NapalYsaLeya

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L'ombre du passé - Chap.24:Confrontations -2/3

Pour le chapitre 24 entier, aux auteurs suivants, remerciements:
Marion Zimmer Bradley, forcément ( je me demande si ma vision du monde magique de Rowling n'est pas fortement influencée par des souvenirs de Ténébreuse ...ou par les ombres d'Avalon); Diana Gabaldon - en corrigeant cette épisode j'étais plongée dans "Le chardon et le tartan", ce qui était parfait pour m'aider à donner du relief à des chapitres écrits il y a plus d'1 an; Pierre Bottero et "Ellana"; JK Rowling, évidemment: une bonne relecture des "Reliques de la mort" pour les combats et l'atmosphère de guerre.
LEYA @

 

Dans la pièce, seule la respiration plus régulière du blessé se faisait entendre. Abby avait rapidement arrêté le saignement grâce à un sortilège usuel. Puis elle avait utilisé l'essence de dictame. Avec l'aide de Remus, elle avait réussi à faire avaler un peu de décoction d'écorce de cerisier à l'homme qui reprenait à demi conscience. Sirius avait rassuré Damian Lake en quelques mots. Celui-ci avait hoché la tête, trop sonné pour articuler des paroles cohérentes. Il s'était finalement endormi. Plus apaisé.

-          Il dort vraiment? chuchota Remus malgré lui.
-          Oui,oui, répondit Abby concentrée, sa baguette magique à quelques centimètres au-dessus du corps immobile du blessé.

Sirius et Remus la regardaient étrangement. Elle ne faisait rien de particulier mais déplaçait la pointe de la baguette magique  au-dessus de l'homme assoupi, s'arrêtant brièvement comme fixée sur un point, puis reprenait son étrange promenade le long de lignes qu'elle seule parvenait à comprendre, semblait-il.  Soudainement, elle se releva et s'étira. Puis se dirigea vers eux :

-          Vous avez encore du thé, j'imagine, demanda –t'elle d'un air détaché.

-          Bien sûr, répondirent-ils presque simultanément, un peu désorientés.

Elle s'assit, bougeant les épaules comme pour en chasser la fatigue. Puis avisant Sirius,elle se reprit et tapota le bout de sa baguette magique sur le bord de la table. Des myriades d'étincelles argentées s'en échappèrent. Sirius sursauta.

-          Quel sort veux-tu me lancer?
-         
Aucun. Mais je viens de me souvenir que je n'ai pas fini. A ton tour à présent.

Il grommela pour protester :
-         
Tu es sûre que ça ne peut pas attendre un peu… ? Tu es fatiguée….
Mais il se tut très vite.  Une douleur sourde l'élançait. Abby sourit:

-         
Allez, hop, déshabille-toi, lança-t'elle en pinçant les lèvres pour se retenir de rire.
-         
Quoi ? Je peux relever ma manche, aussi.
Elle leva les yeux au ciel et, s'approchant de lui,  ébouriffa ses cheveux noirs :
-          Idiot.
Dis-moi lorsque tu as vraiment mal, d'accord ?

-          Comme si je faisais semblant....

Il la laissa palper son bras avec une légère appréhension puis se calma. Les doigts tièdes d'Abby sur sa peau le décontractaient peu à peu. Lorsqu'elle cerna la zone touchée, il se crispa légèrement.

-          Juste par ici, c'est ça ? On dirait que tu deviens moins douillet. Ecoute-moi bien. A présent, je vais vérifier si tu n'as reçu aucune autre blessure ; un sort qui aurait pu retomber sur toi mais dont tu ne ressentirais pas encore l'effet. Je te demande juste de te détendre.

-          Tu vas faire quoi ? demanda Sirius sous ses mèches noires, soudain suspicieux.

-          De la sorcellerie, bien sûr ! Ne sommes-nous pas tous des sorciers, ici ?
Remus intervint, un peu amusé par la tournure des événements.

-         
Le même genre de choses que tu faisais tout à l'heure ? C'est quoi, exactement ? De l'Ancienne magie ?

