NapalYsaLeya

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Chap - 10 Départ

La jeune fille se pencha et ramassa une autre fleur. En se relevant, ses boucles rousses s’échappèrent de son fichu. Elle se mit à rire. Ses yeux pétillaient. Elle agita les pétales sous le nez du jeune homme qui faillit éternuer. Il recula précipitamment pour s’amuser.  Sa botte heurta le rebord d’un terrier de lapin. Il vacilla et  chuta en arrière, de façon peu élégante.
–    Quel nigaud! s’écria la demoiselle en se portant à son secours.
Elle sembla s’envoler par dessus les touffes d’herbe grasse, son jupon déployé autour d’elle. A bout de souffle, elle s’assit gracieusement près de lui, enlevant le foulard qui la gênait. Elle ne bougeait plus, son bouquet éparpillé, sa jupe en corolle, écoutant la douce brise et les crissements des insectes.
Gwerdz resta à terre, sur le dos. Le ciel au dessus de lui était clair. La prairie qui l’entourait était si verte que le contraste lui coupait presque le souffle. Il n’avait plus envie de bouger. Il avait conscience de chaque bruit, chaque senteur. Il aurait pu demeurer là des décades et des décades encore. Il ne voulait être nulle part ailleurs.
–    Tu rêves? Gwerdzi ?
Il tourna la tête vers Lysidre. La jeune fille était si proche. Il pensa qu’ils avaient rarement été si près l’un de l’autre. Parfois, à la Vieille Forge, il lui était arrivé de lui parler en tête à tête. Et une fois, ils s’étaient embrassés. C’était un souvenir qu’il ne pouvait pas oublier.
Depuis qu’il avait fait sa connaissance, la fille de maître Wayronn revenait dans ses rêves encore et encore.
Il savait qu’il était un peu fou de fréquenter une non-dverga, mais c’était plus fort que lui. Même s’il avait déjà fréquenté des dvergas avant elle, il éprouvait autre chose envers elle.
Auprès de Lysidre,  il redevenait un jeune homme comme les autres, il n’était plus le fils de Narj, le neveu de Tann Elleyl. Il n’avait plus l’ombre de ces responsabilités, la pesanteur d’une famille à honorer. Il ne devait plus rien à personne, il n’avait de comptes à rendre à personne, non plus.
Il n’avait plus à se montrer digne d’un groupe, fier d’une appartenance. Il était lui-même.
Et par-dessus tout, il n’était plus, le dverg.  Celui dont même le nom pouvait faire frissonner les gens du Bourg.
Une main passa devant ses yeux.
–    Mais oui, tu rêves!
Les boucles rousses cascadèrent sur les épaules de Lysidre. Elle s’épousseta.
–    Je vais être couverte de taches d’herbe....Et monsieur mon père me grondera d’avoir été aussi inconséquente...
–    Alors, autant l’être un peu plus....

Lysidre osa regarder le jeune homme dans les yeux. Il était vraiment charmant. Pas un mal dégrossi comme certains gars du Bourg.
Ses yeux d’un marron chaud étaient parfois rieurs, parfois rêveurs. Et parfois tendres. Ce qu’elle y vit alors qu’il la fixait longuement la fit rosir. De plaisir. De gêne aussi un peu. Elle continua à le détailler pour chasser son trouble.
Une fois de plus, sa barbe naissante était mal taillée. Et ses cheveux bruns bouclaient un peu sur l’encolure de sa tunique de coton. Il n’avait pas eu le temps de les natter correctement. Lysidre ignorait que ce détail aurait été mal vu par le peuple de son amoureux.
Elle chuchota en se penchant sur lui:
–    Tu crois qu’on peut nous voir?
–    Non. Mais si tu penses que c’est une mauvaise chose...
Les herbes hautes les cachaient à la vue d’éventuels passants.
De toute façon,  ils étaient partis si loin du Bourg qu’ils avaient peu de chance de se faire surprendre. Ils avaient grimpé dans les herbages, s’écartant de la route à dessein.
Malgré tout, Gwerdz pensa un instant aux ennuis que cela pourrait créer. En tant qu’aîné, et que dverg, il voulait se montrer responsable. Son frère juré n’aurait jamais fait cela. Il aurait réfléchi.
Gwerdz voulait montrer qu’il savait aussi se servir de sa tête.
Il arrêta le geste de la jeune fille qui commençait à l’embrasser.
–    Es-tu sûre, Lys?
–    Oui. Non. Mais je veux être avec toi.
Ils se sourirent. Se laissant aller à une douce étreinte, ils basculèrent l’un contre l’autre.   Le temps s’étira. Les heures passèrent.



