NapalYsaLeya

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L'ombre du passé - Chap.31 - Sirius, Abby, Remus 2/2

 Gu bheil togradh ann am intinn
Bhi leibh mar a bha
Ged tha fois agam us cinnt
Ribh nach till mi gu brath

 

Mon coeur se languit
De retourner d'où je viens
Mais je sais au fond de moi
Que je ne reviendrai jamais

Chanson du Cap Breton. Trad. Ecossais Gaélique.

La citation du "bourgeon rouge..." est de Lord Alfred Tennyson.

 

Juin 1995- Maison de Nemesia – Angleterre

Les saisons se succédèrent les unes aux autres. Les nouvelles angoissantes avec elles. Et enfin, le véritable retour de Voldemort ne fit plus aucun doute dans la maison de Nemesia. Leur ancien ennemi avait repris un corps. Il avait tué et rassemblait ses partisans. « Le bourgeon rouge de la guerre au coeur de feu » était là, couvant, sous-jacent.
Abby, toujours en contact régulier avec Rufus et Melinda, les en avertit sur le champ. Son cousin fut prompt à lui répondre: un hibou lui indiqua son arrivée imminente.
Remus s'était porté à la rencontre de Sirius et recrutait les anciens de l'ordre du Phénix.


 

Un matin, au petit-déjeuner, Abby montra un visage plus préoccupé que d'ordinaire. Elle enchaînait les catastrophes en se servant. On aurait cru qu'elle ne savait plus utiliser correctement sa baguette magique. Lorsque pour la troisième fois, elle faillit précipiter la théière et son contenu sur le sol, Nemesia, ayant évité le désastre d'un habile mouvement de sa propre baguette, commença de s'inquiéter:
- Peux-tu me dire ce qui te tracasse ainsi?
- Sirius et Remus sont partis de nouveau dans cette nouvelle guerre. Et voici Rufus qui vient s'en mêler!
     -     Mon fils, Abby, fit Nemesia, d'une voix douce.
     -     Oui. Mon cousin que je connais si bien. Abby soupira. Il arrive dès demain par Portauloin. 
     -     Je sais. Cela me réjouit de le revoir. 
     -     J'en conviens. Mais...j'ai un problème.  
     -     Avec Rufus? Demanda Nemesia, soudain alertée.Abby fit un geste de dénégation.
     -     Non, non. Mais qui va s'occuper de la Jardinerie, là-bas? Melinda seule?
Abby plongea dans sa tasse de thé. Le regard fixe, elle semblait lointaine.
     -    As-tu des raisons de te faire du souci? Melinda n'est-elle pas habituée à cette vie? Ou aurais-tu un pressentiment? Voyons, Abby, tu peux bien me parler de cela!
   Abby se sentait gênée, malgré elle.
- C'est difficile à dire. Quelque chose me dérange parfois.
      -    Chez Melinda? Ne m'as-tu pas dit qu'elle était brillante? 
      -    Oui, justement. Douée, très douée en Magie. Et pourtant, elle a été confrontée à tant d'événements déstabilisants. Il est souvent difficile de savoir à quel point elle a été affectée par sa relation avec Severus. J'ai l'impression qu'elle est encore très attachée à lui.

