L'ombre du passé - Chap.18 - Rencontres sombres

"Je suis la part de noirceur qui vit dans les replis cachés de vos coeurs, je suis vos envies de meurtres, vos jalousies et vos perfidies. Je suis l'élan sombre qui vous pousse à trahir, mentir, tromper."
Le Maître des tempêtes- Pierre Bottero (trilogie "L'Autre")

Vacances de printemps – septième année

 

Les paroles de Sirius défilaient comme une partition indéchiffrable ou comme un parchemin usé par les siècles dans la tête d’Abby tandis qu’elle franchissait à la suite de sa grand-mère la porte du salon fastueux. Sur le parquet blond, des sorciers et des sorcières élégamment habillés discutaient en petits groupes. Un splendide lustre de cristal reflétait les lueurs des chandelles savamment disposées de part et d’autre de la pièce. Ce manoir était la propriété d’une riche famille.

 

Abby avait consenti avec diplomatie à passer quelques jours chez sa grand-mère. Elle l’avait suivie dans quelques visites, craignant encore des plans de fiançailles inconnus d’elle, mais à sa surprise, rien de cela n’avait été évoqué une seule fois. Sa tante Nemesia ne l’avait pas accompagnée. Pour la première fois de sa vie, Abby avait dû se rendre à cette évidence : Nemesia lui manquait. Et particulièrement en ce jour.

Pour cette réception, Abby avait rechigné puis, réalisant qu’il s’agissait du dernier jour qu’elle passait en compagnie de son aïeule, elle avait accepté. Qu’avait-elle à craindre ? S’ennuyer au milieu de sorciers trop riches et sûrs de leur prétendu Sang-pur ? Elle les aurait bien vite oubliés.  Dès le lendemain, elle retrouverait la maison de sa tante puis, peu après, l’école.

Pour l’occasion, Arnanda Korax avait veillé à ce que sa petite-fille soit vêtue d’une robe neuve : un vêtement gris perle très ajusté qui mettait en valeur sa taille fine. La robe tombait en souplesse autour d’elle. Mais Abby, une fois les cheveux relevés en un chignon lâche, avait eu du mal à se sourire dans la psyché. Elle y voyait une jeune femme trop apprêtée qui attirerait l’œil.

            « Attrayante », pensa-t’elle en regrettant d’avoir récemment déploré le manque d’intérêt qu’elle semblait susciter habituellement.

 

Dès qu’elles furent arrivées près de leurs hôtes, Abby sentit cette pointe de malaise mêlée de regret lui aiguillonner l’estomac : elle n’était pas à sa place ici. Les sourires étaient teintés d’hypocrisie et de faux-semblants.

Et surtout, Abby le ressentit comme une vibration ancienne au plus profond d’elle-même,il planait des relents de Magie noire, indéniablement. Son être intérieur se révulsa à cette idée.

Qu’allait-elle imaginer ? Des Mange-Morts ?

Elle esquissa un geste pour s’éloigner d’un groupe et fit volte-face.

Aussitôt, une longue jeune femme brune aux paupières lourdes et fardées, à la bouche sensuelle et au sourire légèrement provocateur s’interposa devant elle :

-         Où vas-tu donc, jeune fille ? demanda-t’elle d’une voix un peu grave, les yeux moqueurs.

-         Nulle part. Je cherchais…ma grand-mère.

-         Ah. Ta grand-mère ! La femme éclata de rire sans vergogne. Tu es venue avec un chaperon, petit cœur ? Allons, ne te laisse pas intimider, reprit-elle sur le ton de la confidence, ce sont juste des amis, de la famille. Et toi, quel est ton nom ?

Ne sachant que faire, Abby répondit :

-         Abigail Dittany. Je suis la petite-fille ...

-         D’Arnanda Korax, évidemment ! conclut la femme. Tu as déjà rencontré Cissy, je suppose ?

Une frêle jeune femme blonde s’avança, l’air hautain, les yeux d’un bleu translucide. Abby nota la ressemblance entre les deux femmes.

