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Biafin, le nain roulé dans la farine - Acte II

Où l’on retrouve le nain Biafin, déjà dans l'acte I  et quelques monstruosités:
(attention jeux de mots non testés avant usage)

 

 


Une forêt, visiblement enchantée, plantée de très beaux arbres ; ça étincelle, ça verdoie, en gros: ça sent l’elfe.

 

 

Biafin: (chevauchant son lapin géant, Pluche et tentant de s‘orienter):

- Mouais, j’suis toujours pas convaincu par l’idée de Train d’Huile, sur ce coup-là… Balancer des lutins bleus en renfort, quand même, c’était…(il s’arrête. Pluche a freiné des quatre fers, des quatre pattes, plus exactement, et un lapin qui freine brutalement, c’est un nain qui, après cabriole avant, se retrouve par terre. Et rageur, qui plus est, et commotionné. Bref).

 

Grognements, insultes (en langage nain impossible à retranscrire ici, le blog n’admettant pas les runes)

 

Mais par ma barbe, et celle de mes ancêtres, Pluche! (Biafin se frotte le fondement).

 

Une voix s’élève ( assez mélodieuse)

 

La voix: 

- N’est-ce pas hilarant, mon bon?  Un gnome qui grommelle le derrière dans l’herbe fraîche!

 

Biafin (après un coup d’œil assassin):

- Z’êtes qui, vous? Oui, le grand dadais sur le dada!

 

Apparaît un chevalier paré d’une armure brillante car astiquée récemment fait volter son destrier. Il s’adresse à son compagnon, un petit être des forêts, vêtu de brun et de vert, aux oreilles fort pointues si on regarde bien.

 

Le Chevalier Luisant:

- Oh, le gnome sait parler! Je te l’avais dit, Elphonce, c’est positivement désopilant!

 

L’elfe ne répond pas. Il se contente de hocher la tête du haut de son âne.

 

Bien, bien. Je vais contenter le rustre. Parlons.

 

Biafin ( entre ses dents ou dans sa barbe, c’est au choix):
- Gnome et rustre, quel mal embouché, ce cavalier à deux balles! Je vais lui faire avaler ma pioche et le manche avec!
(à l’adresse du chevalier): Je suis un Nain, Môssieur le philistin! Mon nom est Biafin, fils de (nous connaissons la suite et elle n’est guère à l’avantage de notre nain).

 

Le Chevalier Luisant (s’étouffant presque de rire):
- Mais…c’est….(entre deux hoquets)….écoute donc, Elphonce!  Vraiment as-tu entendu chose plus ….terrifiante, ridicule, ….que dis-je…monstrueusement hilarante! (calmé soudainement, le chevalier se redresse)-  Oui, c’est le mot! Vous êtes un nain monstrueusement marrant, Biafain!

 

 Elphonce: (approuvant avec moult hochements de tête):
- Coin! Coin!

 

Biafin (ébahi et énervé):
- C’est Bia-fi-nn, crétin, c’est pas anodin pourtant! Et il a quoi, votre elfe, là? Un canard dans le gosier?

 

Le Chevalier luisant: (un peu embarrassé du coup)
- Hum… C’est que… Nous étions en quête… Et malheureusement n’avons point abouti, une malédiction avons pris..

 

Biafin:
- 'Pouvez pas jacter comme tout le monde? Et puis, c’est bien beau mais c’est quoi, votre petit nom?

 

Le Chevalier Luisant:(digne)
- Prosper. Je suis le chevalier Luisant. Comme le ver.

 

Biafin (se massant les tempes):
- La migraine me guette, là. Prosper Le Luisant Ver? Chevalier de la Table Illuminée ou bien?

 

Le Chevalier Luisant:
- Que nenni. Je veux dire : non. Prosper Mais Rimé.

 

Biafin (avec un cri de rage et de désespoir – oui, comme dans Corneille):
- Que les dieux me foudroient! Je sais pas, n’importe lequel, celui en charge des éclairs et des jeux de mots capillotractés! Rahhh! Bon, et la créature aux oreilles pointues à dos d’âne, c’est Elphonce sur son baudet?

 

Elphonce (approuvant):

- Coin!

 

Biafin:
-Mais quel est le sorcier à la sauce d’andouille qui vous a refilé une telle malédiction? Celui des sortilèges littéraires? Le Nec-Roman?

 

Le Chevalier Luisant: (un peu honteux, ou du moins, pas très fier):
-Ma foi…Lui-même.

 

Biafin (d’un geste):
-Non, pas de « coin »! Et pourquoi il cancane, celui-ci?

 

Le chevalier Luisant:
- Disons que… le Nec-Roman en a eu assez de nous. Il nous fit alors cancaner, le traître. 

 

Biafin:
- Pas étonnant! Il a dû vous virer de la Librairie En-T manu-militari, allez, zou, droit dans le….(comprenant soudain). Ohhhh, non….(désespéré)

 

Le Chevalier Luisant:(intéressé)
- Ah, vous connaissez les lieux?

 

Biafin:
- Bien sûr. Tout le monde fuit l’affreux Nec-Roman comme la peste, lui et son étang maudit!

 

Le Chevalier Luisant:
-Certes. Il en a eu marre…Vraiment marre. A canards. (il prend un air épouvanté devant l'étendue de son mauvais jeu de mots)

 

Biafin:
- Il vous a expédié droit dans la mare des Jeux de Mots-Dits. (se tournant vers son Pluche, le lapin géant): Et il a osé me traiter de monstre… ! Parfois, je me sens las, dans cette histoire, mais las….

 

 

 

 

LE « COIN, COIN » EST UN CLIN D’OEIL À UN TEXTE ÉCRIT À QUATRE MAINS AVEC LORD CHOURS OÙ IL ÉTAIT QUESTION D’ELFE PAUMÉ, DE FÉE DÉLURÉE ET DE …CANARD.

 

 




11/03/2018
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