NapalYsaLeya

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Un réveil étrange - 1 - Black est la couleur - ( Fanfic)

 

 

Introduction:  2018

Sirius Black reprend conscience dans un hôpital. (moldu, bien sûr).

Plongé dans le coma depuis longtemps, il a été sauvé par les urgentistes moldus. Une fois réveillé, il retrouve peu à peu la mémoire.....Il comprend qu'il a très peu vieilli. Les autorités ont établi qu’il s’appelait Stubby Boardman . Réalisant qu’il est bien un sorcier et en possession de  presque tous ses souvenirs, il décide de partir et de rechercher les personnes qu’il a connues. Il comprend vite que les choses ne sont pas ce qu’elles sont ....

 

 

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Black est la couleur – une fanfic HarryPotter et une histoire de Sirius B. 

 

 

 

 Phase 1

 

Il ouvrit les paupières. Les ferma et les rouvrit.
C’était un monde blanc, ou presque. Il ferma les doigts sur le tissu. Inspira lentement. Un « bip » résonna non loin de lui, persistant.
Il se força à parcourir la pièce des yeux. C’était certain. Il était toujours au même endroit. Hier – était-ce hier ? - il s’était éveillé ici, dans ce lit, dans cette chambre, déjà. Hier, et avant-hier, et le jour d’avant. Oui, c’était ça.
Serrant les dents, il fit un effort pour se redresser. Il n’éprouvait qu’une légère douleur, quelque part, dans la nuque. Mais il se sentait à part cette cette impression de léger vertige qu’il a avait eue à son réveil. Qu’était-ce ? Il fouilla sa mémoire. Les pilules. Ici, chaque soir, on lui demandait d’avaler un lot de comprimés « pour vous permettre de vous relaxer et de recouvrer vos souvenirs peu à peu ». 

 

Oh, il se souvenait. Pas de tout, mais de mieux en mieux. Et il ne comprenait pas ce qu’il fichait encore là, à dormir dans une chambre qui n’était pas la sienne, enfin ! Il s’assit, les poings serrés.

- Vous êtes réveillé, monsieur ! Doucement, voyons… Il faut y aller tranquillement le matin, pourtant, vous le savez bien. Vous êtes déjà tombé plusieurs fois. N’allez pas recommencer…. Oui, votre état s’améliore, le Dr. Feuer est très encourageant mais vous savez….

La femme s’agitait autour de son lit, tout en continuant à babiller, écartant des machines qui émettaient des sons en continu, vérifiant des listes pour finalement se planter à sa droite :

- Souhaitez-vous vous lever pour aller aux toilettes ou bien… ?

Il grommela. Bien sûr, quelle question. Il n’allait pas pisser couché. Il le lui dit de cette façon. L’infirmière roula des yeux.

- Ah, de jour en jour, vous êtes de plus en plus grognon, vous ! Mais au moins, vous causez !

Il la regarda intensément en commençant à s’asseoir au bord du lit. Il portait une tenue de nuit parfaitement ridicule.

- Oui, je parle, heureusement pour moi, fit-il, sarcastique. Il songea que sa voix était étrangement rauque à ses oreilles.  Il tenta de l’éclaircir.

- C’est normal. Vous avez entendu le docteur. Vous êtes resté très longtemps sans émettre un son. Votre voix est encore rouillée. Mais ça va venir, soyez patient , Mr.Boardmann.

Il se figea et planta ses yeux gris dans les yeux d’un bleu porcelaine de l’infirmière de jour :

- J’avais compris pour le « très longtemps ».Mais qui est ce foutu « Mr.Boardmann » ? Je m’appelle Black. Sirius Black. Et merci de vous pousser, ma vessie a besoin d’être vidée.

En s’éloignant vers ce qu’il savait être la salle de bains, il entendit :

- Sérieusement, vous vous moquez de moi, Mr.Boardmann ! Mais c’est bon signe. Vous pourrez bientôt retourner chez vous.