-         Oui, j’ai fait sa connaissance, Bella. Et toi, t’es-tu présentée, au moins ?

Chassant sa chevelure brune négligemment, elle eut un sourire carnassier :

-         Oh, excuse mes manières. Bellatrix Black-Lestrange !

Et elle tendit à Abby une main vigoureuse. Dès qu’elle la toucha, le contact fusa comme un éclair en elle, d’une fulgurance inconcevable, d’une noirceur et d’une malfaisance quasi douloureuse.

Le souffle court, Abby lâcha la main et se reprit. Elle savait à qui elle avait affaire.

-         Vous…vous êtes de la famille de, heu…Regulus ?

-         Mais tu connais donc mon cousin ? C’est vrai, vous êtes sans doute dans la même classe ! Ah, ce cher Poudlard, que de souvenirs émouvants, n’est-ce pas, Cissy ?

Avec une attitude faussement innocente, elle se tourna vers sa sœur qui conservait une attitude digne et un peu pincée, puis se pencha vers Abby :

-         Sais-tu que ma sœur y a rencontré son époux ? Que c’est touchant !

Narcissa la coupa net :

-         Tu as fait de même ou as-tu oublié ton mari, Bella ?

-         Mon cher Rodolphus ? Mais non, où est-il ?

Elle le chercha au milieu des groupes et finit par désigner le dos d’un homme de haute taille, aux épaules carrées. Abby ne vit rien de plus.

Elle n’avait qu’un seul désir : s’éloigner à tout prix de cette femme malsaine. Encore un membre de la famille de Sirius qu’elle ne désirait pas connaître !

La pièce vaste et brillante aurait pu être plongée dans les ténèbres les plus abyssales. Abby frissonnait.

-         Oh, pauvre petite, tu ne te sens pas bien, zézaya Bellatrix. Veux-tu aller te reposer dans le jardin d’hiver ? Il y fait bon et tu y seras tranquille. Tu n’as qu’à suivre le couloir aux portraits et tourner à droite après la grande armure. Tu ne peux pas te tromper. Oh, et voici mon cousin Regulus, veux-tu qu’il t’accompagne ?

Mais Abby ne songeait qu’à filer le plus rapidement de cette pièce, fuir ces gens.

Elle bafouilla des excuses et s’éclipsa.

Très vite, elle trouva la porte du jardin d’hiver, magnifiquement entretenu.

Les plantes s’épanouissaient même si certaines ne devaient pas être approchées de trop près, comme les spécimens de Mimbulus Mimbletonia, susceptibles de projeter des giclées brulantes.

Néanmoins, Abby respira un peu mieux parmi la verdure.

Elle déambula tranquillement entre les entrelacs de feuillages puis prit place dans un fauteuil d’osier, posant sa baguette sur la tablette à coté d’elle, juste à portée de main.

Jamais elle ne sut si elle s’était assoupie un court instant ou si elle avait juste fermé les yeux mais elle fut soudain sûre d’une chose : quelqu’un était près d’elle.

 

Un homme aux cheveux clairs la dévisageait avidement, les bras croisés sur la poitrine.

Elle ne se souvenait pas l’avoir déjà croisé.

Que faisait-il ici ?

Elle vit un mince sourire se dessiner sur son visage.

Et elle n’aima pas cela du tout.

Instinctivement, elle attrapa sa baguette du bout des doigts. L’homme eut une réaction imprévue : il prit la sienne dans sa poche et en une fraction de secondes, sans prononcer un mot, la désarma. Abby n’avait jamais été très forte en sortilèges informulés. Mais elle ne s’attendait pas à ce genre d’attaque.

Elle se leva aussitôt et demanda :

-         Ma baguette, je vous prie !

Tenant les deux baguettes dans une seule main, l’homme eut un air sceptique puis dit, d’une voix qui se voulait douce :

-         Je croyais que vous vouliez me jeter un sort. Voyons, ce ne serait pas raisonnable….Vous êtes charmante.

