NapalYsaLeya

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L'ombre du passé - Chap.2 - Secrets nocturnes

Notes: j'ai gardé le surnom d'origine que Sirius donne à Severus
qui est donc: "Snivellus"(et même "Snivelly" ) - parce que "to snivel" veut dire "pleurnicher". C'était donc un méchant surnom. Mais il a plus d'intensité que l'adaptation française qui est "Servilus".(Sirius l'appelle ainsi dès leur première rencontre dans le train - on s'en aperçoit dans les souvenirs de Severus vus par Harry dans "Les reliques de la mort". )
C'est un détail qui ne change rien à l'histoire, puisque c'est une allusion!

 

 

*****************

 

 

 

 

 

 

     Les nuages se dissipaient lentement. Déchirant leurs voiles bleus le long des flancs ronds de la lune pleine, ils laissèrent apparaître sa brillance drue. Sa clarté laiteuse surgit brutalement, donnant au paysage un aspect spectral. La Forêt Interdite se détachait, sombre haie noire sur les étendues qui bordaient le château de Poudlard.

La lumière lunaire éblouit 'Abby à travers les carreaux de la fenêtre. Elle cligna des yeux.

La jeune fille souffla sur sa longue frange ondulée et soupira. Un frisson la parcourut qu'elle ne put réprimer. Elle s'adossa au mur de pierre qui formait comme un siège dans un coin de la pièce. Une nouvelle fois, elle reprit son livre et se força à se concentrer sur l'histoire des magiciens célèbres.

La salle commune de Gryffondor se vidait peu à peu de ses élèves tandis que l'heure passait. Il se faisait tard. Les uns baillaient, d'autres rejoignaient leurs dortoirs respectifs en se souhaitant une bonne nuit.

Seul un petit groupe animé restait à échanger des blagues au coin du feu avec des éclats de rire.

 

Abby les avait reconnus.

 L'un d'entre eux se faisait déjà remarquer depuis sa première année par son intelligence vive et sa capacité à accumuler les farces. Dès le début de la seconde année, il partageait avec son meilleur ami des heures incalculables de retenue. Mais ses résultats brillants lui valaient l'indulgence des professeurs et du directeur.

 

Elle ne fit plus attention à eux, pensant seulement qu'ils étaient aussi les amis de…

Sa pensée fit un saut vers la nuit qui l'angoissait ; la lune ronde….

Elle reprit sa lecture, plissant les yeux pour tenter de comprendre ce qu'elle lisait. En vain. Ses épaules se contractaient. Sa tête était chaude. Un peu plus et elle aurait cru avoir attrapé froid. Mais au fond d'elle-même, elle savait qu'elle était perturbée par autre chose.

Une voix lui fit tourner la tête.

 

-         Non, il n'était pas non plus à la bibliothèque. C'est fermé.

Le jeune homme qui venait d'entrer dans la salle commune presque vide était de haute taille et avait l'air préoccupé même s'il affichait un air de profonde désinvolture.

-         Comment ça, Sirius ? Il n'est nulle part, lui répondit l'autre garçon qui lançait des plaisanteries si amusantes plus tôt. Il avait les cheveux noirs et avait besoin d'un bon coup de peigne. Derrière ses lunettes posées de travers, deux magnifiques yeux noisette brillaient de vivacité.

-      Un ton plus bas, veux-tu, James ! Apparemment, y en a qui …veillent tard, ce soir.

Un instant, les yeux gris implacables croisèrent le regard d'Abby, sans aménité. Elle soutint l'échange sans ciller puis se retourna vers la fenêtre et posa sa tempe douloureuse contre la vitre fraîche.

Son esprit dériva un instant vers ce qui pouvait se passer. « La pleine lune.…Pourvu que…... »

-         Tu comptes coucher là ?

Abby sursauta. Tirée de ses pensées, elle leva les yeux.

Planté devant elle, les mains dans les poches, le garçon brun la détaillait d'un air perplexe.

-         Je n'ai pas sommeil. Pourquoi?  Je te dérange ? lança-t-elle. Elle aurait voulu qu'il cesse immédiatement de la dévisager de la sorte.

