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La tentation de Severus - Part.2 - Le Bal de Noël

Chez Rowling, le bal de Noël n'intervient que dans le Tome 4 "La coupe de feu" mais on peut  facilement imaginer que ce genre de festivités ait  lieu à Poudlard tous les ans  avant les vacances de Noël. l'auteure nous a-t'elle tout raconté sur la vie de l'Ecole? Non, évidemment.
Bien sûr, je rappelle qu'il n'est pas bon de fumer!

(Cette idée m'est venue en regardant une illustration de Severus fumant une cigarette )

Bonne lecture!

 

Le Bal de Noël - 2

 

 

Dans le ciel sombre d'hiver, une mince volute argentée s'envolait en spirale provenant du sommet de la plus haute tour de Poudlard.

Accoudée au rempart crénelé, Melinda Lake fumait.Non,ce n'était pas permis à l'Ecole de Sorcellerie de Poudlard.

Bravant l'interdit, elle contemplait le paysage délayé comme une aquarelle  qui s'étendait à perte de vue en cette fin d'après-midi. Le vent lourd de neige à venir rabattait sa cape autour d'elle.

Elle n'aurait pas dû se trouver là.

Ni à cette heure, ni à cet endroit, surtout en ce jour.

La chaleur de la salle commune de Serdaigle l'attendait. La présence de ses amis, les préparatifs du bal de Noël, les rires, tout aurait mieux convenu que cette froide solitude à laquelle elle se condamnait elle-même.

Mais, aujourd'hui, Melinda ne se sentait pas le c?ur aux réjouissances. En fait, depuis qu'elle avait découvert son aptitude à la Légilimancie, elle était désorientée. Cette aptitude était de plus en plus exacerbée. Un contact visuel prolongé avec quelqu'un et elle ne pouvait s'empêcher d'empiéter sur le territoire mental de son interlocuteur, devinant les mensonges ou saisissant des images dont elle ne voulait pas.

Elle avait lu et relu le gros livre que lui avait prêté le professeur Rogue sur l'Occlumancie, mais elle n'arrivait pas à s'exercer correctement. Son énervement face à son impuissance grandissait. Il lui semblait étrange que ce pouvoir se manifestât alors qu'elle allait atteindre dix-huit ans. Jusqu'alors, il lui semblait n'avoir rien remarqué. Ou avait-elle manqué quelque chose? Sans doute...

Melinda avait fouillé sa mémoire en vain, elle avait retourné la bibliothèque de fond en comble mais n'avait pas déniché le moindre indice susceptible de l'éclairer.

Ce mystère en elle commençait à la ronger. Pouvait-on se méconnaître ainsi soi-même? Même ses amis Alvin et Julia se posaient des questions et lui avaient demandé ce qui lui arrivait mais elle n'avait rien révélé.Melinda s'isolait, ce qui était contraire à sa nature sociable.

 Quelqu'un aurait-il une réponse ?

Elle avait pensé demander au professeur Rogue, mais finalement, le souvenir de leur entrevue l'avait fait reculer.

 

Ce soir, Melinda aurait dû être heureuse, fébrile comme Julia en prévision de la soirée.
En effet, c'était le traditionnel bal de Noël, donné comme chaque année avant le début des congés. Mais, et Melinda ne savait pas si elle devait sourire ou enrager, il n'y en aurait pas pour elle : elle n'avait pas de cavalier.
C'était bien la première fois qu'une telle chose lui arrivait ! Pour sa dernière année à l'école, elle n'avait pas non plus l'envie de s'y rendre seule ; en fait, elle n'avait envie de rien. Alors, elle était montée jusqu'ici.

 

Elle continuait à laisser vagabonder ses pensées, fumant cigarette sur cigarette – un paquet qu'un élève de cinquième année lui avait troqué contre un devoir en Potions.