Mais où ? chez moi, pensa Sirius quelques minutes plus tard en s’examinant dans le miroir de la salle de bains. J’ignore si je peux accéder au 12 Square Grimmaurd. Il se frotta le menton. Il s’étonnait de moins en moins de constater qu’il avait si peu vieilli durant toutes ses années. Il paraissait une bonne  quarantaine d’années alors que selon sa date de naissance officielle, il aurait dû frôler la soixantaine. Mais il savait qu’une partie de sa vie lui était inconnue. Avant d’avoir été trouvé inconscient par des Moldus quelques années plus tôt, il ignorait où il était allé, ni même s’il existait un « où ».

 

Il était resté dans le coma, lui avait expliqué le docteur moldu à son réveil. Depuis, il avait peu à peu retrouvé une partie de sa mémoire, de sa santé, de sa condition physique. De même, il ne savait pas pourquoi le personnel de l’hôpital s’obstinait à l’appeler « Mr.Boardmann ». Selon eux, c’était son identité d’après les papiers retrouvés sur lui. Sirius avait failli leur rétorquer avec dédain qu’il n’avait jamais possédé de tels documents mais il avait compris la nécessité de se taire. Beaucoup d’éléments lui échappaient. Il avait besoin de comprendre et pour ce faire, il devait en priorité être en possession de ses moyens, physiques et mentaux. Car il doutait souvent de ce qui passait dans sa tête. Peu à peu, pourtant, tout s’éclaircissait. Il voyait s’annoncer le jour où il se sentirait capable de sortir, de retrouver le monde des sorciers (son monde) et les gens qui lui étaient chers. Mais au bout de tant d’années, à quoi s’attendait-il ? Où seraient ses amis ?

Trop souvent, il pensait à Remus, imaginant sa surprise en le revoyant. Et Harry. 
Et ...Abby.

 

Il se passa la main dans les cheveux qui étaient coupés correctement, songea qu’il devait se raser et sortit de la salle de bains, ferme sur ses deux jambes.

Il était temps.

Oui . C’était le moment pour lui.

- J’aimerais voir le Dr. Feuer dès qu’il sera disponible, s’il vous plaît, lança-t’il d’une voix posée et claire quoique toujours rocailleuse.

L’infirmière ne sembla pas surprise. Elle fit un signe et tapa rapidement quelque chose sur sa tablette :

- Vous faites le bon choix, Mr.Boardmann. J’appuierais votre demande. C’est le bon moment pour vous….

« Le bon, je n’en sais rien. Mais je dois y aller…. »

 

 

 

Derrière la vitre de sa chambre d’hôpital, le monde de 2018 continuait son train-train, pour les Moldus et les sorciers.


Sirius Black  avait été porté disparu depuis le 18 juin 1996 - probablement décédé pour les sorciers.....

 

 

 


 

 

 


 

 

Phase 2

 

 

 

Sirius monta dans la rame de métro peu remplie. Une autre image persistait alors qu’il s’asseyait. Une image inconnue, lui semblait-il. Il n’était jamais venu par ici, à sa connaissance. Et pourtant….
Des paroles résonnaient en lui qu’il était incapable de fixer.
Le médecin l’avait prévenu.
Il  avait subi une longue période de coma. Il avait été retrouvé dans un état presque désespéré. Son amnésie était si sévère que l’équipe soignante ne pensait pas qu’il serait en capacité de reprendre le cours de sa vie.
Il ne devait pas s’inquiéter si, parfois, il avait ces impressions de
déjà vu.

 


"Tout ce jargon, où l’ai-je appris ? s’était-il demandé. Je ne suis pas de votre monde, du monde moldu. Chez moi, ce sont les guérisseurs
avec potions et sorts qui s’occupent de remettre les gens sur pied. C’est ainsi qu’on soigne les blessures de toutes sortes. Mais ...quand ai-je acquis ce vocabulaire, ce savoir moldu ? Avant de sombrer dans l’inconscience ? Ai-je mené une vie de Moldu ?"