-          Si tu veux, oui.

Sirius gigota sur sa chaise, visiblement énervé :

-          D'accord mais qu'est-ce que tu fabriquais ?
-         
Sirius, fit Abby en appuyant une main douce sur son torse, je t'ai demandé de te détendre, pas de te mettre à….bouillonner comme ça !
-         
Moi ? je bouillonne ? Tu m'as pris pour un chaudron, par Merlin !

Un même rire les prit tous les trois.

-          La fatigue ne nous facilite pas les choses, conclut Abby.  Je peux essayer de vous expliquer en quelques mots pour que vous évitiez de me dévisager avec les yeux de Rusard qui aurait rêvé de  Miss.Teigne  s'accouplant avec Peeves.... – -Ils s'esclaffèrent une fois de plus- – Oh, taisez-vous, ou je ne dis rien.

-          On a vraiment eu cet air- là ?!

-          Tout à fait.

-          Alors, explique ce que tu as l'air de... visualiser avec ta baguette, Abby, demanda Remus, essayant de rester sérieux.

-          L'énergie. Elle circule en chacun de nous comme dans des canaux. Si tout est normal, c'est un flux calme, comme une rivière qui s'écoule. Si quelque chose a été …abimé, il se produit des turbulences, comme des tourbillons, ou pire, si l'énergie s'en va.  Quand il n'y en a plus, c'est un puits qui se vide...
Elle baissa la tête. Elle savait ce que cela signifiait à ce stade.
Personne ne prit la parole immédiatement.

-          Tu …vois ça, à l'aide de ta baguette, Abby ? demanda Sirius d'une voix enrouée.

-          Oui. C'est presque …palpable. C'est …comme des lignes colorées. Il y a des points de résistance aux endroits où l'énergie est capturée, "coincée", où elle ne s'écoule pas comme elle devrait. Des petits chaudrons rouges, je dirais. Mais c'est peut-être moi qui ai envie de les voir ainsi. Mon travail est de réguler et de restituer une certaine harmonie, dans la mesure de mes possibilités. C'est aussi ça, être une  Guérisseuse entraînée. Mais ça ne fonctionne pas toujours quand il y a eu des atteintes trop profondes. Vous savez de quoi est capable un mage noir…. Je ne peux pas tout réparer.
La tristesse perçait dans la voix d'Abby. Cette guerre n'épargnait personne. Et chacun menait un combat d'un genre différent.  Sirius posa sa main sur l'épaule de la jeune femme.

-         
Je te crois capable de le faire. De faire beaucoup.

-          Moi aussi,  ajouta Remus.
Ils se sourirent.

-          Merci. Mais je pense que tout va bien pour toi, Sirius. Je vois surtout que tu es très fatigué. Va te coucher.

Elle prononçait à peine ces mots qu'il étouffait déjà son centième bâillement. Il ne tenta plus de se cacher mais dit d'une voix traînante :

-          J'ai même plus faim. Nous sommes tous épuisés. On fait quoi, pour Damian ?

-          Je reste près de lui. Il dort mais ce n'est pas prudent de laisser un blessé sans surveillance, déclara  fermement Abby, les défiant de l'en empêcher.
Les deux autres se mirent à parler en même temps :

-         
Tu ne tiens pas debout !

-          Hors de question ! Je vais rester ici, toi, tu vas au lit !

-          Mais allez-vous vous taire, tous les deux ! Y a un homme qui dort ici, siffla Abby, en les attrapant chacun par le poignet. Je dois vous jeter un sort pour demander le silence ?

Dans l'aube qui s'infiltrait par les fenêtres, elle les aurait figés sur place. Elle semblait dotée d'une magie d'un autre âge. Plus sage, plus étrange.   Ils se turent.

-          C'est mon devoir de veiller sur lui. Pas le vôtre. Vous n'avez pas votre mot à dire. Je suis guérisseuse et j'ai un serment à respecter. Sirius, dors le plus longtemps possible et  si tu as mal, viens me voir, j'ai ce qu'il faut. Remus, quand tu seras reposé, tu viendras me remplacer, s'il te plaît. C'est la meilleure façon de s'organiser.  je ne vais pas m'écrouler, termina-t'elle dans un sourire, vous êtes là, tous les deux. Près de moi.