Melinda songeait aux prochaines vacances : retrouver ses chers grands-parents, sa petite chambre. Ils iraient sûrement passer Noël chez sa tante Maureen, à la campagne. Ses cousines viendraient peut-être; elles courraient dans la neige jusqu'à la grange….La grange éveilla en elle une vision surgie de son enfance…. Une image de fuite et de pas saccadés qu'elle entendait encore….Elle fit un geste pour repousser ce souvenir, effrayée par la vivacité de sa mémoire.

 

« -  Vous ruminez de de sombres pensées, Miss Lake ?

 

 La voix froide la fit sursauter.
Les pas étaient bien réels.
Quelqu'un avait monté l'escalier. Enveloppé de sa cape noire, les cheveux lisses encadrant son visage, le maître des Potions s'avança vers elle, l'air dur.

-        Bien sûr, cela n'excuse pas votre comportement. Vous connaissez le règlement : fumer est un acte prohibé dans cette école.

Melinda en avait presque oublié ce détail. Confuse, elle sentit la chaleur lui monter aux joues. Elle s'attendait à présent à recevoir une retenue. Elle n'obtiendrait jamais l'indulgence d'un professeur, encore moins celle du professeur Rogue.

-         Non seulement fumer est interdit, reprit-il, mais c'est complètement idiot. Vous savez certainement que c'est nocif pour votre organisme, n?est-ce pas ? Ou êtes-vous trop ignorante ou insouciante pour passer outre ? Il gardait un léger sourire méprisant mêlé d'un air de défi évident.

Melinda détestait son attitude mais ne tenait pas à répliquer. Elle s'était mise elle-même dans cette situation.

Rejetant la tête en arrière, elle fit voler sa longue natte brune et lisse aux reflets presque violets et s'apprêta à jeter la cigarette par-dessus le parapet.

D'une voix doucereuse Severus Rogue l'interrompit dans son élan :

-         Etiez-vous si perturbée que vous n'avez rien trouvé d'autre pour passer vos nerfs, Melinda ?

Les yeux verts ne cillèrent pas face aux siens. Elle resta debout face à lui, hésitant sur l'attitude à prendre, la main en suspens.

-         Vous permettez ? et avant qu'elle ne prononce un mot, il lui prit la cigarette à demi consumée de la main.

 Avec stupeur, elle vit Rogue  la porter à ses lèvres avec une certaine décontraction pour en tirer une longue bouffée.

Etonnée, elle bafouilla :

-         Vous fumez, professeur ?Vous ? Après ce que vous venez de me dire ?

Un sourire se dessina sur ses lèvres minces :

-         Chacun peut garder de mauvaises habitudes, n'est-ce pas ? J'avais celle-ci lorsque j'avais à peu près votre âge. Et j'aimais aussi venir ici pour être, disons, tranquille?Son regard se perdit dans le vague tandis qu'il écrasait le mégot sous sa botte. J'y viens encore de temps en temps, non, non, pas pour fumer, ajouta-t'il d'un air narquois. Mais c'est la première fois que je vous vois ici. Cela me semble bien étrange

Il laissa planer sa phrase.

 

Le paysage basculait rapidement vers le crépuscule.
Les nuages alourdis de neige crevaient déjà les uns après les autres. Déjà les premiers flocons plus légers que des plumes de hiboux dansaient autour d'eux. Le ciel plombé renvoyait une image splendide et inquiétante à la fois.

Inconsciemment, Melinda étendit la main pour toucher les duvets glacés.

-         Auriez-vous oublié de vous préparer pour le bal de Noël, Melinda Lake? reprit-il sur un ton  méprisant.

Secouant la tête, toujours sans le regarder, elle répondit d'une voix égale :

-         Non. Je n'y vais pas. Au bal de Noël, je veux dire.

-         Et comment cela se fait-il ? fit-il, inquisiteur.

-         Très simple. Je n'ai pas de cavalier.