–    Béryl, où est ton frère juré?  Il a disparu, ma parole! Et Draïlina? C’est incroyable, nous allons bientôt nous mettre en route et je ne vois personne! Ainsi tonnait Tann Elleyl, de fort méchante humeur, faisant voler ses tresses. Il était vêtu pour le voyage et avait posé son paquetage dans l’entrée de la maisonnette de la guérisseuse.
A l‘extérieur, dans l‘enclos, les chevaux attendaient. Pour l’occasion, Tann’el avait ramené un cheval supplémentaire, acquis dans un village des environs.
Béryl s’apprêtait à les seller. Il s’arrêta, visiblement embarrassé par la situation. Il ignorait exactement où se trouvait Gwerdz mais se doutait que celui-ci avait donné rendez-vous  à  la jeune fille du Bourg. Quant à Draïlina, elle avait simplement indiqué qu’elle souhaitait aller à la rivière Grège. Comprenant qu’elle désirait un peu d’intimité avant de supporter des journées de voyage sans confort, Béryl l’avait laissée aller seule. Il s’en voulait à présent. Il devait veiller à sa sécurité.
Son cousin enrageait et faisait les cent pas.
–    Écoute, Edrys, fit  Béryl en dissimulant son inquiétude grandissante, laisse-moi faire un tour dans les environs... Je vais sûrement les trouver...
Tann Elleyl grommela sans le regarder. Puis il lui indiqua la porte. Comme Béryl ne bougeait pas, il aboya:
–    Cours donc les chercher, qu’attends-tu? Parfois, mon garçon, tu as l’air encore plus ballot que Gwerdzi!
La remarque piqua au vif le jeune dverg.
–    Je sais que tu es soucieux, mais ne dépasse pas les bornes! Ta mauvaise humeur n’excuse pas tout, Edrys Tann Elleyl! Personne ne va supporter tes accès de klabuin greyn - de chien grondeur - pendant tout le voyage!
Il le dévisagea sans rien ajouter de plus et sortit, bien décidé à revenir accompagné de Gwerdz et Draïlina, sains et saufs.

Tann Elleyl resta immobile dans la pièce. Dans le coin de la salle, une silhouette se dessina. Deran No Shaay sourit avant de porter une tasse emplie d’artazi à ses lèvres.
Tranquillement adossé au mur, le grand guerrier dverg avait assisté à toute la scène sans intervenir.
–    Quoi? Maugréa Tann Elleyl.
–    Rien. Je pense seulement que ce petit n’a pas tort, Edrys.
Tann Elleyl fixa étrangement son ami puis alla s’asseoir:
–    Tu dois être vraiment sérieux, milhiu. Tu ne m’appelles « Edrys » que lorsque tu ne plaisantes pas.
Deran hocha la tête et lui tendit une tasse pleine.
–    Vrai. C’est une habitude que j’ai empruntée à ta soeur.
A cette évocation, Tann Elleyl se détendit.
–    Non, Narj fait aussi cela pour me réprimander. Quand nous étions des dverginis, déjà....elle me le faisait comprendre. Enfin, c’est elle, mon aînée.
–    C’est elle notre arza-dverga, ajouta gravement Deran.
Ils se regardèrent, conscients de l’importance de leur mission. Deran et Tann’el se connaissaient
depuis l’enfance. Ils avaient tous grandi ensemble. Et ils avaient été rarement séparés. Dans sa
jeunesse, Deran s’était lié à l’une des meilleures amies de Narj et était devenu son compagnon. Mais
Leneth était décédée des fièvres bien avant que le groupe dverg ne vienne s’installer dans cette contrée.
Une fois veuf, sans  dvergini, Deran avait suivi Tann’el dans ses périples. Ils avaient combattu
 ensemble pour protéger les leurs. A l’instar du frère de Tann’el, disparu lui aussi, Deran était un
 guerrier.  Il parlait peu mais observait beaucoup.
- Fais lui confiance. Il fit un geste  vague en direction de la porte. Béryl. N’exige pas trop de lui, milhiu. Il a la tête sur les épaules.
Tann’el grommela, visiblement peu enclin à admettre que son ami avait raison.
- Mais qu’il se dépêche, nous devrions déjà être presque partis…Il est hors de question de traîner plus longtemps.