-         Ma baguette !

-         Allons, faisons connaissance.

Il avait en lui une sorte de charme vénéneux qui ne plaisait pas à Abby. Sûr de lui, il marcha vers elle, les yeux fixés sur sa silhouette.

Abby recula machinalement et buta contre le fauteuil. Elle se retrouva assise. L’homme posa ses deux mains sur les deux accoudoirs et la regarda droit dans les yeux.

Il devait avoir un peu moins que la trentaine, estima-t’elle. Des cheveux châtain clair, un visage régulier, un menton marqué mais un soupçon de veulerie dans son sourire. Ses yeux marron clair la perçaient de façon indécente.

-         Donne-moi ce que je veux, et je te rends ta baguette, dit-il sourdement.

-         Je vois ce que tu veux, espèce de crapaud bouseux ! Tu n’auras rien de moi.

Sous l’insulte, ses yeux devinrent menaçants. Puis il se mit à rire.

-         Tu crois ? Ton nom, ma jolie ?

Abby ne lui répondit pas.

D’un geste rapide, il plaqua sa bouche sur la sienne pour lui arracher un baiser tandis qu’elle essayait de se faufiler hors de son étreinte.

-         Ton nom ? reprit-il à quelques centimètres de son visage.

-         Abigail.

-         Tu me plais. Et j’ai toujours ce que je veux.

-         Certainement pas !

Par tous les moyens, elle tenta de récupérer sa baguette, se heurtant à sa force brute, se faisant mal contre ses muscles trop puissants. Elle était sorcière et n’avait jamais appris à se battre physiquement. Les coups tombèrent en grêle.

Soudain, dans la lutte, il agrippa le haut de sa robe et tira brutalement dessus. Le délicat tissu se déchira en une échancrure profonde. Dégoûtée, Abby lui cria :

-         C’est ça que tu veux, prendre une femme par la force ?

Mais alors qu’il avançait sa main vers sa gorge, elle le vit reculer, puis se dégager d’elle, les yeux fixes.

Finalement, il jeta la baguette d’Abby sur le sol. Il s’éloigna d’elle, le rictus mauvais.

Mais il lui lança un regard chargé de menace avant de quitter la pièce :

-         Pas aujourd’hui Abigail. Mais on dit que ta famille veut te marier à un Sang-pur….je vaux mieux que ton petit fiancé, crois-moi. Rappelle-toi : Rabastan Lestrange.

Et il s’en alla d’un pas lourd.

 

Etourdie, Abby remit de l’ordre dans ses vêtements. Sa main se porta à son cou : elle avait, comme tous les jours, sa chaîne d’argent et son pendentif, ce mystérieux cadeau qui lui venait d’un Noël passé. Elle avait tenté de savoir qui lui avait offert. Personne ne semblait au courant.

Etait-ce juste la vibration de cette pierre qui avait arrêté le geste de Rabastan ?

Abby en doutait.

Mais elle tremblait de tous ses membres. Une seule idée flambait au fond de son cerveau :

« M’enfuir ».

La pensée en saccades, elle alla récupérer discrètement sa cape de voyage qu’elle drapa autour d’elle. Puis elle songea qu’il lui fallait à tout prix éviter les parages du salon. Si elle avait mieux appris à maîtriser les sortilèges de camouflage, elle n’aurait eu aucun problème pour se coulisser hors de cette demeure. Elle se morigéna intérieurement.

Finalement, elle tourna au bout du couloir.

Et maintenant ?

Serrant dans son poing sa baguette magique, contusionnée, humiliée, elle se sentait pourtant dans un état étrangement lucide, un état de conscience inconnu, au-delà de l’émotion et du rationnel.

Lentement, elle planifiait son itinéraire, sachant qu’il lui manquait un point essentiel : où irait-elle ? Elle entrevit une issue mais ne savait pas encore comment l’atteindre. Les cheveux dans les yeux, elle trébucha et faillit renverser un immense vase, ce qui n’aurait pas manqué de provoquer un vacarme épouvantable. Un bras secourable se porta à sa rencontre.