Elle avait conscience de la sécheresse de sa réponse, à la limite de la politesse. A l'ombre de ses cils, elle surveillait Rogue. Elle ne voulait pas croiser son regard. Mais il restait imperturbable, fixant la neige, ses cheveux noirs couverts de fins cristaux.

-         Pas de cavalier, comme c'est étonnant ! Même parmi vos camarades de Serdaigle ? Il se tourna vers elle. En une fraction de secondes, il accrocha son regard.

Melinda tournant ses pensées sombres vers la tour… de Serdaiglepensant à... Alvin et Julia, ses meilleurs amis qui avaient déjà préparé leurs robes de soirée, Alvin et Julia qui allaient ensemble au bal…, les questions de ses amis…,son silence…, son impuissance…, sa rage…, puis l'envie de s'amuser ...Tout cela, en vain ....le bal de Noël, le dernier ici....

-         Je vois, murmura Rogue en lissant sa bouche d'un doigt mince. Et vous n'avez pas pensé à vous faire accompagner par quelqu'un d'une autre Maison…, oh…, quelqu'un,  de… Serpentard, peut-être ? lança-t'il avec une lueur un peu mauvaise.

-         Je ne crois pas alors qu'il aurait accepté. A vrai dire, je n'ai pas vraiment cherché… car j'avais d'autres idées en tête….Elle haussa les épaules.

Tout en parlant, elle avait sorti sa baguette et l'agitait dans l'air froid pour créer des formes avec la neige tourbillonnante.

-  C'est simplement un bal, marmonna-t'elle en continuant à dessiner des animaux dans l'air avec les flocons, luttant pour tracer des lignes gracieuses.

  -  Votre dernier bal puisque c'est votre dernière année, me semble-t'il, fit-il d'une voix veloutée.

Traçant les ailes d'un oiseau, elle chassa la neige de ses cheveux.

-         Peu importe. Comme je vous le disais, j'avais vraiment d'autres…....

-       Ah, oui d'autres...sujets de préoccupation, c'est cela ? La Legilimancie, j'imagine.

-         Heu, oui, elle ne savait pas comment aborder le sujet.

Troublée, elle brouilla les traits de son oiseau floconneux. Reprenant le contrôle de sa baguette, elle redessina le contour d'un animal, lui
ajoutant une première aile. Sous ses yeux, une chauve-souris commença à prendre forme. L'aile gauche était encore une masse informe.

-         La Legilimancie est un pouvoir très puissant. Il convient de l'utiliser avec parcimonie et de savoir le contrôler.

Melinda s'énervait. Justement, il prononçait les paroles qu'elle n'avait pas envie d'entendre.
Contrôle ! Elle en était incapable !
Son agacement face à ses efforts vains pour dominer son pouvoir la submergea. Elle créa un tourbillon à la place de l'aile gauche de la fine chauve-souris. Levant les sourcils au ciel, elle allait disperser le dessin de neige quand Rogue, d'un geste vif, sortit sa baguette et,  très assuré, traça dans l'air une aile élégante.

Le comportement enfantin arracha enfin un sourire à Melinda.

-         C'est très beau.

-         Mais pourquoi une chauve-souris ? s'étonna-t'il.

-         Ah, c'est une longue histoire. Mais c'est aussi mon Patronus.

Il eut un rire bref.

-         Cet animal ? Je n'aurais pas imaginé qu'il vous correspondait.J'aurais pensé à quelque chose de plus….Il se tut.