Au contraire, il sourit en coin. Puis s'accouda juste en face d'elle, sur le rebord et la fixa, délibérément.

-         En fait…, oui, finit-il par dire, en continuant de sourire, narquois.

-         Tu es charmant, Sirius Black, répliqua-t'elle posément. Et sans plus s'occuper de lui, elle rouvrit son livre posé sur ses genoux, tranquillement et se pencha sur sa lecture.

Ses cheveux frisés retombèrent en cascade sur ses épaules, l'enveloppant d'un halo brun clair aux reflets étrangement dorés.

Un instant passa. Froid. Terne. Interminable.

Brusquement, une main s'abattit sur les pages du grimoire d'Abby. Il avait osé toucher à son livre, ce malotru!

-         Arrête ça ! elle saisit la manche du garçon. Trop tard, il s'en était emparé.

Elle ne pensa même pas à chercher sa baguette. Lui non plus, d'ailleurs.

Abby le regarda, cherchant à le déstabiliser. Mais très vite, elle comprit que ce serait difficile. 

Les mèches sombres en bataille sur son front, ses yeux gris légèrement étirés en amande étincelaient, comme les étincelles d'un silex sur de l'acier: Sirius Orion Black. Il fit:

-         Tu n'es pas au courant ? Je-fais-ce-que-je-veux !

Il avait parlé un peu trop fort. Du canapé placé près de l'âtre, une voix l'interpella :

-         Quelque chose qui va pas, mec ?

-         Tout va très bien, James ! Aucun problème !

Abby dissimula à peine un sourire et lança doucement:

-         " Aucun problème". Tout va très bien, n'est-ce pas? Pourquoi ai-je l'impression que quelque chose te contrarie?

-         Ecoute-moi bien, je viens de te dire...

Elle lui coupa la parole:

-         Il me semble que je ne suis pas sourde. Elle se tenait assise bien droite et parlait d'une voix douce mais nette. Quant à faire ce que tu veux, je n'en doute pas. Ceci dit, tu peux me laisser lire tranquille à présent ?

Il arbora un air plus suffisant que jamais :

-         T'as mal compris, c'est l'heure d'aller se coucher.

-         Parce que tu l'as décidé ? Mais….. je n'en ai pas l'intention, conclut-elle en marquant chaque mot à mi-voix. Tu n'as pas à me dicter ma conduite. Bonsoir.

Et elle lui reprit son livre des mains avant de retrouver la bonne page et de se replonger obstinément dans son chapitre.

-         Oh ! Voilà un beau discours. Je pensais presque que tu étais muette.

Nonchalamment, il s'installa en face d'elle où il n'y avait aucune sorte de siège sinon un rebord de pierre extrêmement dur. Mais il s'y casa avec souplesse comme s'il avait trouvé le fauteuil le plus confortable du monde.

Abby leva les yeux au ciel. Et rougit en repensant à ses paroles.

Elle se savait très réservée. Elle ne faisait jamais d'éclats. Bien que bonne élève, elle restait relativement isolée, plongée dans ses études. Elle avait peu d'amis. Son seul confident était Remus.

Sa pensée voltigea aussi vite que son regard. La fenêtre. La lune. Dehors. Où était Remus en ce moment ? Ses idées se mêlaient à nouveau. Elle sentait la douleur pulser dans tout son corps. Si seulement cette nuit pouvait passer vite…, très vite.

-         Qu'est-c'qui t'intéresse autant, dehors ? T'es une fille bizarre….

-         Oui, sûrement, si tu le dis, répondit-elle d'un ton absent.

-        T'es un peu zinzin, ma parole!
Elle haussa les épaules et lui jeta un regard en biais.

-         Si je suis pas bien, pourquoi restes-tu assis là ? Pourquoi n'es-tu pas avec tes amis, dis-moi ? Vous avez un problème, ce soir ? Qu'est-ce qu'il vous manque pour aller tous jouer les conspirateurs ? Hein ?