Abby ne réfléchit pas et rétablit son équilibre en s’y appuyant, puis levant la tête, elle faillit crier. Sous les sourcils noirs, deux yeux gris la dévisageaient avec une perplexité évidente.

Un instant, elle crut voir Sirius puis se reprit : qu’aurait donc fait Sirius ici ?

Elle hésita à peine :

-         Regulus ?

Le jeune homme la soutenait toujours avec douceur.

-         Tu veux bien me lâcher !

-         Tu ne vois pas que tu trembles comme une feuille ?

 Abby réalisa avec stupeur qu’il avait raison.

-         Abby, je t’ai cherchée. Que se passe-t’il ?

-         Je ne peux pas rester ici. Laisse-moi…Il y a des gens…

-         De quoi parles –tu ?

-         De ça ! siffla-t’elle de rage, et elle dégagea ses poignets de sa cape, montrant ostensiblement les hématomes qui marquaient déjà sa peau claire.

Regulus la fixa puis fronça les sourcils :

-         Qui ? Qui a osé ? Aujourd’hui, de plus…

-         Pardon ?

-         Dis-moi qui c’est, Abby. Il reprit très gêné. En d’autres circonstances, toi et moi, nous serions peut-être fiancés, et…

Abby rabattit sa cape sur elle et faillit rire sans joie :

-         Tu veux défendre mon honneur ?

« On se croirait dans un conte pour Moldus » pensa-t’elle. Mais ce n’était ni le moment ni l’endroit pour s’appesantir sur des idées chevaleresques. La réalité avait une façon bien nette de réveiller en sursaut les têtes rêveuses. Elle les mordait au vif pour se rappeler à son bon souvenir. Sorciers ou pas, la Magie Noire rôdait, la mort enlevait des parents aux enfants et quelqu’un pouvait déchirer votre robe.

-         Je suis outré, Abby, continuait Regulus. Celui qui a fait cela ne restera pas impuni. Le plus grand Mage de notre temps sera bientôt là, et je…

Le cœur d’Abby frémit d’horreur :

-         Tu veux dire…qu’Il va venir ici ?

Le visage de Regulus parut s’éclairer :

-         Oui, le Seigneur des Ténèbres, celui qui nous mènera, sorciers et sorcières vers un monde idéal. C’est lui que nous attendons. Le mari de ma cousine, Lucius, a fait ouvrir le petit salon pour l’accueillir.

D’un geste, il désigna une porte devant laquelle des hommes et quelques femmes se pressaient. Alors que le groupe entrait, Abby reconnut Bellatrix au passage.

-         Eux, ce sont tous, des …partisans ?

-         Oui, c’est splendide ! et je vais enfin le rencontrer, grâce à ma cousine Bella qui est si proche de lui.

Abby ne s’étonna pas. Son écœurement n’en fut que plus grand.

-         Viens avec moi, si tu veux, mêle-toi à nous.

Et tu seras vengée. Je lui dirai…Et c’est le meilleur Legilimens connu.

Avec effroi, Abby s’écarta du jeune homme :

-         Celui qui a fait ça…non, il ne mérite pas la punition de ton…seigneur de Ténèbres.

-         Je crois que si. Dis-moi son nom !

Soudain, un bruit attira leur attention. Un homme remontait le couloir suivi d’un autre.

Abby se plaqua contre le mur. Elle eut la vision fugitive d’un visage aux traits distordus. Abby savait ce qui provoquait ce genre de transformation irrémédiable chez un sorcier : l’usage et l’abus de Magie Noire. Seul celui qui avait usé des sorts les plus abjects avait pu ainsi modifier son apparence, puisant dans son énergie pour la transformer en une magie négative et fortement puissante. Elle n’avait plus de doute quant à l’identité de celui qui venait d’entrer dans le salon : c’était celui dont on redoutait de prononcer jusqu’au nom, Lord Voldemort en personne. Abby frissonna une fois de plus. Cette force heurtait sa magie.

