle était si petite….et personne n'avait eu le temps de lui expliquer avant que ses parents disparaissent.

 

Pourtant, elle voulait encore croire à un simple cauchemar. Plus effrayant qu'un autre. Parce qu'elle était plus sensible aux variations des cycles de la lune, sans doute. Et qu'elle savait que son ami souffrait.

Combien de temps encore ?

Combien de mois le supporterait-elle ?

Y avait-il un moyen ?

« S'il y a une solution… » Elle se rappela les mots de Sirius, il y avait si peu de temps.

 

Oui, mais combien de temps ?

La jeune fille se recoucha, ne pouvant empêcher les larmes de couler et enfouit sa tête dans l'oreiller. Elle frappa du poing inutilement sur le matelas et murmura :

  «  Combien de temps cela prendra-t'il ? Combien de mois ou d'années, Sirius ? »

 

Son chagrin augmentait car elle savait que si Remus et elle se laissaient aller à une relation de plus en plus proche, cela les affecterait tôt ou tard.

 Elle le pressentait. Et cela ne devait pas être.

Leur amitié devait survivre avant tout.

Cette évidence s'imposa à elle, comme toutes les possibilités qu'elle voyait se dérouler devant elle.

 

Leur deuxième année se terminait et leur amitié devait s'imposer malgré tous les obstacles.

Ils étaient si jeunes.

Même si la tendresse les liait, Abby savait qu'il faudrait y mettre des barrières.

Reniflant une nouvelle fois, elle s'endormit sur cette détermination.

Dehors, l'astre froid et rond semblait la narguer.



Article ajouté le 2008-04-13 , consulté 222 fois

Commentaires


FëryKat le 13/04/2008 à 20:39:55
Je me rappelle toutes les réticences de Remus quand Tonks et lui tombe amoureux... et quand elle attend un bébé. J'imagine que ça ne doit pas être facile d'être un loup-garou!

Et pour les couteaux dans mon histoire... Moi non plus, j'aime pas les couteaux, mais ça s'est imposé malgré moi (fallait bien que je trouve pourquoi les marques). Mais j'ai un penchant morbide pour faire souffrir mes personnages principal homme... c'est plus fort que moi... Disons que les "cicatrices" sont un reflet des blessures que j'ai à l'intérieur (et quelques unes à l'extérieur...) mais jamais je ne me suis fait mal de la sorte! Mais j'ai fait mal à "quelqu'un" et cette histoire va le faire guérir ;)
FëryKat le 13/04/2008 à 20:45:47
Et pour les films que je gagne, c'est sur le site internet d'un journal gratuit au Québec. Il y en a dans ma ville et d'autre grosse ville du Québec (Montréal, Québec ...). Souvent il y a 50 ou 75 paires de billets à gagner, alors je sais que c'est pratiquement sûr que je gagne. Avant, le concours se déroulait comme une enchère, mais maintenant, il suffit seulement de s'incrire. Il y a aussi des Dvd, de CD et des spectacles, mais je sais pertinement que je ne gagnerai pas puisqu'il y a souvent qu'un seul prix à gagner et il faut écrire des articles pour avoir plus de chance. Avant, il était obligatoire d'écrire des articles et j'en ai écrit beaucoup. J'ai même été publier 2 fois dans le journal papier, mais maintenant, je n'en écris plus du tout! Voilà pour répondre à ta question!!!
elvi44 le 14/04/2008 à 10:55:13
Dur d'être autant en empathie, en symbiose avec quelqu'un ... elle souffre pour Remus et ressent ce qu'il souffre chaque pleine lune - saleté de lune qui nous influence trop !!
Bon, je vais voir ce qui se passent avec mes Arthurian Legends coincées - bizzzz
Leya le 14/04/2008 à 12:29:41
Et oui...Déjà Tonks aura du mal à le convaincre...alors, étant ado, on peut imaginer qu'il a eu du mal à avoir des copines...c'est mal parti, là...
La lune? mais la lune, c'est le cycle!on vit avec. seulmeent, vaut mieux pas être un "ouououh", loup-garou.
Leya le 14/04/2008 à 12:30:37
J'ai oublié de dire que la photo est extraite du "Prisonnier d'Azakaban"...et oui!
j'oublie tout

Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Contes de Harry Potter - fan fiction (Leya) "

Retour aux articles