Elle s'interrompit, sentant qu'elle allait prononcer des mots stupides. Son obsession rejoignait sa parole malgré elle. Elle détourna la tête.

-         Mais en quoi ça te regarde ? Tu nous espionnes, toi aussi ? Tu nous fais Snivellus bis ?

Le ton devenait franchement désagréable.

-         Laisse tomber, murmura-t'elle.

Elle ferma son livre, arrangea ses affaires et se décida malgré elle à regagner son lit. Elle esquissa un geste pour se lever. Devinant son mouvement, d'un geste décidé, Sirius lui barra le chemin et dit précipitamment :

-         Attends, attends, pas si vite, Abigail. Abby, c'est bien toi, non?

Il la regardait comme s'il la voyait pour la première fois de sa vie. Elle leva les yeux au ciel. "Le petit prince venait de poser le regard sur son humble servante, se moqua-t'elle intérieurement. Quelle suffisance!"

-         Merci de t'en rendre compte.

-         Donc, tu es amie avec Remus, continua-t'il sans noter l'ironie. Est-ce que tu l'as vu, ce soir ?

-         Ce soir ? Et pourquoi?

Elle chassa ses longs cheveux de ses épaules et tenta à nouveau de s'en aller. Mais Sirius fut plus rapide.Il continua à lui barrer le chemin.  Il débita à toute vitesse :

-         J'ai cherché Remus partout. Il est impossible à trouver. Il m'avait dit qu'il était malade. Il ne me reste plus qu'à essayer de me glisser à l'infirmerie en douce...

Il s'arrêta. Un air dubitatif sur le visage.

Abby acheva pour lui, résignée :

-         Tu ne le trouveras pas là-bas.

Sirius faillit bondir :

-         Tu sais quelque chose ? Si, je vois que tu sais quelque chose. Il aurait pu te confier un truc à toi. Ne me prends pas pour un imbécile…

Levant une main menue, elle lui fit signe de se taire. Etonnamment, il obtempéra.

Abby se rassit, les coudes sur les genoux.

Déchirée entre son désir de tenir sa parole et son besoin de se confier, elle ne savait plus que faire. Mais elle se souvenait de ce qu'elle avait déjà dit à Remus : "un jour, tes proches amis découvriront la vérité à ton sujet et tu devras leur faire confiance car ce sont tes amis". Seulement…. Oui, seulement, était-ce à elle de révéler ce secret ? A quel point pouvait-elle faire confiance à ce jeune prétentieux de Sirius ?

Elle se sentait perdue. .

-         Ecoute, je ne sais pas ce que je peux te dire, souffla-t'elle à voix basse.

-         Ce que tu sais, Abby, répondit Sirius avec  une douceur inattendue.

-         Mais j'ai dit que je tiendrais ma parole...

-        Et tu l'as fait. Je te le demande car je m'inquiète pour mon ami, dit franchement Sirius.

Abby soupira et se lança:

-         J'imagine que tu as remarqué que les absences de Remus étaient régulières ?

-         Evidemment, dit-il en haussant les épaules.

Elle le regarda et insista :

-         Non. Tu ne me comprends pas. As-tu bien observé ? J'ai dit : régulières.

Et elle tourna la tête, délibérément, vers la fenêtre, pointant du menton la lune ronde et brillante.

Elle contempla l'orbe argenté qui flottait dans la nuit puis fixa le regard d'un gris nuageux de Sirius, alternativement, sans prononcer un mot.

Sirius fronça les sourcils puis d'un mouvement souple, s'assit auprès d'elle. Leurs regards s'accrochèrent. La compréhension était lisible sur son visage lorsqu'il observa le ciel enténébré au dehors.

Il dit dans un souffle :

-         La pleine lune, c'est ça ?

Sentant sa gorge se serrer à cette évocation, Abby hocha la tête :

-         Il s'absente chaque mois. A chaque pleine lune.

-         Tu veux dire...Non! …Remus-…est- …un-…loup-garou.

-         Voilà.

Sirius resta un instant sans dire un mot. Pour une fois, la parole lui manquait. Mais très vite, il se reprit:

-         Depuis combien de temps le sais-tu ?