Rafraîchie par l’eau claire de la rivière Grège, Draïlina essora ses cheveux longs  puis se dépêcha de
 se sécher dans un tissu doux. Ses vêtements étaient disposés en ordre sur la berge herbeuse. Ce
 bain lui avait fait du bien : elle doutait que, pendant le voyage, elle aurait l’occasion de se laver ainsi. Entièrement. Et en toute tranquillité. Malgré tout, elle s’empressa d’enfiler ses habits. Elle ne tenait pas à retarder la petite expédition.
En laçant le haut de sa tunique, elle se prit à s’inquiéter du calme qui régnait alentour.
Chassant cette idée importune, la guérisseuse se concentra sur sa tâche.
Mais bientôt, un long sifflement lui fit lever les yeux. Elle hoqueta de surprise.
Adossé à un des arbres tortueux qui bordaient la rivière, Colin Smizi la détaillait, les bras croisés, le regard appréciateur. Draïlina frémit de crainte. Était-ce possible? Les rumeurs étaient donc fondées.
- Spectacle intéressant…Quoi de plus beau dans ce monde que la nudité d’une femme, n’est-ce pas?
Elle ferma les yeux un instant. Elle ne rêvait pas. Le maréchal-ferrant était bien là. A quelques pas d’elle.
- Tu n’as pas d’autres occupations que de venir me surprendre, maître Colin?
Il se mit à rire et avança vers elle, l’air de rien.
- Moi?  Des occupations? Mais ne sais-tu pas que tout le travail a été pris par….tes dvergs, ma chère!
Draïlina comprit que Smizi s’était renseigné. Elle ne releva pas la provocation et finit de lacer ses habits.
- N’as-tu pas besoin d’aide? J’avoue que je t’ai trouvée….bien agréable à regarder. Finalement, tu n’es pas si mal pour une femme mûre, hein? Les jeunettes de vingt décades ont moins d’appâts. Et puis, j’aime tes formes, je te l’ai déjà dit, ajouta-t’il avec un clin d’œil.
Draïlina détourna le regard. Elle savait déjà ce que le maréchal-ferrant aimait chez elle. Elle ne voulait plus l’entendre. Il la dégoûtait.
- Ah, tu es bien étrange….Toutes les femmes aiment qu’on les flatte un peu, surtout quand elles ne sont plus très jeunes. Tu sais bien: leur silhouette encore avenante, leur cheveux encore vifs, leurs visages peu abîmés, et que sais-je encore?

