NapalYsaLeya

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L'ombre du passé -Chap 11 -Sinistre farce-1/2

La blague qui a divisé à jamais Sirius et Severus ! En se référant au Tome 7, "Les reliques de la mort", elle a eu lieu lors de cette fameuse cinquième année, avant l'incident des B.U.S.E (C'est Lily qui y fait allusion dans un dialogue avec Severus). Dans "Le prisonnier d'Azkaban", J.K Rowling faisait dire à Severus que Sirius avait voulu le tuer alors qu'il avait seize ans. Bref, comme il y a toujours des confusions dans ses propres dates, je garde la cinquième année.


J'avais beaucoup de mal avec Remus en loup-garou car la meilleure description que je connais de ce genre de bête est dans le livre de Pierre Bottero - le 1er tome de la série "L'autre" - "Le souffle de la hyène". Et j'ai dû oublier son influence pour me concentrer sur ma vision personnelle....même brève.

Leya.

 

 

 

 

 

Les trois tours les plus hautes du château de Poudlard se découpaient sur la nuit translucide . La lune opaline transformait le moindre buisson avec une magie que seule sa brillance impitoyable lui permettait.

C'était le temps de la lune ronde, une période où les rêveurs frissonnaient de songes troublés, où les somnambules déambulaient comme des marionnettes sans fils, où les insomniaques se tortillaient entre leurs draps sans sommeil – le temps où les victimes d'ensorcellement levaient le poing en direction de l'astre argenté.

La Lac Noir se berçait seul, tel un thé de lune prêt à être bu par la face ronde comme penchée sur lui.

Remus Lupin avait été mené en secret dans la Cabane Hurlante le temps de sa transformation, comme tous les mois, depuis son entrée à l'école.

 

Sirius, James et Peter étaient déjà en route. Ils avaient planifié leur sortie nocturne, prévoyant une incursion dans la Forêt Interdite, chacun d'eux transformés en animagus.

Avançant à pas feutrés sous la Cape d'Invisibilité de James, ils se faufilaient à travers les corridors, concentrés sur leur sortie illégale, sans remarquer le moins du monde qu'ils avaient été suivis.

Une ombre se profilait derrière eux. Comme dédoublée par le reflet de la lune.

Furtive, mince.

 

Pas à pas, ils sortirent du château par un passage dérobé puis se glissèrent sur la pelouse.

Seuls les craquements de la Forêt Interdite et les cris des oiseaux nocturnes se faisaient entendre. La nuit était douce, pleine de senteurs de bois et de sauvagerie intense.

 

Arrivés près du Saule Cogneur, les trois adolescents se débarrassèrent de la cape soyeuse.

Les nuages qui avaient voilé un instant la lune se déchirèrent brutalement, révélant la présence de l'intrus.

-         On dirait que nous ne sommes pas seuls, nota James en faisant un signe à Sirius.

-         Oh,  attends donc, ça devient intéressant!  Le ton de Sirius était sans appel. Une flamme dure s'alluma dans ses yeux proches de l'argent fondu. Il se dirigea d'une démarche souple vers la silhouette tapie près d'un taillis.

Il se pencha et fit, sarcastique :

-         Tiens, tiens, aurais-tu perdu quelque chose, Snivellus ?

Severus se releva très vite, honteux d'être pris sur le fait. Sirius le dominait de sa haute taille. Mais il ne le menaçait pas. Seul un sourire malin errait sur son visage.

-         Tu voulais …nous suivre ? Oh….pourquoi regardes-tu le Saule Cogneur de cette façon? qu'espères-tu y découvrir ?

Mal à l'aise, Severus rassembla son courage. Il avait été trop loin pour renoncer.

-         Ce ne sont pas tes affaires, Black, je voulais …vérifier…!

Sirius faillit éclater de rire.

-         Vérifier, quoi ? S'il y a une recette de potion inconnue de toi à l'intérieur de ce pauvre saule, peut-être ?

Severus blanchit mais ouvrit grand ses yeux noirs.

-         Voyons, qu'ai-je dit ? reprit Sirius, faussement pensif, SOUS ce saule ? Vois-tu, si tu appuyais là, entre ces racines avec un long bâton, je suis sûr que tu trouverais quelque chose de …très intéressant là-dessous.