-         Tu veux les rejoindre, Regulus ?

Elle voyait que le jeune homme n’attendait que cette occasion, qu’il se berçait d’illusions. Mais qu’y faire ? Il était seul maître de sa destinée. Elle eut un léger soupir de résignation.

Pourtant, se montrant aussi obstiné que son frère, il persista :

-         Je saurais qui a t’a fait ça.

-         Inutile de demander un châtiment pur lui.

-         Ah. Je le connais donc.

-         Disons qu’il est lui aussi proche de ta cousine…mais par alliance.

Et elle le planta là, le cœur au bord des lèvres, comme saisie d’une fièvre qui la révulsait.

Très vite, elle se retrouva dans le parc qui entourait le manoir. Puis foulant l’herbe douce, les yeux troublés par les larmes, elle gagna la grande grille puis le chemin.

Il lui fallait trouver en elle la force de transplaner.

 

 

 Avant de rassembler toute sa concentration, elle finit par penser au seul endroit qu’elle connaissait : la maison de Nemesia.

Et avant de tourbillonner dans un puits sombre, elle pensa avec force « retrouver Nemesia ».

 

Au petit matin, Nemesia Korax ouvrit la porte d’entrée et réprima un cri.

Sa nièce était étendue sans connaissance sur le seuil.

 

 

 

 

 



Article ajouté le 2008-10-10 , consulté 169 fois

Commentaires


fërikat le 10/10/2008 à 18:50:39
Et oui, et la su...!!!!
Quel épisode sombre et déplaisant. J'imagine que plus ça va avancer, plus les choses ne seront pas très roses. Au moins, Régulus voulait la venger, mais peut-être pas de la bonne façon. C'est l'intention qui compte!
Tu as cassé ton écran d'ordi?!?! Comment t'as fait ça?
a+, c'est toujours un plaisir de te lire!
Fë xxxxxxxx
Leya le 10/10/2008 à 19:06:56
Forcément; on arrive dans une période sombre....
- et oui, j'ai cassé l'écran, mais il avait bcp de mal à fonctionner depuis qques mois- du genre "tout vert", par exemple...- enfin, it's magic!
Je peux écrire, à présent, lol
LEYA/NIESS
elvi44 le 10/10/2008 à 19:23:56
En effet très sombre mais ça relate bien l'atmosphère comme on se l'imagine pendant la montée en puissance de Lord Voldemort qui me fait penser de plus en plus à Hitler ... avec ses sbires hautains et malfaisants ... pauvre Abby, elle va faire quoi pour échapper à tout ça ... angoissant en effet -
bises, Elvi
Leya le 10/10/2008 à 19:34:00
Et encore, je n'ai pas mis de Détraqueurs, moi!
Mais...la guerre contre Voldemort est en route. Et évidemment, ça ne va pas être le plus drôle.
Enfin...il y a toujours de l'espoir qque part.
fërikat le 10/10/2008 à 22:29:01
J'avais oublié de dire que ton histoire, même si elle est en relation avec celle de Harry, est vraiment une histoire à part entière. Quelque chose de fort ce dégage de ce chapitre. J'aimais beaucoup l'histoire avec Severus, mais celle-ci est vraiment de plus en plus captivante, et j'adore beaucoup Abby :)
Leya le 12/10/2008 à 16:17:12
Parce que, comme tu sais, je crois, cette histoire a été commencée AVANT celle de Severus & Melinda; donc depuis plus d' 1 an à peu près. Certains épisodes - dont ceux-ci et les suivants - sont donc assez "anciens" - je n'ai pas forcément écrit dans l'ordre chronologique. Mais j'ai eu le temps de peaufiner toute l'histoire AUTOUR de l'histoire; me nourrissant aussi de ce qui est venu s'additionner (la ballade des Frères Peverell par ex.) jusqu'à apporter mon petit grain de sel magique.....
Quant à Abby....il y aurait bcp à en dire ;-)))

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