La guérisseuse n’avait aucune envie de discuter avec cet homme. Il la dégoûtait.
- Je l’ignore. Je rentre chez moi.
Mais Smizi lui barra la route.
Il était tout près d’elle, à présent, grand, sentant la sueur et le suint. Sans être très grand, il la dépassait et ses bras étaient forts. Le travail de la forge, quoique lointain pour lui, l'avait marqué.
- Dois-tu rentrer t’occuper de tes amis dvergs?
- Laisse-moi passer à présent, Smizi.
Le forgeron se renfrogna Son teint prit une couleur plus foncé. Ses yeux noircirent.
- J’ai dit que je te trouvais à mon goût et tu l’es…Sauf peut-être cette marque, sur ta cuisse.
La guérisseuse se figea. Elle crut que son cœur avait manqué un battement.
- Oui, tu vois de quoi je parle. Je le lis dans tes yeux. Cette cicatrice, là, …
Il avança une main vers sa jupe mais la guérisseuse recula prestement.
Le forgeron continua à parler en la regardant, les intonations douces et menaçantes, la voix plus forte à présent:
- Qui est au courant de cela, hum? Ton amant dverg? Au Bourg, tout le monde sait que tu fricotes avec eux. Mais que diraient-ils, les gens de Côte Sur Roche,  s’ils voyaient cette marque, celle de Tressed’Os? Que penseraient-ils de toi, Lina…
Draïlina sentit son sang se glacer. Comment savait-il pour le chef des Rapteurs? Où s’était-il renseigné? Smizi ricana et reprit:
- Oh, oui, tu étais son épouse des Montagnes, n’est-ce pas? Et ce qui est dans ta chair le prouve, Lina.
- Ne m’appelle pas ainsi! Quant au reste, tu déblatères, comme toujours!
Mais Colin Smizi avança encore et se pencha sur elle. Son haleine était épicée.
- Détrompe-toi, je suis au courant! De même que je sais que tu protèges le petit dverg
 qui se vautre dans l’herbe avec la fille de Wayronn non loin d'ici. Ah, les petits pourceaux, si au Bourg, on savait ça….
Draïlina ne sut que répondre. Elle se doutait que Gwerdz et Lysidre se voyaient en secret. Mais elle n’avait jamais compris cet interdit tacite qui empêchait les jeunes gens de se fréquenter. Elle ne pensait pas non plus que Gwerdz serait assez imprudent pour se montrer en plein jour avec la jeune fille.

