NapalYsaLeya

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La tentation de Severus - Part.3 - La Tempête de neige 2/2

Rogue tressaillit.

Il ne savait pas où il se trouvait. Il apercevait une ombre qui se déplaçait devant un feu. Il fit un mouvement pour se relever. La douleur fusa  de sa cheville droite. Il étouffa un cri. Melinda se retourna aussitôt.

-         Vous êtes réveillé ?

-         Pourquoi, je devrais être endormi ? grommela-t'il. Il observa le visage flou qui s'approchait ; les flammes éclairaient des cheveux bruns aux reflets nettement violets dans cette lumière et une peau presque dorée. Deux yeux verts le regardaient sans détour. Il eut un sursaut en croyant reconnaître ce regard.

-         Vous étiez inconscient, répliqua Melinda.

Fronçant les sourcils devant son air égaré, elle reprit.

-     Vous ne vous souvenez pas de ce qui s'est passé ?

-         Il semblerait que non.

 Il finit par comprendre à qui il parlait : Que faites-vous ici ? Où sommes-nous ?

 Il regardait autour de lui.

-         En fait, heu….Je vous ai trouvé, là, dehors, dans les bois. Vous étiez blessé. Et vous aviez perdu connaissance. Regardez votre cheville. Elle fit un rapide résumé de ce qui venait de se passer.

Rogue plissa les yeux en un effort de mémoire. Peu à peu, le brouillard qui obscurcissait son cerveau se dissipait. Il bougea et réussit à s'asseoir mais la tête lui tournait. Il détestait cette sensation de faiblesse. La respiration sifflante, il demanda :

-         Vous ne me dites pas tout. Comment m'avez-vous trouvé exactement, Melinda ?

Visiblement confuse, elle redoutait la question. Elle aurait voulu rester vague. Mais les yeux noirs s'accrochèrent aux siens suffisamment longtemps pour qu'il comprenne tout.

-         C'est….incroyable. Vous étiez loin de moi et vous avez senti tout cela ? Impossible, murmura-t'il.

-         Je suis sûre de moi. Je savais exactement où vous étiez. Bien sûr, je ne savais pas que c'était vous. Je sentais des pensées désespérées, tristes. C'était effroyable. J'ai ressenti la douleur.

 Elle s'arrêta, se disant qu'il n'était pas très sage d'aborder un sujet aussi sensible. Car il s'agissait des pensées intimes de Rogue.

Son visage devint livide.

 Elle ne dit plus un mot. Elle le savait prompt à la colère.

Rogue fit une nouvelle tentative pour se lever mais quand il s'appuya sur sa cheville blessée, il tituba et retomba à terre, jurant à mi-voix.

-         Ne faites pas ça ! Je pense que c'est une entorse, au moins, peut-être une fracture, je ne sais pas. Mais vous ne pouvez pas marcher !

Elle le fixait, la main tendue, prête à lui venir en aide. Plus doucement, elle ajouta :

-         Restez tranquille, s'il vous plaît ! Pour l'instant vous ne pouvez pas bouger. Faut que je trouve un moyen pour qu'on puisse rentrer au château.

Melinda se sentait impuissante. Elle n'avait jamais bien maîtrisé les sorts de guérison et elle réalisait qu'une blessure de ce genre dépassait ses capacités. Soupirant, elle s'assit sur le sol. Le feu diffusait une chaleur agréable. Le froid se faisait moins sentir.

-         Votre cape, vous devriez la faire sécher, dit-elle à Rogue.

Les yeux mi-clos, il réussit à lui lancer un regard presque méprisant. Il chercha dans sa poche sa baguette puis la pointa sur le tissu imbibé d'eau. Sans parler, il lança un sort qui sécha immédiatement le vêtement. Melinda se sentit complètement ridicule avec son feu, ses cheveux et ses vêtements trempés. Elle se demandait quel genre d'aide elle pouvait apporter. Jusqu'ici, elle avait écouté son instinct et avait agi sur un coup de tête. Cela lui ressemblait peu.