L'aube reprit son souffle.
Le matin était silence.Silence et quiétude. Et espérance au fond des âmes.

                            ********************

 -  A leannan…? C'est toi ?

 

Abby mit quelques secondes à comprendre qu'elle n'avait pas rêvé. Ses boucles désordonnées retombaient dans ses yeux. Elle se sentait lasse. Mais l'homme blessé avait parlé. Elle prit le temps de le regarder. Il semblait aller mieux.

Damian. C'était le nom que Sirius avait prononcé. Un ami de Caradoc.

Elle n'en savait pas plus à son sujet. Sauf qu'il venait de dire deux mots dans une langue qu'elle ne maîtrisait pas. Puis il avait continué en anglais. Sans accent.

 Abby n'aimait pas dévisager les gens. Elle trouvait cette habitude déplaisante. Mais elle se força à décrypter les traits de celui qui était devenu son patient. «  Cet homme est un peu plus âgé que nous, sans doute vingt-cinq ans. Enfin, c'est difficile de donner un âge au hasard. On dirait que ce sorcier a pris mille ans tout d'un coup. Les combats, sûrement, pensa-t'elle. Il a les yeux clairs, peut-être gris comme Sirius ». Mais elle n'osa pas plonger son regard dans les iris qui se posaient sur elle avec un mélange de surprise et d'incrédulité. Il  la mettait mal à l'aise. Elle aurait voulu aller à l'étage, prendre une douche, changer de vêtements. Se détendre, enfin. « Que fais-tu donc, Remus ! pesta-t'elle soudainement ».

-  Excusez-moi, je vous ai effrayée. Vous lui ressemblez tant…. L'homme esquissa une sorte de sourire.C'est un peu étrange pour des présentations. Je m'appelle Damian Lake. Vous m'avez guéri…?

- Hum. Oui, répondit brièvement Abby,  puis voyant que l'homme cherchait à se redresser, ne bougez pas si brusquement, vous aviez une mauvaise blessure, hier. Cette nuit, plutôt.

Il grimaça, mais se souleva légèrement sur les coudes. Parut surpris. Soulagé presque.

-   Par Merlin, ça tire un peu. Mais on dirait que je n'ai plus rien. Vous êtes douée. Vous êtes… ?

-     Oh, veuillez m'excuser. Abigail Dittany. Je suis guérisseuse. Vous êtes en sécurité ici.

Damian se frotta les yeux. Il semblait prendre conscience de la situation à présent.

-  Je me souviens. C'est ce que m'a dit Sirius. Votre …mari ? osa-t'il.

Devant son hésitation, Abby eut une terrible envie de rire. Une telle définition ferait frémir Sirius. Elle hésita avant de trouver le mot correct. Connaissant le formalisme en usage chez certains sorciers, elle ne sut que dire. La voix de Damian interrompit sa réflexion :

-  Compagnon est plus juste, n'est-ce pas ? Ne vous inquiétez pas, je suis d'ascendance moldue, j'ai l'habitude.

Abby se relâcha. Elle se sentit assez idiote. Une nuit sans sommeil avait eu raison de son bon sens.

- Je suis à moitié moldue moi-même, avoua-t'elle.

- Vous aussi ? L'exception de la famille ?

-  Pas exactement. Mère sorcière, père moldu.

-  Je vois. Mes parents sont moldus. Mes frères aussi. Mais ils ont eu la bonne idée d'épouser des sorcières, pour la plupart. Le premier à ouvrir la voie a été mon frère aîné Ruyven. – Il fit une pause – Je me demande pourquoi je vous raconte tout ça, j'ai dû être secoué !

  -  C'est peut-être parce que votre famille… vous manque, non ? hésita Abby.