Il le regarda puis fit un mouvement de la tête :

-         Mais non, tu n'en aurais pas le courage, Snivellus…..

Comme fouetté par ces derniers mots, Severus s'empara d'une longue branche et visa l'endroit précis entre les racines tortueuses du saule qui s'arrêta net de bouger en tous sens. Il vit l'entrée d'un tunnel et s'empressa de s'y engouffrer sans demander son reste.

Dans la nuit, Sirius fut pris de fou-rire.

James l'agrippa par la manche :

-         Est-c'que tu serais devenu dingue ?

-         Comment ça ?

-         Tu sais très bien sur quoi il va tomber au bout du tunnel ! Les yeux noisette de James étincelaient soudain.

-         Mais non, tu plaisantes ! Parce qu'il n'ira jamais jusque là, il est trop lâche, il va rebrousser chemin, c'est tout….

Mais James le contredit ; c'était l'une des rares fois où les deux amis n'étaient pas d'accord.

-         Je ne suis pas sûr du tout. Et je ne veux pas être accusé de meurtre, j'y vais !

-         De …meurtre ? Tu abuses, James!

Pourtant, James le planta là et se précipita dans le tunnel aussi vite que possible.

Sirius regarda Peter qui tremblait.

La cape avait glissé à terre dans l'herbe.

Personne n'avait fait attention à la petite main qui s'en emparait.

 

 

 

Abigail s'était endormie tôt mais avait été réveillée par des chuchotements. Elle s'était habillée en hâte et avait eu le temps de voir s'éclipser les trois maraudeurs.

Elle ne savait pas réellement ce qui lui avait pris de les suivre.

Une sorte d'appel sourd dans la nuit. Une impulsion sans raison.

En chemin, elle avait surpris Severus devant elle et  avait mis ses pas dans les siens, usant de tous les charmes de camouflage qu'elle connaissait pour ne pas se faire repérer.

 

Avec incrédulité, elle avait observé toute la scène.

Sirius riant de ses dents blanches sous la lune, Severus courant au devant d'un immense danger, James à sa poursuite, Peter effrayé – elle se demandait comment ferait James pour arrêter un loup-garou en pleine possession de sa force ?

Sans hésiter, elle avisa la cape. Elle les avait vus disparaître en dessous. Elle la drapa par-dessus sa tête et se glissa sans problème par l'ouverture. Elle était si petite qu'elle n'eut aucune difficulté à progresser dans le tunnel terreux. Elle le suivit, marchant courbée et aperçut de la lumière avant de déboucher dans une petite pièce.

Elle se plaqua dans un recoin.

Le grondement la saisit droit au coeur.

Il vrilla ses entrailles. Elle n'avait rien vu, mais elle savait.

Un cri terrible le suivit puis des pas frénétiques se succédèrent. Deux formes jaillirent devant ses yeux.

James tirait Severus par un bras, l'arrachant rapidement de l'endroit où se terrait le loup-garou.

Abby vit qu'aucun d'entre eux n'était blessé et respira, soulagée. Ils passèrent à toute vitesse et filèrent dans le tunnel.

« Remus », pensa Abby au bord du malaise.

Elle aurait dû emprunter le chemin à rebours, elle aussi. Sa raison lui dictait de le faire.

Elle fit un pas.

«  Remus » criait l'esprit d'Abby tandis que son corps bougeait lentement pour quitter ce lieu d'horreur.

Trop lentement.

A ce moment, elle le vit.

Au fond de la pièce centrale, un énorme loup-garou argenté  à l'échine blanche se redressa et griffa l'air de  ses pattes avant. Un hurlement monstrueux sortit de sa gueule aux babines retroussées.

Abby sentit l'air vibrer autour d'elle et eut un geste de recul. Elle se sentait si faible. Effrayée, elle voulut rassembler la Cape autour d'elle mais, au contraire,  e la laissa glisser par erreur.

« Fuis », pensa-t'elle mais, pétrifiée de terreur, elle constata qu'elle agissait de travers.

Le monstre se retourna et la regarde.

Elle resta figée sur place.

 

...

Illus:Vincent Dutrait



28/02/2017
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