 

« Un coup de tête, un coup de folie, oui ! Le jour de mes dix-huit ans ! Je pourrais être en ce moment au chaud avec mes amis…au lieu de ça….je suis ici….Je deviens de plus en plus idiote en prenant un an de plus ! Quelle situation, vraiment…J'ai pas chaud, je suis trempée… »

 

Une voix interrompit le flux de ses pensées rageuses :

-         Melinda ? Approchez-vous, je vous prie.

Elle ouvrit les yeux d'un air étonné. A bien y réfléchir, Melinda avait un léger frisson d'appréhension à l'idée de se retrouver à moins de trente centimètres d'un sorcier, une baguette brandie sous son nez.

Un vieux réflexe.

De plus, elle avait toujours de la rancœur vis-à-vis de Rogue. Elle lui en voulait de ne pas avoir parlé à Dumbledore pour les leçons d'occlumancie. Quelle confiance lui accorder à présent ?

Ses yeux devaient trahir sa méfiance à moins que Rogue n'ait intercepté ses pensées car il insista doucement.

Melinda esquissa un mouvement léger. Assise sur le sol, ses longs cheveux dénoués dégoulinaient dans son dos. Sans rien dire, Rogue fit un geste à peine perceptible avec sa baguette.

Instinctivement, Melinda recula.

Il pinça les lèvres et dit d'un ton tout juste moqueur :

-         Ce n'est pas plus agréable, ainsi ?

Il tendit la main et saisit une longue mèche brune entre ses doigts, l'éleva devant ses yeux.

Secs ! Elle avait les cheveux secs !

 Melinda écarquilla les yeux et toucha ses vêtements : secs également. Furieuse, elle maudit sa sottise. Que pensait-elle donc ? Qu'il voulait lui faire du mal ?

Elle se gronda intérieurement et songea qu'à l'avenir, elle devrait sérieusement apprendre ce genre de sortilèges.

 

La pièce unique éclairée par le seul feu de bois était d'une chaude couleur orangée. Le sol en terre battue recelait des parfums de bois fumé. Au dehors, la tempête battait son plein. Un pauvre abri mais un toit malgré tout.

Melinda se ressentait de sa course dans la neige.

Rogue avait les yeux trop brillants. Ses pommettes ordinairement pâles étaient rougissantes. Il frissonnait de temps à autre.

En le regardant, Melinda pensa : « Je ne me trompe pas….c'est de la fièvre ! Normal s'il est resté plusieurs heures dehors, il a attrapé froid….. »

-         Je vous remercie de votre sollicitude et de vous inquiéter de mon état de santé aussi souvent, l'interrompit Rogue d'une voix rauque.

-         Cela vous gênerait d'éviter de sonder mon esprit, pour une fois ?! Même malade et blessé, vous ne pouvez pas vous en empêcher ! lui souffla Melinda.

-         Ah, et comment m'avez-vous trouvé, déjà ? Sinon en faisant la même chose ? insinua-t'il. Ses yeux noirs la perçaient à vif. Ils se faisaient face.

-         Et alors ? Fallait vous laisser dehors, peut-être ? Fallait vous laisser crever, c'est ça que vous vouliez, c'est ça que j'ai senti ? explosa Melinda en ne s'embarrassant plus de réserve.

-         Espèce de….il s'interrompit mais la menaça du regard.

Le silence retomba. Ils étaient seuls dans cette cabane isolée. Entourés par un tourbillon hostile, un rempart de neige.

Tout pouvait arriver.

Rogue pouvait lui jeter tous les sorts qu'il désirait – il serait toujours plus fort qu'elle – mais elle se doutait qu'il ne le ferait pas. Il n'était pas idiot. Il se contenterait de l'ignorer et de ne pas répondre. Mais elle voulait savoir. Elle avait du ressentiment envers lui. Mais rien à perdre.

-         Je m'en fous, traitez-moi de ce que vous voulez, Severus Rogue. Vous ne me ferez pas taire. Pourquoi suis-je venue jusqu'ici, à votre avis ? J'ai pensé que quelqu'un était en danger, que quelqu'un allait très mal. Je vous l'ai dit. Je ne savais pas que c'était vous mais j'ai tout ressenti dans ma tête comme si cela se passait en moi. Je sais ce que c'est, la souffrance.