Nemesia hocha la tête en silence. Elle connaissait l'histoire de la jeune fille par l'intermédiaire de sa nièce mais n'avait jamais rencontré Melinda. Elle avait l'intuition que son fils Rufus avait noué un lien étrange avec elle. Et elle aurait aimé en savoir plus même si jamais elle ne se serait donnée le droit de juger ni de le questionner à aucun moment. Nemesia avait appris sa leçon à ses dépens. L'histoire ne devait pas se répéter.
      -   Tout allait bien quand tu es partie, Abby?
      -    Justement, tout était calme. Melinda et Rufus, aussi. Trop calme, peut-être.Je ne devrais pas anticiper mais ils s'entendent bien.
     -     Crois-tu qu'ils s'aiment? osa Nemesia, un peu tremblante.
Abby fut lente à répondre. Elle sourit gentiment à sa tante.
     -      Je dirais que oui mais, pour Melinda, c'est un peu trop tôt.
     -      C'est Severus. Tu en as parlé. Mais.c'est impossible. Tous les deux, je veux dire. A présent.
     -       Évidemment. Mais Mel' a besoin de temps. Ah, Rufus devra être patient, je le crains. C'est pour ça que j'appréhende de le voir se précipiter comme ça....J'espère qu'il ne s'est pas disputé avec elle.
Avec difficulté, Abby chercha sa respiration. Puis elle regarda sa tante droit dans les yeux:
     -     Tu sais, je vais sans doute devoir rentrer.
     -      Mais Abby! Que fais-tu de Sirius? Vous ne vous êtes pas vus et tu t'en irais, comme ça?
Les yeux d'Abby se voilèrent. Elle savait qu'elle aurait du mal à prendre cette décision; Quelque part, elle avait compté sur l'appui de sa tante pour le faire.
     -     J'attendrai Rufus. Je veux savoir ce qui se passe.Oh, Nemesia, tout ça, c'est trop compliqué! Sirius est l'évadé le plus recherché du monde sorcier. Et puis, c'est..Sirius! Et moi, je ne suis personne.

Nemesia la foudroya du regard et fit un geste qui rata la théière de peu.
    -   Oh, si! Tu es beaucoup pour lui.Tu devrais savoir que tu es beaucoup par toi-même. Ou bien aurais-tu passé toutes ces années dans l'oubli, Abigail Dittany?
Nemesia avait imperceptiblement haussé le ton. Elle paraissait investie d'une autorité majestueuse, d'une dignité retrouvée. Le temps sembla s'arrêter. Quelques secondes. A peine. On aurait pu entendre tomber quelques grains de poussière d'un rayon de soleil jusque sur le parquet. La pendule orienta de nouveau ses aiguilles. Un hibou hulula dans le corridor. Une porte claqua. 
      -    Vis ce que tu as à vivre. Maintenant. Aime qui tu as à aimer. N'attends pas, lui chuchota rapidement sa tante en se levant et en emmenant la théière rescapée des maladresses des deux sorcières.
Abby se demanda si elle avait imaginé ses paroles.

Sans bruit, Sirius entra, les cheveux en bataille et s'arrêta net sur le seuil du salon.
     -    Je crois que je tombe mal. Je vous dérange, Nemesia, Abby?
     -    Pas du tout, entrez Sirius, vous devez êtes fatigué.
Balayant la pièce du regard, Sirius s'avança. Il apportait avec lui les senteurs de l'extérieur, un mélange d'air fumé et de terre. Il finit par jeter sa cape de voyage sur une chaise.
    -   Désolé, je n'ai fait que transplaner et je crois que j'ai une faim de loup...garou.
Il réprima un sourire, ressentant l'atmosphère pesante qui régnait dans le salon. Nemesia choisit de se diriger vers la cuisine où elle prétexta une fournée d'oeufset de toasts. Dès qu'elle eut le dos tourné, Sirius se pencha vers Abby, toujours assise. Il la souleva un peu dans ses bras et, sa bouche contre ses cheveux, lui souffla à voix basse:
     -   Je te retrouve enfin. Tu m'as manqué.
Et il l'embrassa dans le cou. Un frisson la parcourut.
Il était là. Et il resta plusieurs semaines.

  Aube après aube, fugitivement, Abby s'éveillait, un battement incessant dans la tête. La première fois, elle crut à un mauvais rêve, l'un de ceux qui la hantaient parfois jusqu'à la harceler sans suite. Mais au fil de la journée, aucun souvenir ne lui revenait, et prise par le retour de son cousin, entraînée par la joie de Nemesia, elle tâchait d'effacer cette étrange sensation. 
Pourtant  l'impression malsaine fut de retour, croissante, incisive. Quasi physique.
Abby se réveillait presque glacée aux côtés de Sirius, encore endormi, apparemment paisible. Elle se retournait. Et cherchait dans la pénombre ambiante l'épaule ou le bras de son compagnon dans un instant de panique, se sentant comme drainée de sa chaleur. Mais rien n'y faisait. Le froid s'était installé en elle; il l'avait transie, jusqu'au creux de l'âme durant la nuit.
A tâtons, elle effleurait la peau de Sirius qu'elle savait tiède.
Elle frémit.
Soudain, elle réalisa que durant son sommeil, il avait lui aussi perdu sa chaleur corporelle. Elle s'assit dans le lit. Incrédule. Son sang tapait fort dans ses veines. Sirius ne paraissait pas avoir froid. D'ailleurs, il n'était pas même gelé. Elle se frotta les épaules et eut un hoquet de surprise. La température de son corps ne s'était pas abaissée.Qu'allait-elle imaginer?
Elle tenta de rassembler ses idées au lieu de céder au délire. Lentement, elle se leva et à contrecœoeur, elle quitta la chambre. Elle avait besoin de réfléchir.