 

 

 

Des yeux, il suivait le parcours du métro afin de ne pas rater sa station tandis qu’il poursuivait son monologue intérieur, conscient des regards qu’on lui jetait. Il avait fait en sorte de se vêtir correctement. Jean, baskets, veste sombre. Simple, presque élégant. De façon intuitive, il avait écarté les habits fournis par l’assistante sociale.
"
Trop miteux, on va me regarder de travers. Et puis, j’ai toujours été le mec qui a la classe ou l’équivalent de ce qu’on dit aujourd’hui, allez savoir..Avec ces nippes, on aurait pu penser que je sors d’Azkaban, par Merlin !"

 

Cette pensée l’avait transpercé. Azkaban. Ce souvenir était réel. Il avait vécu là-bas, dans cette prison de sorciers. Existait-elle encore ? Non qu’il désirât y faire un tour en souvenir du bon vieux temps ! Il espérait sincèrement que cet enfer avait été démantelé, avec ces gardiens.
Décidément, il devait tenter de renouer avec le monde des sorciers. Il pensait de plus en plus comme un sorcier. Les expressions lui revenaient en mémoire. Mais il se demandait où étaient les
autres.

 

Etait-il devenu trop Moldu pour les voir ? Cette pensée glaça Sirius  qui ne put réprimer un frémissement. La femme qui était assise sur le siège à côté de lui, fit :

 

- Vous allez bien, monsieur ?

 

Sirius se racla la gorge. Il désigna son écharpe.

 

- Ah, un rhume , dit-elle avec compréhension. -Elle enchaîna, heureuse d’entamer la conversation- Ce n’est pas étonnant par ce temps. L’automne est horrible cette année, ne trouvez-vous pas ? Je vous conseille un bon grog, vous savez, miel, cannelle…. Elle s’interrompit. Parfois, un peu de rhum ou de sherry. Mais pas trop, bien sûr ! Votre femme saura sûrement vous préparer tout ça, ajouta-t’elle en se penchant un peu vers lui. Son regard bleu clair se montra soudain inquisiteur. 

 

Sirius sentit l’attention de sa voisine sur sa personne. Il ne bougea pas. Visiblement, elle avait l’air d’une moldue d’une trentaine ou d'une petite quarantaine d’années, revenant du travail. Ses cheveux d’un châtain clair étaient attachés. Son visage un peu poupin était maquillé sans excès. "Plutôt jolie sans prétention, se surprit-il à penser. Des rondeurs agréables…." Il se mordit l’intérieur de la joue .

 

Vraiment, est-ce le moment de penser à séduire des inconnues dans le métro moldu ? Sirius hésita.
Et puis, après tout, il n'avait nulle part où dormir....
Il se tourna vers la femme et lui sourit. Elle papillota des cils. 

 

 

 

Il s'éveilla dans un lit qu'il ne connaissait pas. Une femme ronflotait doucement à côté de lui. La femme du métro, pensa Sirius en s'asseyant doucement au bord du lit. 
Il se leva et chercha des yeux la salle d'eau.
Le soleil était déjà levé. On le voyait percer au travers des rideaux.
"Il est temps, Patmol, se lança-t'il. A peine cette pensée le traversa-t'il que les souvenirs embrumés se firent plus vivaces. Sirius tituba et ouvrit le robinet du lavabo. De l'eau froide ! Vite! 
Il releva la tête et derrière les gouttes d'eau qui s'égouttaient de ses cils encore très noirs, il crut les deviner, les ombres, les amis : James, Remus, Abby. Non, ce n'était pas possible ! Remus et Abby devaient se trouver quelque part dans ce monde.Il devait partir d'ici, les chercher. Il fut pris d'une envie folle de se sauver de cet endroit. Rapidement, il récolta ses habits, jetés ça et là.

 - Que fais-tu? marmonna la femme dans le lit. Ce n'est pas la peine de se lever tôt, chéri. C'est samedi aujourd'hui, je ne travaille pas. 

 

Sirius frémit. " Chéri"
Jamais Abby ne l'avait appelé de cette façon.

"A leanan", se disaient-ils entre eux. 