Smizi plissa les yeux.
- Alors, réfléchis bien: soit je dis tout à ton sujet, la vérité, pas tous ces mensonges que tu racontes et je demande une réunion urgente du Conseil des Guildes. Dans ce cas, tu devras prouver que j’ai tort….Soit on passe un accord toi et moi.
- Comment? Fit-elle abasourdie.
Les yeux de Smizi s’éclairèrent d’un plaisir à venir. Il se recoiffa hâtivement. Ses cheveux châtains commençaient juste à grisonner par endroits. Mais il restait encore vaillant pour un homme de trente-cinq décades.
- Tu acceptes de m’épouser et je fermerai les yeux sur ton passé douteux.  Je suis plus jeune que toi mais je suis sûr que tu pourras encore me donner un enfant. Oh, un seul, cela me conviendra. Je n’ai pas envie d’avoir une flopée de marmots dans les jambes. Et bien entendu, tu me confieras tes biens, TOUS tes biens…J’entends par là: la part de butin que Tressed’Os t’a léguée et que tu caches!
Draïlina le repoussa rudement, n’en croyant pas ses oreilles. Elle, riche d’un magot camouflé quelque part! Elle, complice d’un brigand qui avait brisé une part de sa vie! Cet homme était-il devenu insensé?
- Tu délires! Le chef Rapteur ne m’a jamais rien donné! Et je n’ai pas été sa compagne!
Mais dans les yeux du forgeron brillait la lueur de l’avidité et du gain. Il asséna:
- Accepte sinon….ils verront tous ça!
Et il retroussa d’un coup la jupe de la guérisseuse, croyant mettre à nu la cicatrice sur sa cuisse. Cette marque était le seul souvenir tangible du Rapteur, la preuve tracée dans sa chair qu’elle avait été son esclave.
Mais il eut une surprise:  contrairement à ce qu‘il pensait, la guérisseuse n‘était pas nue sous sa jupe. Elle avait pris soin de mettre une paire de chausses sous son jupon afin de pouvoir confortablement monter à cheval, en prévision du voyage. Le forgeron en fut pour ses frais. Son teint vira au rouge brique foncée.
Surpris, une main accrochée au tissu de la robe de la femme, le corps penché sur elle, il entendit à peine qu’on l’appelait au loin.  Déjà, il sentait une lame froide sur sa gorge. Il s’immobilisa.
- Ne me touche pas, Smizi! Continue et je te tranche la peau.
Draïlina avait dégainé la petite dague qu’elle dissimulait dans sa manche et qui ne la quittait plus. Le forgeron encore interloqué n’avait rien vu venir. Le tranchant de la lame entailla légèrement son cou. Il déglutit avec peine.
Dévalant la pente douce jusqu’à la rivière Grège, Béryl avait suivi toute  la scène. Il cria le nom de Smizi puis courut à longues enjambées jusqu’à la berge.
- Arrêtez! Smizi, que faites-vous à cette femme?
Draïlina lança un coup d’œil à Béryl. Elle hésitait encore. Elle avait eu l’occasion.
- Il ne fera plus rien. Il va partir, dit-elle finalement.
Elle ôta sa dague, laissant une trace sanguinolente sur la gorge du maréchal-ferrant. Smizi se
 Dégagea, frottant sa peau écorchée.
- C’est un malentendu…Mais réfléchis, Lina, fais-le, et il partit, le regard lourd de sous-entendus.
Soudain tremblante, Draïlina essuya sa dague sur l’herbe. Rapidement, fébrilement. Elle ne cherchait plus à réfléchir. Elle sentait qu’elle allait se mettre à trembler.
Le jeune dverg sentait bien qu’il devait agir. Dire quelque chose. Mais les mots lui manquaient.
- Il faut y aller…commença-t’il.
La guérisseuse reprit son souffle.
- Je sais, je n’aurais pas dû partir seule. Merci d’être venu, Béryl.
- S’pa servu.  Mais Gwerdz n’est toujours pas là.
Les yeux d’un vert clair de la femme le transpercèrent. Il se sentait idiot.
Il était arrivé presque à temps. Mais il aurait dû faire plus. Ne pas la laisser seule.
- Gwerdz est…Il n’est pas loin. C’est Smizi qui l’a dit. Il l’a vu en compagnie de Lysidre.
Béryl ouvrit des yeux ronds. Son fostbrother devenait fou!
Lentement, Draïlina se rapprocha du jeune dverg. Elle s’appuya contre lui.
- Je pense que nous allons trouver Gwerdz très vite. Ne te tracasse pas. Ni pour moi, ni pour lui. Smizi…Et bien, il raconte beaucoup d’idioties…
- Il est dangereux. Il …monte le Bourg contre vous! Il a proféré des menaces, non?
- Et contre les dvergins, aussi, n'est-ce pas?
- Oui. Mais…Béryl hésita encore. Draïlina…vous…tu l’aurais fait?
La femme secoua la tête:
- Je l’ignore mais j’étais à deux doigts de lui faire du mal. Pire.
Encore étonné, le jeune dverg comprit. Les dvergas apprécieraient cette guérisseuse.
- Allons-y!
Ils remontaient vers la piste quand ils virent s’approcher d’eux Gwerdz qui courait à moitié. Il avait l’air euphorique et portait un objet empaqueté.
- Ah, vous voilà! Je crois que nous devrions nous presser! Tann’el va commencer à enrager….
Béryl sourit à moitié. Il soupira, blasé:
- C’est trop tard, il est d’une humeur de ….
- …klabuyn greyn ! S’exclama Gwerdz.
- Un  « chien grondant » traduisit Béryl pour Draïlina.  Oui, heureux que tu prennes les choses de

cette façon. Ce voyage ne va pas être de tout repos…..soupira Béryl.

 

@ Leya 2014






09/09/2014
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