Damian passa une main dans ses cheveux collés par la sueur. Puis il remonta son regard jusqu'au sien, intensément. « Bleus, pensa Abby sans savoir pourquoi. Il a les yeux bleus, pas gris. »

-  Je m'excuse pour tout à l'heure. Je vous ai pris pour quelqu'un d'autre.

-   J'avais compris. Ce sont des choses qui arrivent, en se réveillant dans un endroit inconnu.

 -  Abigail ?

 -  Abby. Généralement, tout le monde m'appelle Abby.

 -  D'accord, Abby. Ecoutez,  je ne peux pas me tromper : vous avez les mêmes traits et la même… ossature, si je puis me permettre.Et surtout : le même éclat doré dans les yeux. Ce détail m'a frappé quand je vous ai vue.

 -  Mais de qui parlez-vous, enfin ? , fit Abby en haussant le ton.

L'air désemparé, Damian avança le menton et déclara comme une évidence :

-   Mais de votre frère, voyons !

 -  Quoi?

Abby s'assit brutalement sur le rebord du sofa. Qu'elle faillit manquer. Elle n'en croyait pas ses oreilles. Cet homme devait être atteint de délire. Il avait subi un trop grand choc. Ou reçu un maléfice qu'elle n'avait pas su déceler. Elle serra les poings, les relâcha puis lui fit face gravement :

-   Vous me confondez avec quelqu'un d'autre ! Je suis fille unique, j'en suis sûre.

-  Pas de demi-frère ?

 -  Mais non ! s'emporta-t'elle. Mes parents sont morts. Ils étaient jeunes. J'étais leur seule fille. Il n'y a aucun doute à ce sujet, vous pouvez me croire.  

La confusion se répandit sur le visage de Damian, mais il poursuivit, manifestement troublé par cette ressemblance. Abby ne comprenait toujours pas de quelle personne il voulait parler et appelait en silence Remus à son secours.

-  Je suis désolé. Mais la personne dont je vous parle est forcément de votre famille. Vous n'avez pas un …cousin? un sorcier réfugié à l'étranger ? Cela se comprendrait par les temps dangereux que nous vivons, si quelqu'un de votre famille avait voulu le mettre à l'abri du danger. C'est un jeune homme. Il doit avoir dix-sept ans tout au plus. Peut-être seize, mais il paraît très mûr. Vraiment, êtes-vous sûre, Abby ?

Soudain, les mots se bousculèrent dans le cerveau d'Abby. Il avait dit : « un cousin ». Inconsciemment, depuis des semaines, elle s'était surprise à chercher une trace, une photo, quelque chose qui lui prouverait qu'un autre membre de sa famille était bien vivant. Elle ne savait pas pourquoi elle feuilletait les journaux moldus; par lubie, par envie de savoir si les accidents correspondaient à des attaques des Mangemorts ou tout simplement pour capter un visage qui lui évoquerait quelqu'un.

Son cousin. Le fils de Nemesia.  Au plus profond d'elle-même, elle avait souhaité que cette histoire d'enfant mort-né ne soit pas réelle. Elle avait désiré autre chose. Elle avait rêvé. Imaginé tant de fois.

Les larmes se mirent à couler avant qu'elle n'en prenne conscience.
Elle ne pouvait qu'accepter l'évidence.
Seize ou dix-sept ans. C'était à peu près l'âge qu'aurait eu l'enfant de Nemesia Korax et Harry Dittany s'il avait vécu.
Tout correspondait. Il avait vécu.
Le bébé de Nemesia était vivant. Il avait grandi.

Il était là, quelque part. Cet homme l'avait rencontré.

Les cousins germains possédaient des ressemblances parfois troublantes. Et c'était le cas pour eux deux.
Ils avaient les mêmes yeux. Ce fameux doré étrange qui énervait tant Abby depuis son enfance.
Perdue dans cette pensée, elle n'entendit pas Remus descendre l'escalier. Ni les mots qu'il échangeait avec Damian. Elle n'entendait plus rien. Son passé avait rejoint le présent. Et elle ne savait plus ce qu'elle devait croire.

-        Abby, ça va ?

-    Ciamar a tha tu ?