Une fois dans la cuisine, devant une tasse de thé, elle passa et repassa dans sa tête les derniers évènements.
Sirius avait-il été confronté à une créature magique dangereuse? Non, elle était certaine que les effets se seraient manifestés autrement. Il aurait eu besoin d'un contrepoison immédiat. De plus, Remus aurait été au courant. Les deux amis ne s'étaient guère quittés pour rassembler les anciens membres de l'Ordre du Phénix. Et ils n'avaient pas affronté de vieux ennemis non plus. La Magie Noire était également exclue.
Bien sûr, ils combattraient les forces de Voldemort tôt ou tard. Ils en parlaient avec son cousin Rufus, à l'abri des oreilles de Nemesia, pas plus tard que la veille au soir. Mais Abby savait que Sirius aurait un rôle à part tant qu'il ne serait pas réhabilité. Les sorciers le prenaient encore pour le traître qu'il n'était pas.Pire, pour le meurtrier!
Or, Sirius avait un atout pour l'Ordre: un quartier général.Il s'agissait de  la demeure de la famille Black dont il était le seul héritier et dont il pouvait disposer, à son grand désarroi.
Abby savait qu'il reculait le moment d'aller se terrer dans cette bâtisse sinistre qui ne lui laissait pas d'heureux souvenirs.
Elle remua l'idée un instant.
Était-ce pour cela qu'il semblait aller mal? Non. Cette perspective le désolait mais ne suffisait pas à provoquer une telle réaction. Dépitée, elle renvoya d'un geste las sa tasse vide dans l'évier, faisant décrire à sa baguette un mouvement fatigué.
Au même moment, Rufus entra et étonné, dit sans réfléchir:
       - Quelle mine sombre, Abby! On dirait qu'un Détraqueur vient de passer par cette pièce, à te voir!
Arrêtée brusquement, Abby faillit tomber de sa chaise. Il avait trouvé. Rufus se méprit sur son air stupéfait.
        -Excuse-moi, cousine! Je ne voulais pas plaisanter sur ce sujet, mais le matin, je suis à court de blagues!
        -Tu as trouvé! Rufus! Tu as trouvé!
        -J'ai trouvé quoi? Attends, explique-moi ce que tu fais à cette heure en faisant une tête pareille? Tu es sûre que tout va bien? reprit-il plus doucement en tirant une chaise près d'elle.
        -Oui. Non. Oh,  Ruf'. C'est Sirius. Je viens de comprendre quelque chose.
Et en elle, elle eut la réponse: Sirius avait passé tant d'années à Azkaban. Certes, il n'était pas devenu fou. Il avait expliqué comment il avait échappé à cette horreur en se changeant en chien. Mais il avait côtoyé les Détraqueurs pendant douze ans. Et sa Magie était intacte. Comment faisait-il pour contrôler l'influx d'énergie que cela demandait? Jamais il n'avait rien laissé paraître. Abby savait pourquoi: parce qu'il n'en savait rien. Mais son énergie vitale s'épuisait lentement durant son sommeil. Et cela voulait dire....