-         L'an dernier, je m'en doutais. J'avais les indices. Et il m'en a donné la confirmation il y a quelques mois. Elle avait du mal à articuler. Elle tourna la tête vers lui :- Oh, Sirius, tu ne sais pas combien il souffre, c'est horrible. Il est comme ça depuis qu'il est tout petit. il a été attaqué étant enfant, tu imagines?  Et ici, il faut l'enfermer, pour qu'il ne fasse de mal à personne. Dans la Cabane hurlante. Hurlante, tu parles! Tu comprends qui hurle, à présent ?
Elle s'enflammait tout en parlant. La passion l'emportait. Et la révolte contre ce destin injuste.

-         C'est dément. Comment peut-il y aller ?

-         Un passage secret. Sous le Saule cogneur. C'est pour ça qu'il a été planté là, ce truc qui boxe. Chaque pleine lune, Remus est enfermé là-bas. Et c'est si douloureux. Comme il ne peut pas mordre…, il se mord lui-même

Elle ferma les yeux. Sirius fit de même.

-         C'est la raison des cicatrices, fit-il d'une voix blanche. J'aurais dû m'en douter. J'aurais dû…! Mais quel crétin je fais !

Abby ne releva pas. Il aurait été si facile de saper la prétention du jeune Black, qui paraissait tout savoir et se moquer de tout. Si facile. Mais elle n'avait pas d'énergie à perdre avec ce genre de chicaneries.

Les heures traînaient en longueur.

Les cycles de la lune influençaient Abby depuis son plus jeune âge, perturbant son sommeil. De plus, elle se souvenait dans un grand flou de sa mère allant cueillir certaines espèces de plantes, silhouette pâle dans un rond de lumière à peine réel. Elle était si petite, alors…. Ses parents étaient encore en vie. Elle gardait d'eux une image imprimée en elle, floue, à peine réelle, mais persistante.

Le souvenir s'éloigna.Elle revint à l'instant présent.

-         Quand Remus t'a-t'il raconté tout ça ?

La question fut la bienvenue pour la tirer de sa confusion.

-         J'étais à l'infirmerie. Nous nous sommes...parlés. …En fait, je lui ai posé la question. Le reste, il me l'a raconté plus tard. Mais j'étais tenue de garder le secret ; il ne veut pas que ça se sache….Et j'ai manqué à ma parole.

Elle baissa la tête :

-         J'ai honte de moi.

-         Ecoute, tôt ou tard, j'aurais fait le rapprochement. James et moi, on avait exploré toutes les possibilités. …Mais j'avoue qu'…on n'en était pas encore arrivé là. Tu es forte ...Il sourit en coin : Je te remercie, Tite Abby. Et tu ne dois pas avoir honte. Tu viens de rendre service à un ami. Tu peux avoir confiance. Nous sommes les amis de Remus. Tu sais qui, à part moi, sera au courant. Je réponds d'eux comme de moi-même.

Soudain, son ton était beaucoup plus solennel.

-         Vraiment, tu es sûr ?

-         Je te le répète. James est comme mon frère. Il s'arrêta puis, plus sombrement, reprit avec une étrangeté qu'Abby ne saisit pas : Non, mieux que mon propre frère. Et Peter n'osera jamais répéter cette histoire. Il aurait peur de paraître idiot et ensuite d'être laissé à l'écart de tous.

Surprise, Abby demanda :

-         A l'écart ? Y a rien de mal à être seul. Tout le monde n'est pas obligé de traîner en groupe, non plus. Je m'en fiche d'être seule, moi.

Elle l'entendit sourire :

-         C'est différent. Tu n'as pas besoin des autres pour avoir l'air d'être cool. Tu es brillante.  Lui, c'est ..autre chose, lança-t'il, mordant.

-         Et c'est ainsi que tu parles de tes amis ?

-       Tu ne comprends pas. Il changea de sujet brusquement, redevenant charmant:  Et puis, je te signale que je viens de te faire un compliment ; je t'ai dit que tu étais intelligente, répliqua-t'il en repoussant les mèches sombres de ses yeux.