-    Mais vous lui avez dit quoi ? lança Remus, un bras autour des épaules d'Abby.

-     La même chose que vous, en gaélique. Mon père dit toujours que ça calme les enfants…et ses chevaux. Chez lui, en Ecosse;

-    Ouais, et ben, Abby n'est ni l'un ni l'autre, intervint Sirius, fraîchement sorti de son lit et de sa douche. Quelqu'un peut m'expliquer ce qui s'est passé ?

-     Il comprend ça, mon …cousin ? Ces mots-là ?  bredouilla Abby, entre ses larmes.

Remus et lui échangèrent un regard d'incompréhension. Damian ferma les paupières un instant. Soupira.Ils avaient tous besoin d'une explication, d'un petit déjeuner et d'une grande théière bien remplie.

Ils s'installèrent un peu plus tard. Abby avait pris une douche rapide. L'eau avait chassé l'engourdissement dans son corps et les idées étranges qui parasitaient sa tête.

Elle en saurait plus à présent. Même si la nuit blanche lui pesait toujours, son esprit oscillait sur cette légère frontière de clarté si lucide qu'elle en paraissait irréelle. Abby savait qu'après cette discussion, elle s'effondrerait dans le sommeil.

Damian avait repris des forces. Il buvait le thé assis sur le sofa. Remus et Sirius s'étaient installés autour de lui. La glace était rompue même s'il persistait un sentiment de gêne. Abby le perçut aussitôt mais n'aurait pas su dire d'où cela provenait. Elle se servit copieusement, prit des nouvelles des blessures de Damian. Et finit par lui demander tout ce qu'il savait à propos de ce jeune homme qu'elle espérait être son cousin. Il résuma son voyage :

-        Nous voyagions en France, avec les autres, ceux que tu as aperçus, Sirius. Nous étions plusieurs, partis à l'étranger, dans divers pays pour tenter de rallier d'autres sorciers à notre cause. Car nous avons besoin d'aide ici. Certains sont venus, comme tu sais.

Abby remarqua qu'il s'adressait principalement à Sirius. Peut-être parce qu'il l'avait rencontré en premier. Il évitait le contact visuel avec Remus. La jeune femme sourit intérieurement en pensant qu'il le soupçonnait au hasard d'être un Legilimens. Dans ce cas, que craignait Damian ? Avait-il des secrets pour les gens de l'Ordre du Phénix, lui, l'ami de Caradoc Dearborn ? Abby eut un frisson. Il y avait forcément un malentendu.

-        Nous sommes restés assez longtemps loin de chez nous. Les sorciers ne sont pas confrontés aux mêmes problèmes, là-bas, mais il y a des mouvements anti-Moldus qui se profilent. Nous voulions rejoindre l'Angleterre sans alerter les Mangemorts. Car …c'est arrivé déjà une fois, et ça… ..heu…...ça s'est assez mal passé….fit-il en hésitant, soudain en pleine confusion.

Sirius coupa court à son embarras :

-        Je suis au courant. Les Mangemorts avaient capturé certains de ton groupe. Par chance, si je peux dire ça, Voldemort n'a pas été alerté et n'a jamais pu être présent. Presque personne ne peut résister au plus grand Legilimens.

-        Tu te trompes, Sirius. Dumbledore le peut, intervint Remus. C'est Albus qui a retenu Voldemort ce jour-là, également. Le Mage Noir a dû penser qu'il tenait notre cher directeur à sa merci.Qu'il aurait l'occasion de le défier et de lui montrer sa supériorité, bien entendu. Rien de cela ne s'est produit. Il a eu tort. Cette manoeuvre a permis aux sorciers du  groupe de Damian de s'échapper.

Les yeux de Damian allaient de Sirius à Remus avec une nuance de respect et de peur à la fois. Abby continua de l'observer en coin. Elle se demandait à quoi il pouvait penser. Mais elle vit sur son visage qu'il craignait de mentionner le nom de leur ennemi commun, Voldemort.

 

Dessin: Manechan @

 

 



25/02/2017
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