Il eut un instant un souvenir fugace d'une brune le suppliant "n'y va pas, querido mio" et la pluie tombait à seau, des cascades d 'humidité dans la chaleur. 

Il se secoua. Bon sang, la mémoire lui faisait défaut! D'où venait cette scène? L'avait-il imaginée? Ou pire, vécue sans qu'il en garde souvenir. Il n'était pas avec Abigail. Il était en compagnie d'une inconnue! A nouveau!
Il devait vraiment sortir et partir à la chasse aux informations. 

Et pour cela, il avait une piste: retourner sur les lieux de son enfance. Oui, il devait en avoir le coeur net: y avait-il un 12, place Grimmaurd dans ce monde ou était-il complètement fou et avait-il inventé tout cela?

Il boucla la ceinture de son jean, tenta de défroisser son polo gris.

 

- Allons, chéri, tu ne vas pas remettre tes vêtements sales!? J'ai encore des habits de mon ex...si ça ne te dérange pas. Il était de la même taille que toi, je pense, fit la femme ("Shirley", se remémora Sirius). 

Il acquiesça. Il ne voulait pas la blesser. Elle l'avait accueilli chez elle,  dans ses bras, dans son lit. Cela avait été un véritable réconfort; Il ne savait pas comment se comporter vis à vis d'elle. 

" Je ne change pas, je suis toujours aussi crétin dans mes relations amoureuses", se fit-il comme réflexion. Et aussitôt, il se rappela Abby, confuse, en colère: "SIRIUS ! Tu ne pouvais pas simplement me le dire, fichu crétin !". Il eut un frémissement. Le passé le rattrapait par le coeur, par les mots. Ces bribes allaient-elles reformer un puzzle complet à la fin?
Les guérisseurs moldus l'avaient pourtant prévenu. Ce serait très long. La mémoire est fragile.
Et il avait longtemps été dans ce qu'ils appelaient "le coma". Il connaissait ce mot. Il savait ce que cela signifiait. 
Nom d'un chien, il avait vraiment vécu parmi les non-Sorciers!

 

- Tu rêves, mon chéri? Veux-tu te recoucher un peu? Tu sais, tu n'as pas à te presser....La voix se fit caressante. Shirley le regardait avec tendresse. Sans maquillage, elle avait l'air plus fragile. Il lui sourit. 
Non, il ne voulait pas lui faire du mal. 
Il ne pouvait pas lui expliquer - mais expliquer quoi, finalement? 

- Je ne dois pas tarder, dit Sirius doucement. Ce n'est pas que je ne veux pas rester, crois-moi. J'ai vraiment des choses à faire.

Devant l'air affecté - presque affligé - de la femme, il se reprit:

- C'est important... J'ai été absent longtemps...et ...

Shirley lui sourit:

- Je ne cherche pas à te retenir. Mais pardonne-moi si je suis intrusive, chéri....tu as des ennuis? 

Il soupira. 

Une fois de plus , il était tombé sur une femme clairvoyante. Maligne. Humaine. 

Alors, il se tourna, se pencha vers elle et la regardant honnêtement dans les yeux, fit:

- On peut dire ça. 

Pragmatique, elle lui répondit:

- Bien, je m'en doutais. en quoi puis-je t'aider? 

 

Et ainsi, tout commença...

 

 

 


 

 

 Notes:
- Abigail apprend que Sirius est un animagus de cette façon 
- Plusieurs fois, Sirius et James se font traiter d'andouilles, par Lily entre autres.
- Sirius a la faculté d'apprendre les langues étrangères très vite (invention de ma part): il le dit ici
 

"-Mais faut pas le dire, a leannan.

-  Oh, tu vas me dire où tu as appris ça et ce que ça veut dire, oui ou non ? Ces mots?

Sirius caressa la joue d'Abby et s'immergea dans ses grands yeux dorés 

-        Si je te le dis à toi, ça veut dire : « ma chérie ».

-  Et tu sais ça, toi ?

-  Ouaip. Je retiens facilement les mots …barbares, fit-il en souriant."

 

 

 

 

 



28/05/2016
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