Avec un effort, Abby alla au bout de sa réflexion. Elle sentit tout son être se plier sur lui-même. Oui, certainement la vie de Sirius serait abrégée. Combien de temps encore? La question résonna dans son cerveau.
Elle se tourna vers Rufus et d'un trait, lui répéta tout.
Puis, sans attendre la réaction de son cousin, elle se précipita dans le jardin. Elle avait envie de respirer. Partout où elle se tournait, elle avait l'impression que la Terre lui répétait avec douceur les mêmes mots: « Tu le savais déjà au fond de toi. Tu donnes ce que tu peux. Laisse-le aller. Un jour.... »
Les arbres, les nuages sous le jour qui se profilait entre le rose et le gris, les eaux murmurantes au-delà de la haie, le chant vrillait sa poitrine, trop doux, trop lancinant. Les sanglots explosèrent, déchirant son ventre, sa tête.
Il n'y eut que le silence pour lui répondre en écho.
Les pas feutrés de Nemesia la surprirent à peine.
      -Abby...C'est Rufus qui m'a dit ce qui se passait.
Rufus, bien sûr. Qui d'autre que son presque jumeau pouvait comprendre, qui d'autre que son quasi-frère avait pu saisir d'emblée la complexité de la situation? Le destin les ramenait toujours sur le même cycle, quoiqu'il arrive.
Nemesia s'agenouilla. Pour la première fois depuis longtemps, Abby se dit que l'âge avait creusé les traits de son visage mince mais l'avait empli de la sagesse de celles qui devinaient.
       -Écoute,Abby,  j'ai compris. Je savais quand Sirius est venu.J'ai essayé de détecter ses flux d'énergie. Nemesia soupira doucement. La magie et l'énergie vitale sont liées, comme tu l'as appris. L'une ne va pas sans l'autre. Les deux flux doivent toujours s'équilibrer.
       -Et pour Sirius? Nemesia, tu es habile en cet art. Il n' y a rien à faire?
Un instant, Abby se prit à espérer. Sa tante avait été éduquée selon les principes de l'ancienne magie et si elle avait dû l'abandonner puis mise de côté pendant longtemps, elle l'avait de nouveau pratiquée. Elle avait instruite Abby, récemment. Elle était sage et persévérait sans se laisser abattre par le premier écueil.
Mais Nemesia fit un geste négatif.
       -Alors...il va mourir, déclara Abby.
       -Oh, Abby! Comme nous tous, ma chérie. Mais lui, plus rapidement. Tu le sais. Je suis désolée. Mais je ne veux pas te donner de faux espoirs. Ce serait inhumain de ma part.
Abby se laissa aller dans les bras de sa tante. Sans une larme à présent.
         -Si peu de temps ensemble! Et on pensait que peut-être...On ferait une famille. On serait ensemble! On avait espéré!
        -Je sais. Sirius m'a dit cela à condition de n'en parler à personne.Il m'a demandé de  vous unir selon l'ancien rite des sorciers quand il serait réhabilité. Nemesia se tut, émue.
        -Il n'y pas moyen de savoir.
        -Tu penses à la divination? Tu sais combien elle peut être inexacte même si tu avais affaire à une voyante de la trempe de la célèbre Cassandre Trelawney. Mais on dit que sa descendante n'est pas à la hauteur et qu'elle n'a jamais fait une prophétie à ce jour. Je ne peux pas te dire si ce sont des rumeurs ou pas. Enfin, tu sais comme moi que le peu de prescience dont nous disposons dans la famille est à peine un don.
       -Oui. Je n'ai jamais essayé de compter dessus, fit Abby avec un brin d'amertume, la joue appuyée contre le peignoir tiède de Nemesia. C'est juste que ....Oh, Sirius parle parfois de former une vraie famille, quand tout ça sera fini. Avec Harry.
        - Harry et toi, vous êtes sa famille.
        - Mais il ne se rend compte de rien?
         - Et quand bien même? Vas-tu le priver de vivre chaque moment? On lui déjà pris sa jeunesse, Abby. Sirius a besoin de vivre.
Le regard assombri, Abby pensa que bientôt, Sirius serait de nouveau enfermé dans une maison qu'il détestait. Etait-ce cela, vivre?