Devant son visage fermé, elle s'empressa d'ajouter :

-         Je ne parle pas seulement de ce qui fait mal physiquement. Mais intérieurement. Il y a quelque chose qui vous mine et vous ronge, Severus Rogue. Toujours et encore. Vous m'avez parlé du remords, un jour. Je ne sais pas si c'est cela. Mais ce qui vous empoisonne ces temps-ci vous mène droit au désespoir. Je l'ai clairement senti – elle fit une pause, le souffle court – et  c'est ce que je lis dans vos yeux.

 

Tandis que la douleur fluctuait au sein de son corps, Rogue ne savait plus s'il devait laisser éclater la fureur qui montait en lui. De quel droit lui parlait-elle ainsi ? Qui était-elle pour interpréter ses pensées ? Il aurait voulu la faire taire. Ne plus entendre en écho ses propos qui se rapprochaient d'une certaine vérité. Il ne connaissait qu'un seul moyen et pris dans sa fièvre et sa colère, il voulut la blesser par ses paroles :

-         Et vous ? Jusqu'à quand allez-vous ruminer le souvenir de cette grange ? Pleurer sur votre sort ? Vous êtes un peu jeune pour vous plaindre de votre passé, ce qui est fait est fait. De quel droit donnez-vous des leçons, jeune fille ?

Il s'en voulut un instant de cette attaque sur un terrain aussi sensible mais la rage le fit aller encore plus loin :

-         Vous détestez cette part de votre vie ? C'est cela ? Que détestez-vous le plus ? Dites-moi ce qui vous dégoûte tant ? Oh, je sais, ceci, n'est-ce pas ?- Il releva sa manche gauche – Cette marque vous rappelle des souvenirs, non ? Sachez qu'elle me soulève le cœur encore plus qu'à vous et qu'elle est inscrite dans ma chair, non dans la vôtre.

Silence.

Le crépitement du feu  jetait des étincelles marquait un rythme régulier. Le lourd grondement du vent emplissait les alentours.

Silence sous les hurlements de la tempête.

Le bras à la peau pâle entre eux deux.

Rogue fiévreux et enflammé haletant.

Silence.

Combien de temps ?

Des minutes longues comme des langues de fumée.
Pas un mouvement, pas une parole.

Chacun avait les yeux baissés.

Silence interminable.

Rogue distinguait à peine les contours de la Marque pâlie sur son avant-bras.

Sa vue se brouillait de fatigue et de douleur.

Silence épais.

Une fraicheur soudaine le tira de sa torpeur. Sans bruit.

Une goutte était tombée sur son avant-bras découvert.

Rogue leva les yeux en direction du plafond, cherchant l'origine de la fuite.

Il ne vit rien.

Une unique goutte glissait sur sa peau.

Il l'effaça de son doigt et la porta machinalement à ses lèvres.

Le goût salé l'éclaira enfin.

Il leva la tête.

Devant lui, un rideau de cheveux lisses dissimulait presque entièrement le visage de Melinda.

Il comprit.

Une larme.

Rogue comprit qu'il ne l'avait jamais réellement vue pleurer.

Il réalisa la portée de ses paroles.

«  C'est moi qui la dégoûte. Elle a presque perdu sa famille entière et je lui jette tout ceci à la face. Comprendrais-je enfin un jour ? J'avais déjà fait pleurer Lily et je recommence. »

Rogue n'osait pas bouger. Sa gorge se serrait. Pourtant, peut-être était-ce sous l'effet de la fièvre qui l'envahissait qu'il se laissa aller à parler :

-         Non, Melinda, je…..

Les mots justes ne passaient pas ses lèvres. Il se retrouvait des années en arrière, adolescent gauche luttant avec les phrases et les sentiments.

-         Melinda, pardonnez-moi, je sais à quel point je dois vous paraître ignoble.

Un murmure lui parvint, tout juste audible :

-         Vous n’auriez jamais dû dire ça….Surtout pas aujourd'hui. Mes parents sont morts il y a juste huit ans. Aujourd'hui.