« De plus beau. Lily avait une biche. Et... assez de ces souvenirs empoisonnés ! »

-         Pourquoi ? s'insurgea Melinda. Vous trouvez que c'est laid ? C'est déjà ce qu'on m'a dit ! Mais ce n'est que l'aspect extérieur ! Ne savez-vous pas que la beauté se cache derrière les aspects les plus inattendus, parfois ? – Elle se mordit la lèvre en se rendant compte de ce qu'elle disait et reprit un ton plus bas: -– J'aimais voir voler les chauves-souris l'été lorsque j'allais à la campagne, chez mon oncle et ma tante. J'étais très jeune, je les voyais voleter. Elles me paraissaient douces comme une caresse. Je me cachais dans la grange et…...Elle s'arrêta dans un hoquet. La grange.
Le souvenir revenait encore et encore. C'était dans la grange qu'elle avait entendu un gémissement cette terrible nuit où des Mange-morts avaient tué son oncle. Il avait lutté. Sa tante en avait repoussé et blessé plusieurs et avait échappé à la mort. Melinda n'avait que dix ans. Elle courait vers la grange, apeurée, voyant son refuge dans le bâtiment qu'elle aimait.  Mais,  là…, un homme gravement atteint s'était traîné.… Sur son avant-bras gauche, elle avait vu à la lueur de la lune la Marque des Ténèbres. Le Mange-mort ne pouvait plus rien faire. Il avait laissé tomber sa baguette. Melinda, emplie de fureur, se souvenant des corps sans vie de ses parents découverts un mois plus tôt, s'en était emparée et l'avait pointée droit vers l'ennemi. Elle, une enfant, n'avait plus que ce désir de vengeance. Elle voyait l'homme prendre peur. Elle ne distinguait pas ses traits sous sa cagoule. L'homme implorait. De toutes ses forces, la petite fille avait rassemblé son courage et les joues trempées de larmes,avait brisé en deux la baguette de l'homme. Il s'était enfui sans un mot, hors de sa vue, blessé. Elle n'en avait jamais parlé à ses grands-parents. Elle n'avait jamais voulu savoir. C'était un secret.

-         C'était bien réel, n'est-ce pas ? La grange, ce souvenir qui vous obsède….

-         Vous avez vu ? Vous…...vous m'espionnez ! La colère montait en elle. Elle aurait voulu ne jamais l'avoir laissé percevoir l'esquisse de ce passé. Pas lui.

-         Je ne vous espionne pas. Je vous ai regardée.

-         Vous ne pouvez pas vous en empêcher ! C'est privé ! elle criait de rage.

-         Privé ? Ses cheveux noirs volèrent autour de son visage. Qu'y puis-je ? Vous ne savez pas fermer votre esprit correctement. Vous diffusez tout cela !Tout autour de vous!

-         Parce que personne ne m'a appris, continua-t'elle sur le même ton, le tourbillon de neige semblant plus fort autour d'elle. Vous m'avez filé un gros bouquin, et c'est tout. Et, oh, mince, vous êtes un legilimens, j'oubliais.

Elle le dévisageait, dressée de toute sa haute taille, les mèches échappées de sa tresse.

« Très belle. Fière et très belle. »

Rogue se reprit.

-         Oui et vous oubliez à qui vous parlez.

-         Oh, non, je n'oublie pas. Donnez-moi une retenue. Vous alliez m'en donner une, de toute façon. Fumer est interdit, c'est cela, monsieur ? lança-t'elle en avançant le menton. Mais son ton était plus triste qu'arrogant. Elle n'aimait pas se disputer comme cela. Elle n'était pas fière d'elle et elle n'avait pas voulu montrer cette part de son histoire personnelle. Une sorte de lassitude l'envahit peu à peu. Le froid commençait à s'insinuer.

-         Il faudrait alors que je m'inflige une punition à moi-même pour être juste, Melinda, pour avoir également  enfreint le règlement. Cela serait un non-sens. Mais cela n'excuse en rien votre comportement. Avez-vous besoin de jouer aux rebelles ou de m'accuser de vous espionner ?

-         C'est parce que vous avez vu des choses privées…je ne voulais pas….c'est gênant. Elle serra sa cape autour d'elle.

-         Comme le fait d'être triste ce soir ? ajouta-t'il doucement.

-         Je-ne-suis-pas… !

-         Ne me mentez pas ! gronda Rogue.