-         Intelligente ? Donc, je dois considérer ça comme un effort de ta part ? Intelligente parce que j'ai deviné avant toi pour Remus ? dit-elle en relevant le menton.

Ils se lancèrent mutuellement un regard de défi. Sirius la considéra un moment, étonné.

Puis ils finirent par sourire.

-         Je commence à être plutôt fatigué. Pas toi ?

-         Plus inquiète que fatiguée….

Il eut une mine amusée :

-         Tu te fais tant de souci que cela au sujet de Remus, dis-moi, qu'y a-t'il exactement entre vous, hum ?

-         Peu importe, cela ne te regarde pas. Enfin ! Toi, ça ne te fait rien de savoir ce qui pourrait lui arriver ? Après ce que je viens de te dire ? Il pourrait se blesser grièvement…! Qui sait ce que lui coûtent ses transformations ?

Abby sentit ses joues s'enflammer. Elle préféra éviter de trop parler. Elle se souvenait avec trop de précision de la douceur du jeune loup-garou, de la couleur transparente de iris ambrés, de la chaleur proche de la tendresse qui les envahissait tous les deux quand ils se confiaient l'un à l'autre. De si rares moments. Troublants.

-         Ne te fie pas aux apparences, Abby. Jamais je ne le laisserai comme ça. Jamais.

Elle leva les sourcils.

-         Qu'est-ce que tu veux dire ?

-         S'il y a un moyen de l'aider…, je le trouverai.

-         Je n'en connais pas.

-         Moi non plus. Pas pour l'instant. Mais si un jour, on en trouve un…. .Je te jure qu'on ne restera pas les bras croisés, comme ça. Non.

Sirius était déterminé. En le regardant, Abby pensa qu'il paraissait vraiment quelques années plus âgé. Il n'avait plus rien du gamin moqueur.

-         Et si un jour tu trouves une solution, tu me feras savoir ? dit-elle d'une petite voix.

Il hésita juste un peu puis la considéra attentivement :

-         Ouaip. Je te le dirais. Je te le dois.

-         C'est une promesse, Sirius. N'oublie pas.

Il se rapprocha d'elle. Et en se penchant, il chuchota, la bouche dans ses cheveux fous :

-         Je te le promets, Abby.

Il s'attarda un instant contre sa chevelure lâchée sur ses épaules avant de dire, sur un ton très détaché :

-         Tu crois qu'il sera demain à l'infirmerie ?

-         Mais je ne suis pas sûre que nous aurons le droit de le voir.

Sirius eut son habituel sourire en coin :

-         Oh, crois-tu ? Pompom ne me refuse pas grand-chose…

Interloquée, Abby demanda :

-         Pompom ?

-         T'as pas remarqué ? C'est le petit nom que notre cher directeur donne à Mme.Pomfresh, pas mal, non ?

-         Tiens, à propos de surnoms, de quoi m'as-tu traitée tout à l'heure ?

-         Moi ? fit-il, l'air innocent. Je ne vois pas….

-         Tu appelles quelqu'un « Snivellus », c'est qui ?

Sirius éclata de rire. Abby aurait dit « aboya » de rire.

-         Oh, désolé, vraiment, tu ne sais pas de qui je veux parler ? Ce drôle de gars qui espionne et furète partout, enfin, nous, particulièrement, il est chez Serpentard, il a les cheveux d'un beau noir …graisseux….

-         Non, tu veux parler de Severus ? tu n'exagères pas un peu, là ?

-         Ben, tu vois que ma description a suffi.

-         Sirius, fit Abby d'un ton presque désespéré. Vraiment, je vais te laisser plutôt que d'écouter ça. Bonne nuit.

-         Bonne nuit, Abby.

Il s'éloigna.

Abby regarda un instant encore la lune pleine avant de penser qu'elle n'était plus seule à se préoccuper du sort de Remus, à présent.

Mais elle continuait de frissonner.

Elle tremblait encore en se glissant dans son lit.



28/02/2017
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