-         Je…je ne savais pas. Je vous ai blessée. Je n’ai pas d’excuses. Je suis répugnant.

Vivement, Melinda écarta ses cheveux et passa une main sur ses yeux. Elle ne pouvait pas effacer les traces de larmes, mais elle parla d'une un peu plus calme :

-         Mais vous ne me dégoûtez pas ! Elle esquissa un sourire – une sorte de sourire aux yeux rougis, en reniflant un peu trop et ajouta :

-         C'est toujours comme ça : personne ne veut dire ce genre de choses et finalement, les gens finissent par se blesser. On tombe sur la faille de l'autre parce qu'on cherche à faire mal, ou simplement parce qu'on est maladroit.

Elle s'essuya les yeux une fois de plus.

-         Bon, vous vous êtes excusé. J'ai peut-être dit trop de bêtises aussi….

 

Rogue pensa :

«  Comment peut-on être aussi avisée à son âge ? Je ne lui ressemblais en rien. J'étais avide de savoir et de puissance mais j'étais un tel crétin en matière de comportements humains. Je me demande par ailleurs si j'ai fait des progrès…… »

 

 

Il se tourna un peu pour mieux la voir mais la douleur fusa de nouveau. La pièce basculait autour de lui.

-         Ecoutez-moi attentivement, Melinda...Il reprit son souffle. Je perds mes forces et vous aussi êtes fatiguée. Il faudrait que nous puissions rentrer au château.

Melinda se sentait aussi très lasse. Si elle avait été seule, elle se serait roulée en boule et se serait endormie sur le champ. Elle le regarda : son front était moite de fièvre, son visage tiré.

Sa main vint se poser délicatement sur son front : il était brûlant. Rogue tressaillit. Il était peu habitué aux contacts et les fuyait presque.

-         Vous avez une forte fièvre.

-         Vous êtes…apaisante, chuchota-t'il sans savoir ce qu'il disait. Il ferma les yeux et l'image de Lily vint s'imprimer derrière ses paupières.

Le feu se consumait toujours en douceur. Avec une tiédeur accrue et enveloppante. Les flammes entouraient le bois avec force. Lentement et longuement. Encore et doucement.

 -         Melinda, il faudrait…envoyer un Patronus à l'école, finit par dire Rogue d'une voix entrecoupée de toux.

Etonnée, Melinda demanda :

-         Vous vous sentez la force, Severus ?

-         Pas beaucoup d'énergie. Il se sentait dériver sur la crête de la fièvre qui l'emportait. Vous savez le faire, envoyer un message avec votre Patronus ?

Melinda réfléchit un court instant :

- Je sais faire un Patronus.J’ignore comment y joindre un message.

Il soupira un instant puis se reprit :-C’est simple : parlezà votre Patronus comme vous vous adresseriez à votre interlocuteur. Comprenez-vous ?

Elle hocha la tête. Il approuva.

-         Bien. Faites-le. Un court message mais qui explique où nous sommes. A Dumbledore. Il saura comment ….nous atteindre.

Inspirant longuement, Melinda sut qu'elle devait trouver en elle-même suffisamment d'énergie pour produire son Patronus. Et un souvenir heureux.

Sans se précipiter, elle prit sa baguette entre ses doigts et se leva. Quelque chose lui venait en tête. Comme une substance très douce puis une onde très forte qui s'apprêtait à prendre forme.

Elle brandit sa baguette :

« Expecto patronum ! »

La chauve-souris argentée jaillit du bout de sa baguette puis voleta un moment autour d'elle avant de voleter devant eux. Melinda s’exprima clairement avant de lui faire signe d’un coup de sa baguette. Le Patronus traversa alors le mur et s'en alla vers son but.

-         Joli et efficace, dit Rogue.

-         J'espère, fit Melinda soudain lasse. Je suis crevée. Elle se laissa tomber sur le sol lourdement.

-         Vous y avez mis tout le restant de votre énergie. Reposez-vous. Quelqu'un va venir.