 Alors, elles s'en revinrent vers Rufus qui se tenait non loin de là. Les mains enfoncées dans ses poches, il les attendait, ses cheveux dorés dans la lumière pâle du matin.
       - Je n'ai pas de mots. Je veux dire, j'apprécie Sirius. Et dans le combat qui approche, nous avons tous besoin de lui.
       - Rufus! Tu es en train de me dire que tu veux te battre toi aussi! Mais qu'est-ce qui se passe! Il y a eu un problème, là-bas? lança Nemesia, alarmée.
      -Mel'! Tous les deux, vous vous êtes chamaillés, c'est ça, hein? lança Abby en le fusillant du regard, la voix rauque.
Rufus voulut éviter les yeux trop perspicaces de sa cousine mais il ne pouvait rien lui cacher.
      -C'est....devenu difficile. Elle pense tant à ...
      -Severus, oui. Mais ça, ça risque de durer encore, tu le sais.
      -Oh et puis, elle est emportée, et...Finalement, il finit par faire quelque chose qui lui arrivait rarement. Il se laissa aller à la colère. Il jeta les mots: -Abby, elle a utilisé la Légilimancie! Sur moi! Tu crois que j'allais laisser passer ça!
Nemesia et Abby se figèrent.
        -Quoi? Je le lui avais interdit, fit sourdement Abby.
         -Elle est impossible, incontrôlable, en ce moment. Je ..Pardon, Abby, tu as autre chose à faire!
         -Et je sais que je dois rentrer en France, conclut Abby. Je l'avais dit. Je vais le faire. Et toi, Rufus?
         -Je vais rester un peu ici.
Nemesia comprit quels conflits se mettaient en place dans la tête de sa nièce. Elle intervint:
             - Tu pourrais essayer de revenir dès que tu auras réglè le problème avec Melinda. Je crois avoir compris qu'elle était raisonnable, non? Il arrive souvent que les sorciers les plus doués se laissent déborder. Mais Melinda n'a pas de penchant pour la magie noire.
                -Non. Mais je vois ce qui se passe ici: Sirius va aller s'installer dans l'ancienne maison de ses parents. C'est là que se réuniront les gens de l'Ordre du Phénix. Ma place n'est pas là-bas. Il le sait. Je le sais. Nous ne pourrons pas nous voir. Il ne pourra pas sortir. J'ignore combien de temps durera cette situation. Il vaut mieux que je sois loin plutôt que d'être tentée d'aller le voir. C'est trop difficile de vivre ainsi.
.
Rufus l'arrêta:
-Attends. Nemesia m'a dit qu'elle comptait vous unir selon l'ancienne Magie. Faites-le aujourd'hui. Je serais près de toi.
Abby le dévisagea, interdite. Elle balaya du regard sa tante puis revint sur le visage de son cousin. elle vit qu'ils étaient heureux. Oui, c'était la bonne décision. Sirius lui-même l'avait décidé. Et cette ancienne union des sorciers n'avait rien à voir avec le mariage. Ils se promettraient à la déesse. Elle arrêta leurs paroles d'un geste. Leur sourit.
                -Je vais aller lui parler. J'ai encore la force.

 

- Nous le ferons, Abby. Dès cet après-midi. Nous suivrons ce rite. je te l'ai dit: ça me plaît, ce n'est pas conformiste.
-Et qui sait? Un jour nous serons ensemble. Après les combats.
-Je l'ignore.
-Nul ne le sait.

Ils se turent. Devinrent grave.

-  Je veux que tu saches quelque chose: j'ai fait en sorte que ton coffre à la banque Gringotts soit doté d'une grosse somme de Gallions, provenant du mien. Au cas où....
-Ne dis rien, Siri. Ne dis pas ces choses-là.
-Je dirais ce que je veux, Abby. Je ne peux pas te léguer tout ce que je veux, tu sais. Je pense à Harry.
-Je n'ai rien demandé! Je m'en fiche, de tout ça!
-Mais moi, je pense à toi, même si je ne le dis pas.
-Tu es un idiot, Sirius Black!
-Tu m'as fait cette remarque il y a bien des années.
-Parce que c'est toujours vrai. Tu ne grandiras jamais.
-Toi non plus, tu es ma Tite Abby pour longtemps. Fais-toi à cette idée. Je te le redis, Abigail, nous sommes toujours ensemble. Nous le serons toujours.
-Arrête de parler si sérieusement, Sirius!
-Très drôle.
-Embrasse-moi.
-Donne-moi tes lèvres.

 

 Reste avec moi quand ma lumière baissera
Ne me quitte pas quand mon sang se figera
Serre ma main lorsque mon cœur s'arrêtera
A l'instant où la Roue s'immobilisera »
Lord Alfred Tennnyson

       

      Illustration LM Rourke



      26/02/2017
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