Ils se regardèrent longuement. Melinda fit un signe d'apaisement.

-         Voilà. Et ça recommence. Je vais devenir dingue.

-         Certainement pas. Vous allez vous exercer.

Elle se tourna vers lui :

-         Seule, je n'y arrive pas. J'essaie. Alors…Apprenez-moi.

Son ton était humble. Elle n'implorait pas, elle demandait.

-         Quoi ? répliqua-t'il pour se donner une contenance.

-         L'Occlumancie. Vous savez le faire. Vous maîtrisez ça parfaitement. 

Elle reprit son souffle et jeta ses derniers mots :

-         S'il vous plaît, Severus. J'ai besoin d'apprendre.

Il trembla intérieurement en l'écoutant.

"  Elle est sincère. Elle ne se joue pas de moi. Cela lui coûte de me demander. Qui mieux que moi…Mais est–ce une bonne idée ? Pourrais-je lui enseigner…Nous serons si proches mentalement. Quel danger….Ou bien alors…Le péril ne réside-t'il pas dans le fait de la laisser dériver avec la curieuse manifestation de son don, son esprit ouvert au mien, ses émotions à ma portée…. ? J'ai la tentation de m'y plonger à ma guise encore et encore. Jusqu'où aller ainsi ? Pauvre fou sentimental…Je deviens pitoyable..."

 

Il battit des paupières. Reprit une contenance.

-         Laissez-moi y réfléchir et soumettre votre requête au directeur.

Il vit des étincelles dans les yeux verts.

-         Vous le ferez vraiment ?

-         C'est une demande inhabituelle, mais vous avez ma parole. A présent, je dois descendre….le bal…

Elle eut un mouvement de surprise :

-         Vous y allez ?

-         En tant que directeur de Serpentard, cela fait partie de mes attributions, en effet. Il eut un rictus amer.

-         Excusez-moi si je suis impolie, mais cela semble vous déplaire.

Le visage de Rogue s'allongea mais il ne la reprit pas :

-         Je ne goûte guère ce genre de réjouissances. Mais je dois veiller à ce que mes élèves se comportent de façon décente.

-         Vous allez jouer.... les chaperons ? Ah, oui, je me souviens, l'an dernier, vous aviez débusqué des couples…Elle sourit avec une folle envie de pouffer de rire.

-         Croyez-vous que j'ai une envie dévorante de courir après des adolescents idiots qui se cachent pour se bécoter dans des endroits inaccessibles ? lança-t'il d'une voix glaciale.

En se dirigeant vers la porte de la tour, Melinda ne put s'empêcher de rire intérieurement :

-         Je n'ai pas dit ça. C'est vrai, je vous vois mal jouer ce rôle.

Elle lui sourit franchement sans méchanceté. Il fut surpris et acquiesça d'un bref mouvement de la tête.

D'un ton plus léger, il ajouta :

-         Je peux m'estimer heureux. Personne ne me demandera de danser.

Melinda éclata de rire :

-         Voyons, ce n'est pas si terrible. C'est juste…que vous n'aimez pas ça, c'est tout.

Il fronça les sourcils et dit :

-         Et que je n'ai pas de cavalière.

-         Ah, il fallait y penser plus tôt !

Melinda s'engouffra dans l'escalier quand il la retint par l'épaule. Severus Rogue  la fixa droit dans les yeux. Son esprit sembla se fondre au sien.

« Si c'était permis entre élèves et professeurs, je vous inviterais, Melinda. »

« Merci. Si c'était autorisé, j'accepterais volontiers et là, vous savez que je ne mens pas. »

« Je le sais. Je  sais toujours quand vous me cachez quelque chose. »

Le contact se rompit. Leurs yeux se détachèrent.

  -    Essayez de passer une bonne soirée quand même, Melinda.

  -     Vous aussi. Joyeux Noël.

  -      Passez un bon Noël.

 

FIN 2nde partie

 

 



18/01/2017
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