Melinda eut un petit air inquiet mais la fatigue eut raison d'elle. Elle s'enroula dans sa cape à distance raisonnable de Rogue.

-         Que craignez-vous de moi encore, Mel ? demanda-t'il.

-         Heu….rien. mais, dites-moi, depuis quand m'appelez-vous Mel? Je croyais que vous détestiez ces surnoms.

Il eut un frémissement des lèvres :

-         Exact. Venant des autres, je déteste cela, oui…..

-         Vous êtes surprenant, parfois.

-         Parfois ?

 

 

Soudain, la porte fut secouée par les coups de pattes d'un gros chien qui grattait frénétiquement en aboyant.

-         Ouais, la ferme, Crockdur. Ils sont icitte.

Hagrid, la barbe et les cheveux couverts de neige, ressemblant à un gigantesque Père Noël, s'encadra sur le seuil. Il se pencha afin d'entrer.

Un bref instant, sa vision le trahit. Il crut voir deux jeunes gens l'un contre l'autre, la tête de l'homme reposant sur l'épaule de la jeune femme. Il se frotta les yeux, chassa les flocons de neige qui lui obstruait la vue et cria :

-         Hola, vous aut’ ! Professeur Rogue ! Melinda ! On a eu vot'message. Z'allez bien ?

Melinda s'assit brusquement :

-         Oh, Hagrid, je suis tellement contente de vous voir !

Elle lui lança un grand sourire qu'il lui retourna :

-         C'est'y pas une idée d'êt’ dehors par c' temps ! Y a d'quoê attraper la mort, par la barbe de Merlin ! Mais j'vous avions r’trouvés ! Tu vas bien, Melinda ?

-         Moi, ça peut aller…Mais Sev …le professeur Rogue s'est fait mal, une entorse ou je sais pas quoi,  mais il est intransportable. Il est malade…La fièvre…

-         Pour sûr ! Quelle idée d’s’promener par c’temps ! On s’pêle les fesses, s’cuzez moê, professeur Rogue mais c’est ben vrai, asteure !  Z'avez de drôles d'idées de promenades !

 Rogue marmonna des paroles indistinctes.

Hagrid s'avança vers lui :

-         Bon, professeur, j'm'en va vous porter, vous devez  pas peser bien lourd, non ? Toê, Melinda, t'as encore la force d’marcher, j'espère ? La  tempête, alle s'est calmée mais faudra faire attention où tu poses tes arpions. T'es point godiche, asteure?

-         Je peux faire ça, oui.

-         Et direction l'infirmerie. Heureusement que Dumbledore l'a eu ton Patronus, Melinda. L' a dit que c'était très réussi. T'es douée, tu sais. Mais question orientation, j'savions pô comment t'as fait pour te retrouver, ma foê….M'est avis que t'es tombée là....

-         Par …hasard, Hagrid.

-         Ouais. Tu savais que ça me servait d'abri, icitte ? Quand j'm'en va chasser des furets ! Ouais et vous aut', les mômes, vous vous en servez pour des rendez-vous d'amoureux, il lui jeta un coup d'œil suspicieux.

-         Je savais pas . J'étais pas venue pour ça, Hagrid, s'exclama Melinda.

Il éclata d'un rire qui fit vibrer les murs :

-         Ah bah, j'me doute, pas avec ton professeur de potions, voyons. Sauf vot'respect, professeur.

 

Rogue le foudroya du regard mais il était trop mal en point pour lui lancer une remarque assassine. Hagrid le chargea sur son dos le plus délicatement possible et les mena jusqu'au château, sans encombres.

Melinda et Severus furent emmenés à l'infirmerie immédiatement. Melinda n'y resta que peu de temps. Elle n'avait attrapé qu'un simple refroidissement et se rétablit grâce à une potion efficace. Elle regagna la tour de Serdaigle le jour-même et son lit, heureuse de retrouver ses amis.

Severus  fut soigné par Mme.Pomfresh qui diagnostiqua une belle entorse.

Elle remédia à cela rapidement.

Mais il délira de fièvre pendant plusieurs nuits.

 

 

Leya - 2008

Edit 2017



19/01/2017
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